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    Politique

    Procès Attentats: L'énigme Moul Sebbat “fragilise” l'accusation

    Par L'Economiste | Edition N°:1582 Le 15/08/2003 | Partager

    . Il est désigné comme le cerveau du 16 mai par les enquêteurs. La défense dénonce l'absence d'informations le concernant, si ce n'est “qu'il est mort durant sa détention” Le juge Lehsen Tolfi, président de la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Casablanca, a maille à partir avec la défense. En tout cas, les avocats donnent l'impression d'avoir plus de latitude dans leurs plaidoiries. Mardi 12 août 2003, Me Alaoui a été rappelé à l'ordre lorsqu'il a défendu la thèse de “secrets dans le dossier” qui disculpe de la préméditation son client Rachid Jali, le kamikaze repenti de l'Alliance juive. Mercredi, Me Ibrahimy, dans sa plaidoirie en faveur de Hicham Alami, a fait sauter un autre verrou, sans aucune réaction de la Cour. Rappelons qu'Alami est un des prévenus du groupe de Hassan Taoussi, l'autre kamikaze repenti de l'hôtel Farah à côté de Mohamed Omari. Il a, selon le communiqué du parquet en date du 5 juin 2003, prêté allégeance à Abdelhak Ben Tassir, alias Moul Sebbat. De même qu'il a béni les attentats de Casablanca. “D'après les PV de la police judiciaire et les rapports du juge d'instruction, les prévenus ont effectué des aveux fort accablants qu'ils ont niés en bloc à la barre. Nous nous interrogeons sur les conditions de leur détention durant l'enquête d'autant plus qu'ils n'ont pas été assistés par des avocats au niveau du juge d'instruction”. L'avocat a, ainsi, demandé à la Cour de rejeter les PV de police et de se suffire des déclarations des prévenus à la barre. Contrairement à son habitude, le juge Tolfi n'a pas interrompu Me Ibrahimy dans son élan. Et l'avocat d'insister: “La police, le parquet, le juge d'instruction s'accordent à dire qu'Abdelhak Ben Tassir, dit Moul Sebbat, est l'émir national et le cerveau des attentats de Casablanca. Tout ce que nous savons sur cet individu est qu'il est mort durant sa détention. Nous ignorons d'où viennent les conclusions de l'accusation et demandons à la Cour d'ordonner la présentation de son dossier”. A sa sortie de l'audience, Me Ibrahimy a été félicité par ses confrères. “L'énigme de Moul Sebbat fragilise l'accusation”, commentera l'un d'eux. “La loi pénale ne juge pas les intentions, mais les faits matériels et les infractions commises”, déclarera Me Ibrahimy à L'Economiste. D'après lui, bon nombre de prévenus pourraient être relaxés, en raison de la faiblesse des preuves étayant les charges retenues contre eux. “On ne juge pas des personnes en raison de leurs intentions, aussi malveillantes soient-elles”, a conclu l'avocat. Les plaidoiries dans le groupe de Hassan Taoussi se sont poursuivies mercredi jusqu'à 15 heures. La Cour a finalement reporté le procès au 18 août pour “permettre au parquet de réagir aux remarques de la défense”. Après une pause, la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Casablanca devait écouter le réquisitoire du parquet contre le groupe de Saïd N'Kiri qui comprend 12 personnes.Adil HMAITY

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