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    Economie Internationale

    Palestine-Israël: Les tractations avant l'arrivée d'Albright

    Par L'Economiste | Edition N°:583 Le 30/08/1999 | Partager

    · L'Etat hébreu libère des prisonniers avec une grande prudence et préfère relâcher les détenus de droit commun
    · Wye Plantation exécuté à partir de septembre prochain


    Une semaine avant l'arrivée du chef de la diplomatie américain, le dossier des détenus palestiniens est perçu comme étant l'ultime obstacle pour l'aboutissement d'un compromis israélo-palestinien.
    Les délégations israélienne et palestinienne ont prévu de se retrouver hier à Jérusalem pour tenter de trouver un compromis sur la liste de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens à libérer.
    Avant-hier, les négociateurs s'étaient mis d'accord sur le principe d'une évacuation par Israël de 11% en Cisjordanie. La première étape du retrait débutera le 1er septembre et portera sur 7% de la superficie de la Cisjordanie. Les 4% restants seront évacués par l'armée israélienne d'ici mi-janvier.
    Selon l'accord de Wye, ce retrait devra permettre de porter à 40% de la Cisjordanie la zone contrôlée par l'Autorité palestinienne, exclusivement ou conjointement avec Israël.
    Selon les termes de l'accord, Israël devait également libérer 750 détenus. Le gouvernement Netanyahu en avait relâché 250 au total.
    Cependant, 150 d'entre eux étaient des détenus de droit commun, alors que l'Autorité palestinienne considère qu'ils auraient tous dû être des détenus politiques. Les Palestiniens estiment que seules 100 personnes ont été relâchées. Ils demandent par conséquent la libération de 650 autres.
    L'Etat hébreu ne veut relâcher que 500 prisonniers, dont une part de détenus de droit commun. Il argue que la majorité des 2.000 détenus politiques palestiniens appartiennent à des mouvements hostiles aux accords d'autonomie palestinienne signés en 1993.
    Le nombre de détenus politiques qui pourraient être relâchés devrait approcher les 400, selon une radio militaire israélienne, soit 250 de moins que le chiffre exigé par l'Autorité palestinienne.
    Le dossier des prisonniers est très sensible pour les Palestiniens, qui comprennent mal comment Israël continue à détenir tant de militants favorables au processus de paix tout en négociant avec ceux qui les dirigeaient. De plus, des centaines de prisonniers palestiniens en Israël poursuivent depuis lundi une grève de la faim pour exiger leur libération.
    Mais le problème devrait être résolu lors d'un sommet entre le Premier ministre Ehud Barak et M. Yasser Arafat, avant même l'arrivée de Mme Albright le 2 septembre à Jérusalem.
    M. Barak souhaite également convaincre les Palestiniens d'ouvrir des pourparlers pour définir, d'ici février 2000, un cadre pour les négociations sur le statut final des territoires palestiniens.

    Wissal SEGRAOUI (AFP)


    Croisière pour la paix: Déceptions


    Une croisière censée promouvoir la paix, avec un équipage de scouts arabes et israéliens, a fait escale hier matin au large de Gaza, après avoir essuyé un refus libanais.
    Le départ de cette croisière a été donné le 9 août à Alexandrie pour promouvoir "la paix, la fraternité et la coopération" entre les anciens ennemis du conflit israélo-arabe. Le navire, le "Chevalier Noir", devait initialement se rendre, après l'Egypte, à Haïfa, Gaza, Larnaca, Beyrouth, puis en Turquie. Plan établi sans compter les difficultés inhérentes à la politique proche-orientale.
    La semaine dernière, les autorités israéliennes avaient refusé au bateau l'accès au port de Gaza, alors qu'une cérémonie de bienvenue était déjà prête sur le port qui est en construction. Le bateau a donc fait le trajet Alexandrie-Haïfa-Larnaca. Autre refus, celui de l'accès au Liban. Motif: le navire s'était rendu en Israël. Du coup, les 10 adolescents libanais qui devaient rejoindre l'équipage ne seront pas du voyage.

    W. S.

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