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Plus de 400 millions de migrants en 2050

Par L'Economiste | Edition N°:3415 Le 01/12/2010 | Partager

. Ce chiffre représente 7% de la population mondiale actuelle. En cause, l’augmentation de la main-d’œuvre dans les pays en développementLes migrants qui quittent leur pays à la recherche de travail et de meilleures conditions de vie pourraient dépasser les 400 millions d’ici 2050. Ce chiffre représente 7% de la population mondiale actuelle, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Ce seuil spectaculaire sera atteint, entre autres, à cause de l’augmentation considérable de la main-d’œuvre dans les pays en développement. Celle-ci devrait passer de 2,4 milliards de personnes en 2005 à 3,6 milliards en 2040, ce qui ne fera que creuser le décalage entre l’offre et la demande de travail à l’échelle mondiale. Cependant, les incidences des modifications de l’environnement influeront, elles aussi, sur l’évolution future du phénomène migratoire. «En négligeant de mettre en place des politiques et des ressources appropriées pour gérer les migrations, on risque de manquer une occasion historique de tirer parti de ce phénomène mondial», a déclaré William Lacy Swing, directeur général de l’OIM. Etant donné que le rythme de la migration ne ralentit pas, les perspectives dont disposent les Etats pour transformer ses inconvénients en atouts s’amenuisent rapidement.D’ores et déjà, on constate l’apparition de nouveaux schémas de migration. Les économies émergentes d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, par exemple, attirent de plus en plus de migrants en quête de travail, ce qui non seulement témoigne d’un accroissement des mouvements de personnes Sud-Sud, mais met aussi en relief la nécessité, pour ces pays, d’investir dans des programmes et des politiques de gestion des migrations. Le nombre de migrants irréguliers continuera d’augmenter, étant donné que l’offre de travail dans les pays d’origine des migrants est supérieure à la demande dans les pays d’accueil, et que les voies de migration légale restent l’exception plutôt que la règle. Le rapport attire l’attention sur l’émergence de schémas de migration irrégulière qui mettent en jeu un nombre croissant de mineurs non accompagnés, de demandeurs d’asile, de victimes de la traite, ou de personnes cherchant à fuir les effets des modifications de l’environnement ou du changement climatique et qui, à l’heure actuelle, ne bénéficient guère de protection internationale. Ces groupes resteront un casse-tête pour les Etats et les sociétés, qui ont actuellement du mal à les traiter d’une manière respectueuse de leur dignité humaine. En ce qui concerne les incidences de la crise économique, le rapport constate que le nombre total de migrants est resté stable car, tout en subissant de plein fouet le chômage, ceux-ci sont relativement peu nombreux à être rentrés au pays. De ce fait, les fonds rapatriés vers les pays en développement ont reculé de 6 % en 2009 même si, dans certains pays comme le Bangladesh, le Pakistan et les Philippines, les rapatriements de fonds ont augmenté entre 2008 et 2009. J. T.

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