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Politique

Procès des 14 rockers: IIe épisode

Par L'Economiste | Edition N°:1491 Le 04/04/2003 | Partager

. L'affaire a repris hier devant la Cour d'appel avec les requêtes de forme. Les prévenus relaxés solidaires avec ceux en détentionLe procès des 14 jeunes artistes et fans de musique hard rock a repris jeudi 3 avril, devant la Cour d'appel de Casablanca. L'attention suscitée par l'affaire n'a pas baissé. A la grande salle n° 7, c'était l'ambiance des grands procès. Des cinq dossiers enrôlés pour la matinée, un seul était sur toutes les bouches: celui des “adorateurs de Satan”. En attendant le début du procès, des petits groupes hétérogènes de journalistes, familles de victimes, amis ou simples curieux abordaient les avocats, dans le hall de la Cour d'appel, pour venir aux nouvelles. Côté Cour, les juges s'affairaient à liquider les dossiers courants devant une assistance peu nombreuse et indifférente. A 11 heures, un appel du président de la Chambre a marqué le début du procès tant attendu. Les familles des prévenus craignaient “une démobilisation après le flop du sit-in devant le Parlement” qui n'a attiré qu'une centaine de personnes là où celui de Casablanca “en avait réuni plus de 2.000”. Le scénario redouté était que la relaxe provisoire des 11 prévenus ne donne l'impression du travail accompli. Deux autres jeunes rockers et le tenancier du café “L'Egyptien” sont encore en prison, rappelle avec insistance un père. En fait, à travers leurs défenses, les prévenus en liberté provisoire ont tenu à exprimer leur solidarité avec les trois autres. Tous, en effet, demeurent sous la menace d'une condamnation même si la justice a montré des signes d'apaisement le 11 mars en prononçant des libertés provisoires. Avant le début du procès, des avocats ont rapporté “l'état pitoyable” de ceux qui sont restés en prison. Jeudi 3 avril, ils ont rencontré leurs copains pour la première fois depuis le 11 mars, lance un avocat. La rencontre, comme il dit, se limite à des échanges de signes et de regards, mais de loin. Car, dans l'enceinte de la Cour, la séparation entre les deux groupes est stricte et le contact est interdit. Les jeunes en liberté provisoire d'un côté, les détenus de l'autre. Pendant que chacun prenait place dans la salle d'audience, un huissier de justice poussait dans l'indifférence un sac en plastique dans lequel les pièces à conviction (des tee-shirts noirs, des CD et des accessoires sous forme de crânes) étaient entassés. L'audience d'hier était réservée à la discussion des requêtes de forme. On se rappelle que la défense avait arraché au Tribunal de première instance l'annulation du flagrant délit, “procédure non justifiée et utilisée à tort par la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ)”. Devant la Cour d'appel, les premières plaidoiries ont reconduit les critiques à l'encontre de la police et du Parquet. Les avocats ont qualifié d'illégales les perquisitions qui ont conduit à la saisie des pièces à conviction. Selon eux, les articles 81 et 82 du code de procédure pénale n'ont pas été respectés. “Les PV ont été signés par les prévenus et non par les chefs de foyer comme prévu dans la loi”, a critiqué un avocat. Le plus grave, selon un autre, “est que les juges du TPI aient admis ces PV en les assortissant d'un argumentaire qui n'a jamais été évoqué par l'accusation elle-même”. Pour lui, “ils ont aussi manqué d'impartialité dans leur jugement lorsqu'ils ont expliqué les prolongations de garde à vue au commissariat par le manque de garanties des prévenus. Chose que le parquet n'a jamais évoquée”. En fait, les requêtes de forme sont discutées au début du procès. Lors de ces requêtes, les avocats détaillent les manquements à la procédure qu'ils ont constaté. Dans le cas du procès des 14 jeunes rockers, “ils aboutiraient tout simplement à l'annulation des poursuites”, a insisté un avocat. Cependant, par tradition, “les juges marocains ont rarement admis les failles procédurales de l'enquête préliminaire pour ordonner le non-lieu”, analyse un autre avocat présent par “simple curiosité dans la salle”. A l'heure où nous mettions sous presse, l'audience se poursuivait. Adil HMAITY

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