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Economie Internationale

Pétrole: Les cours toujours plus haut

Par L'Economiste | Edition N°:3472 Le 23/02/2011 | Partager
Pas de pénurie physique sur le marché
Une charte pour enrayer la volatilité des prix

Les troubles en Libye déstabilisent les marchés pétroliers. En effet, les cours du pétrole ont poursuivi, hier mardi, leur hausse en cours d’échanges européens, grimpant à de nouveaux sommets depuis début septembre 2008 à Londres et New York. Pour certains analystes, les cours pourraient même pulvériser les 147 dollars atteints à Londres et New York en juillet 2008. Hier, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance avril s’affichait en hausse de 1,62 dollar à 107,36 dollars, après un pic à 108,57 dollars, un prix inédit depuis le 4 septembre 2008.
Pour la première fois en deux ans et demi, le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a franchi la barre des 100 dollars, pour atteindre 100,59 dollars.
L’Opep a elle-même dit surveiller de près l’évolution de la situation en Libye et est prête à réagir si cela s’avérait nécessaire pour éviter une flambée des prix, a indiqué à Ryad Mohamed ben Zaën al-Hameli, le ministre du Pétrole des Emirats arabes unis. L’Arabie saoudite, gendarme et principal producteur de l’Opep, accueille depuis hier, mardi, une réunion ministérielle du Forum international de l’Energie (1) (IEF). Près de 90 pays, représentant 90% de la demande et de la production de pétrole et de gaz dans le monde, ont signé une charte visant à renforcer le dialogue entre producteurs et consommateurs pour accroître la transparence et la stabilité des marchés énergétiques. Présent au Forum, le secrétaire américain adjoint à l’Energie, Daniel Poneman, a appelé l’ensemble des pays producteurs de pétrole, dont ceux de l’Opep, à accroître leur production en réponse à la récente envolée des cours du brut. Pour sa part, le ministre français en charge de l’Industrie et de l’Energie, Eric Besson, a assuré qu’il n’y avait «pas de péril sur les approvisionnements» en pétrole malgré l’escalade de violence en Libye. A noter que l’Algérie, la Libye, l’Iran, l’Irak, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite exportent environ 20 millions de barils de pétrole par jour (soit un peu moins d’un quart de la demande mondiale). En tout cas, les prix élevés du pétrole risquent de faire dérailler la reprise économique mondiale et de saper la demande future pour son propre or noir, expliquent des analystes.
Certains experts s’accordent à penser que l’arrêt de plusieurs sites de production implique des risques de rupture de l’offre de pétrole de la Libye. Une telle hypothèse aurait un impact sensible sur la production mondiale de pétrole puisque le pays aux mains de Mouammar Kadhafi depuis 41 ans produit près de 1,8 million de barils par jour, en exporte 1,1 million et possède des réserves évaluées à 42 milliards de barils. La production de pétrole pourrait ainsi diminuer suite aux départs des grands groupes pétroliers internationaux (2) et de leurs sous-traitants. Pour le moment, seule la publication, ce jeudi, des stocks américains pourrait détendre l’atmosphère sur les marchés pétroliers. Autrement, «les hausses devraient se poursuivre», préviennent les analystes.

(1) Le Forum international de l’énergie (IEF), réuni à Ryad, comprend les pays de l’Opep et les pays consommateurs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), auxquels se sont joints la Russie, la Chine, le Mexique, le Brésil, et nombre de pays en développement.

(2) Wintershall, filiale de l’Allemand Basf, le norvégien Statoil ASA, Royal Deutch Shell, le français Total, l’espagnol Repsol, l’italien Eni…

L’offre et la demande

La hausse des cours du pétrole ces dernières semaines est nourrie par des déséquilibres entre l’offre et la demande, a estimé le cabinet Centre for Global Energy Studies (CGES), qui encourage l’Opep à agir en augmentant sa production. Le cabinet londonien considère que les prix sont soutenus par une chute des stocks mondiaux d’hydrocarbures, alors qu’un bond inattendu de la demande au cours du second semestre (2010) n’a pas été accompagné par une hausse de la production. Pour certains membres du cartel basé à Vienne, un cours à 120 dollars le baril serait désormais un prix juste et n’entraînerait pas automatiquement une hausse de la production, a relevé le CGES.

F. Z. T

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