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Economie

Plan: Les pistes du supérieur

· 13.000 DH par étudiant et par an

Par L'Economiste | Edition N°:445 Le 17/02/1999 | Partager

Abandons des études, important taux d'échec, taux croissant de diplômés-chômeurs Pour la préparation du Plan quinquennal 1999-2003, la Commission de l'Enseignement Supérieur dresse l'état des lieux et formule ses propositions.

Le compte à rebours a commencé. Il ne reste plus que quelques jours pour la réunion de la Commission thématique de l'enseignement. Celle-ci devra donner ses propositions pour le Plan quinquennal 1999-2003 et ce en attendant la réforme globale qui doit sortir de la Commission restreinte dont la tenue a été appelée par SM le Roi dans Son Discours du Trône du 3 mars 1998. Pour le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, M. Najib Zérouali, "ce plan est l'occasion de procéder aux réformes urgentes de notre système d'enseignement".
En tout cas, les cadres de ce Ministère sont sur le pied de guerre en prévision de cette Commission. Cette dernière devra réunir l'ensemble des départements de l'enseignement ainsi que des représentants de la société civile.
Après le rapport de la Commission de la recherche scientifique et de l'ingénierie(1), c'est au tour de celle de l'enseignement supérieur et de la formation des cadres de formuler ses propositions. En tête de liste figure l'autonomie financière, pédagogique et administrative des établissements d'enseignement supérieur. Cette autonomie permettra aux universités de mieux s'intégrer dans leur environnement immédiat. Le secteur privé pourra alors participer à leur financement et profiter en contrepartie des recherches et expertises réalisées par ces établissements. Selon le rapport de cette Commission, des passerelles devront également être créées avec les autres départements d'enseignement et de formation professionnelle ainsi qu'avec l'enseignement privé(2).

60% d'abandons


Le réajustement des programmes et des curriculas n'est pas en reste. L'idée consiste à les rendre plus souples et flexibles. Objectif, mieux répondre aux besoins du marché. Ainsi, le Ministère projette la création d'une agence nationale d'ajustement des études à la demande du monde économique et professionnel. Cette souplesse devra également permettre aux étudiants de prendre plus d'initiative et de favoriser leur autoemploi. Autre orientation forte, la réforme des premiers cycles. Il s'agit de créer un tronc commun d'enseignement polyvalent en mettant l'accent sur la maîtrise des langues et la communication. La tâche n'est pas facile pour autant. L'enseignement reste une grosse machine qui gère pas moins de 280.000 étudiants et 14 universités avec des résultats toutefois décevants. Selon les chiffres du Ministère, près de 60% des étudiants abandonnent leurs études en cours de route avec environ 50% qui ne dépassent pas le cap du premier cycle de l'enseignement supérieur.
Le taux d'échec est également important. Pour uniquement la première année, il varie entre 39 et 44%, selon les spécialités. Le taux d'abandon pour la première année varie entre 24 et 32%.
En bref, le rendement de l'enseignement supérieur reste très faible. En moyenne, le coût d'un lauréat de la licence dépasse les neuf années. A noter que la dépense moyenne par étudiant avoisine les 13.000 DH par an.
Autre revers de la médaille, le taux croissant des diplômés-chômeurs. Pour l'année 1997/1998, ce taux a avoisiné les 30% dans les villes. A l'origine de cette situation, les textes caducs organisant les établissements d'enseignement supérieur qui freinent l'innovation et le partenariat entre l'université et l'entreprise.

Malika EL JOUHARI

(1) Cf L'Economiste du 4 février 1999.
(2) Selon les chiffes du Ministère, la part des étudiants inscrits dans les établissements de l'enseignement privé reste très faible. Elle ne dépasse guère 3,48% de l'ensemble, avec une forte concentration dans l'axe Casablanca-Rabat.

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