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Politique Internationale

Printemps-été 2000: Les Italiens sobres, les Français extravagants

Par L'Economiste | Edition N°:611 Le 07/10/1999 | Partager

· Des défilés haut en couleurs
· Le noir revient sur la scène en Italie
· Des matières nouvelles sont expérimentées


Coups de coeur, déceptions et départs marquent sans conteste le monde de la haute couture aujourd'hui. Tombée de rideau pour Kenzo, l'un des plus célèbres Nippons de la mode qui vient d'effectuer son dernier défilé au mois de septembre à Paris. Racheté à Elf-Aquitaine par Pinault-Printemps-Redoute, Yves Saint-Laurent devrait passer dans quelques jours sous le contrôle de Gucci, dont le directeur artistique est l'Américain Tom Ford. Comme Inès de la Fressange, Hervé Léger a été licencié par son propriétaire, le groupe américain BCBG, en avril dernier. Mme de la Fressange, elle, a été remerciée par le propriétaire de sa marque quelques minutes avant le début de son défilé.
Il y a même eu en guise de protestations des défilés de manifestants contre la vraie fourrure très utilisée dans la mode.
Bien que ce monde n'échappe point aux tourbillons financiers, les créateurs sont en verve. Pour la collection printemps-été 2000, ils se sont surpassés. Jusqu'au 1er octobre, Milan, la capitale italienne, était le théâtre de la mode qui a brillé par les audaces des couturiers et sous les feux des défilés. Pour Armani, Fendi, Dolce&Gabbana et Gucci, on retrouve quelques similitudes. Les matières utilisées sont généralement légères, brillantes et aérées. Les vêtements se portent près du corps, mais laissent au mouvement sa souplesse. Les échancrures sont amples et les nombrils souvent découverts. La couleur noire qu'on croyait dissipée est réapparue en force.
Quelques jours plus tard à Paris, les créateurs, au cours de leurs défilés, ont dévoilé leurs tendances. C'est un retour sans conteste à la légèreté agrémentée de couleurs acidulées et de matières révolutionnaires. Chez Balmain, les filles scintillent comme des lucioles et les couleurs sont flamboyantes.
Pour d'autres, les imprimés se fondent et les harmonies ont la patine des papiers peints d'antan.

· Balmain : Inspirations d'époque

Moulée dans un tee-shirt bleu-vif sur une jupette, Claudia Schiffer a repris du service pour la collection printemps-été de Balmain.
Gilles Dufour (créateur de la maison Balmain) a passé en revue quatre décennies de mode. Aujourd'hui, elles sont revisitées dans un esprit moderne et allégé. Le créateur s'est donc inspiré des modèles des stars des années 50 qui posaient dans un corsaire sous un chemisier blanc noué sur le ventre, jusqu'aux petites robes à danser de l'époque disco, en passant par les imprimés «tachistes» des sixties, les discos et les jupes courtes comme des pagnes.
Pour cette collection, les couleurs sont acidulées. Rose, orange, fuschia et vert préclaquent, se mélangent et donnent de l'énergie à la collection qui s'achève avec des jupons de mousseline feuilletée accompagnés de deux coques de plumes posées sur les seins

· Un petit air rétro pour Thierry Mugler

Les fantasmes de Thierry Mugler le portent résolument à habiller des créatures sculpturales, sanglées dans leur tailleur impeccable. Même la palette de couleurs, habituellement des tons durs et métalliques, est plus douce. Cette saison, le couturier adoucit ses lignes avec des robes paréos aux décolletés noués et des saris d'Indiennes en soie noire et chair. Ses courtes robes en linon blanc ou taffetas kaki ont un petit air rétro avec leur ourlet bouffant, et les pantalons de zouave plissés se portent sous un marcel.

· La cybermode d'Albert Elbaz pour YSL

Des robes waterproof, des lunettes réfléchissantes et des imprimés computer: Albert Elbaz, qui signe sa deuxième collection pour YSL, fait passer la célèbre griffe dans une nouvelle dimension.
Il taille les costumes masculins dans une grosse toile de coton camel sous une blouse de mousseline, ses maillots de bain-bloomers dans un crêpe de Chine acidulé et ses trenchs dans une peau de python ou un cuir camel, brut et rigide. Il alterne les jeux de volume et les effets mats et brillants pour de petites robes zippées en nylon poids plume et assemble des pétales géants en celluloïd sur ses jupes du soir. Il reste toujours fidèle à la palette maison, à ses couleurs sobres (beige, noir, blanc) éclairées de quelques fulgurances d'émeraude, de turquoise et de vert pré.

· Versace: Superproduction dans une usine désaffectée

La styliste Donatella Versace qui a pris le relais de son frère Gianni, disparu en juillet 1997, a offert un spectacle tonitruant dans une usine désaffectée, à base de vert, rose et jaune sur un fond musical signé spécialement Boy George.
Donatella apprécie particulièrement les robes du soir, avec de fines bretelles, et des découpes audacieuses. Les matières utilisées chez Versace sont une savante combinaison de tissu et de cuir. Dans cette collection, la styliste a porté ses recherches surs des jeux de superpositions et de transparence.

· Gianfranco Ferré ignore les tendances

La collection printemps-été 2000 de Gianfranco Ferré propose un rêve corseté, où les robes descendent en volutes rigides sur les corps. Ce défilé flirte avec la haute couture en évitant délibérément les tendances à la fluidité.
Le style est tout en rigidités chantournées et aérées avec des clins d'oeil appuyés aux libertins du 18ème siècle, mêlés à des souvenirs champêtres. Ainsi, les spectateurs ont vu apparaître plusieurs robes-corsets dont les baleines végétales remontent jusqu'à la poitrine. Des robes à traînes rigides, des structures en cerneaux nus. Des jeux de bandelettes noires et blanches composent les robes et les pantalons.
Les échancrures sont larges, les cols forment des volutes solides compliquées qui peuvent se poursuivre en vagues sur le reste du vêtement. Les vestes se portent amples, avec de larges basques traînant sur les chevilles. Les pantalons peuvent être serrés jusqu'à s'évaser en pattes d'éléphant sur des sandales.
La forme est haute en couleur, mais les coloris sont sombres avec une abondance du noir, du marron et du vert.

· Inès de la Fressange congédiée

Bien que congédiée par François Louis Vuitton, propriétaire de sa griffe, Inès de la Fressange a maintenu le côté classique de sa collection. Côté mode, rien de très nouveau, mais de bons basiques comme elle les aime: Des tailleurs pantalons à rayures tennis brodés palmes d'argent, des débardeurs pantalons sur pantalon de daim vanille, des petits hauts sans manches en cachemire ou en crêpe aux harmonies tendres sur jupes droites et légères. Les premiers maillots de bain de la saison sont des deux-pièces frangès de perles multicolores.

Radia LAHLOU (AFP)

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