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Affaires

Première enquête ANRT/Apebi
Comment les Marocains utilisent les TIC

Par L'Economiste | Edition N°:2113 Le 21/09/2005 | Partager

. Téléphonie mobile: Les SMS surtout. 120.000 ménages branchés à Internet . Entreprises: Un poste sur deux connectésLes résultats de la première enquête nationale sur l’utilisation des technologies de l’information sont tombés. Ils ont été présentés lors de la signature, le 19 septembre à Casablanca, d’une convention de partenariat entre l’ANRT (Agence nationale de réglementation des télécommunications) et l’Apebi (Association des professionnels des technologies de l’information). Ces résultats, qui seront actualisés annuellement, serviront de base à la mise en place d’un observatoire national des TIC auquel contribuera donc l’Apebi. Le partenariat avec l’ANRT vise d’ailleurs à créer, entre autres, des comités de réflexion et l’échange d’informations.Le suivi du secteur est d’autant plus urgent qu’il représente 26 milliards de DH à fin 2004, selon le DG de l’agence, Mohammed Benchaaboun. Une valeur appelée à croître à 80 milliards en 2012. Pour Bachir Rachidi, président de l’Apebi, «le but d’une telle étude est de répondre, entre autres, aux recommandations internationales, notamment de l’UIT qui préconise la mise en place d’une batterie d’indicateurs de TIC».L’enquête menée par le cabinet français Idate et basée sur deux types d’échantillons, à savoir les particuliers et les entreprises, révèle des tendances que l’on soupçonnait déjà. Mais elle a le mérite de venir avec des chiffres et un niveau de détails qui renseignent sur la situation du secteur. Pour appréhender le marché des particuliers, les enquêteurs ont retenu un échantillon de 1.019 individus (866 urbains et 153 ruraux) âgés de 12 ans et plus, sans distinction de nationalité.L’enquête réalisée en avril 2005 montre que 17% des ménages seulement disposent de la téléphonie fixe. A l’inverse, la téléphonie mobile est relativement plus développée. En effet, dans 41,5% des ménages (2,3 millions de foyers), il existe une personne au moins qui a un portable. Soit un taux de pénétration de 4,47% pour le fixe et 33,54% pour le mobile.Après la réception et l’émission d’appels, les services les plus utilisés pour le mobile sont incontestablement les SMS (plus de 77% des détenteurs de portables). Les autres services tels que les MMS, jeux, sonneries… n’ont pas encore la cote. Quant à la navigation sur Internet et la consultation des e-mails, elles demeurent, selon l’enquête, des marchés de niche.Le taux d’équipement des ménages en ordinateur personnel est de 11%, soit un parc estimé à 620.000 unités. Il est de 3% en milieu rural électrifié et 23,7% en ville. Plus de 10 millions de Marocains sont sans accès à un ordinateur. La fracture entre zones rurale et urbaine est immense: 56% pour la première et 89% pour la seconde. C’est surprenant, mais l’utilisation de l’ordinateur pour le travail à domicile est une pratique plus courante dans les zones rurales (58,2%) qu’urbaines (33,9%). L’analphabétisme et le «prix trop élevé» demeurent les principales causes de non-acquisition d’un ordinateur. Pour la connexion Internet, le taux de pénétration est de 0,4%, soit 120.000 ménages branchés. Ici, c’est l’ ADSL qui est maître avec 60.000 ménages équipés et 600.000 utilisateurs potentiels, ce qui correspond à 0,2% de la population marocaine et une part de marché de 45%. En dehors du domicile, ce sont environ 3,7 millions de personnes qui naviguent sur la toile. Les principaux usages du réseau des réseaux demeurent la recherche d’informations (95,7% des réponses), les loisirs (jeux, musique…) avec 63,6%. Les achats et la banque en ligne sont vraiment dérisoires. Combien les internautes paient-ils pour accéder à la toile? En ville, près des deux tiers y consacrent moins de 100 DH mensuels, tous lieux d’accès confondus. En milieu rural, le budget est de moins de 50 DH pour environ les trois quarts.Quel est maintenant l’usage des TIC dans les entreprises? L’enquête révèle que le parc informatique des 40.000 entreprises répertoriées dans le Kompass représente 1,039 million d’ordinateurs, soit moins d’un poste par employé. Sur ce même échantillon, 35.000 entreprises sont connectées à Internet dont moins de 1% via un accès sans abonnement. Le haut débit est de loin la solution la plus prisée par les entreprises. L’ADSL est, en effet, choisi par 85% des 250 sociétés contactées par téléphone en mars 2005. Parmi celles qui ont déclaré disposer d’une connexion à la toile, plus de la moitié des postes (56%) sont branchés, soit à peu près un ordinateur sur deux. Intranet ne compte pas beaucoup d’adeptes: 30% des entreprises en moyenne disposent de ce service qu’elles utilisent surtout pour la gestion administrative.Faiçal FAQUIHI

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