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Parcours d'un bidouilleur informatique

Par L'Economiste | Edition N°:991 Le 06/04/2001 | Partager

. Un nouveau procédé permet d'écouter sur Internet la musique de son choix, trois fois moins cher qu'un CD. L'inventeur a déjà séduit une dizaine de labels indépendantsBien que plus vieux de quelques années, Cédric Fortin ressemble un peu à Shawn Fanning, le créateur de Napster. Mais à l'inverse de ce dernier, le Français, bidouilleur informatique de la première heure, n'a pas cédé aux sirènes de la nouvelle économie. Ni levées de fond, ni bureaux de standing.A 30 ans, Cédric Fortin est fidèle aux bonnes vieilles méthodes commerciales. Ses premiers exemplaires de Ticketdisk sous le bras, il arpente le siège des géants de la distribution musicale, Virgin Mégastore, Fnac, Madison, Carrefour? Et tout ça avec des moyens limités. “Je connais une société qui développe un produit similaire au mien avec trente employés, alors que nous, nous avons tout fait à deux”. L'autre étant Ayman Sahran, spécialiste de la base de données.Il y a moins d'un an, Cédric Fortin part à Grenoble avec une femme et un enfant, pour rejoindre Digigram, une société qui va l'aider dans son aventure. Son idée de CD virtuel a germé au début de l'an 2000. Les maisons de disques et les distributeurs lui ont d'abord rigolé au nez. Aujourd'hui, ils l'écoutent. “Je suis convaincu que le CD va progressivement laisser sa place à une distribution sans support physique de la musique. Mais, au lieu d'étrangler le détaillant de disques comme est en train de le faire la musique en ligne, ma solution offre aux magasins une chance de s'en sortir”, estime-t-il.. PassionCédric Fortin s'est passionné très jeune pour l'informatique, au point de ne plus en dormir. Il se souvient de son père, venant vers minuit éteindre d'autorité le micro-ordinateur du fiston de 12 ans. Côté scolarité, pas terrible. A 17 ans, il abandonne la programmation pour se consacrer au “craquage” des jeux-vidéo. La police pointe bientôt le nez chez un des premiers “pirates” de France. Cédric se lance alors dans des études commerciales.En 1994, lorsque l'Internet débarque, il est directeur commercial chez un grossiste de CD-Rom. Touche à tout, il anime l'une des premières émissions radio consacrée au multimédia. Radio Ados lui permet de rencontrer des stars de la chanson et sa future épouse Nino-Karine, ancienne choriste de Mc Solaar. Il lance Nodisk. com, un site de vente de logiciels musicaux. Mais très vite, Cédric pense qu'il peut mieux faire. “Je me suis dit c'est con de passer à côté d'une évolution aussi inéluctable: le développement de la distribution musicale dématérialisée”.. 49 francs la carteDerrière cette innovation, nulle start-up, aucun capital-risque, mais le soutien de la société grenobloise Digigram, spécialiste de l'audio numérique sur les ordinateurs personnels. Ticketdisk est un service de sa filiale [email protected]. Evidemment, le système a ses failles. Comment empêcher un utilisateur de laisser à ses amis les “clés” de son compte? “S'il est avéré que l'identifiant et le mot de passe d'un utilisateur sont employés simultanément depuis deux postes différents et ce, plus de trois fois dans la même année, le compte correspondant pourra être fermé pour la durée d'un an”, explique Cédric Fortin. Et dans ses conditions d'utilisation, Ticketdisk avertit qu'il procédera à un contrôle permanent des utilisateurs afin de pouvoir éviter les actes de piraterie. Plus facile à dire qu'à faire. Autre risque: la musique diffusée en streaming peut souffrir des congestions du réseau. Ticketdisk en est bien consciente puisque ses promoteurs avertissent que l'entreprise “ne peut en aucune manière être tenue responsable des vitesses d'accès depuis les postes utilisateurs ou de ralentissements”.Malgré ces inconvénients, le nouveau vecteur de distribution a déjà séduit une dizaine de labels indépendants (il existe déjà un Ticketdisk d'un intégral de quatre-vingt sept titres d'Edith Piaf, d'un album du groupe de rap Ghetto Prodige et du single de la chanteuse Sheraz. Le Ticketdisk, simple bout de carton reproduisant la pochette du CD et contenant sous blister la fameuse carte, sera commercialisé pour 49 francs, (7,47 euros) avec un nombre potentiellement illimité de morceaux dans divers points de vente, comme les magasins de disques.


Ticketdisk

Il est trois fois moins cher qu'un CD et offre pourtant le même contenu. Il s'écoute sur Internet, mais ne pose pas les épineux problèmes de droits consubstantiels à la musique en ligne. Voici venir le Ticketdisk, astucieuse synthèse entre le physique et le virtuel.Imaginé par le Français Cédric Fortin, le Ticketdisk est une simple carte au format carte de visite, au dos de laquelle est inscrit un numéro. Il suffit d'entrer ce code sur le site www.ticketdisk.com pour écouter en ligne le CD correspondant. Le code de chaque Ticketdisk est valable à vie, pour autant d'écoutes que l'on désire et ce, depuis n'importe quel ordinateur. Bref, le Ticketdisk peut être vu comme un CD virtuel, qui n'encombre ni les étagères, ni même le disque dur de son PC, puisque l'écoute se fait “en direct” (procédé dit de streaming). L'internaute peut ainsi se constituer une “CD thèque” virtuelle, à laquelle il accède, pour chaque CD, via un identifiant et un mot de passe. Nidam ABDISyndication L'Economiste-Libération (France)

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