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Otages marocains: Le peuple dans la rue

Par L'Economiste | Edition N°:2145 Le 07/11/2005 | Partager

. Politiques, ONG, oulémas…l’opinion publique condamne. Le Maroc réclame la libération sans conditions Des portraits géants de Abdelkarim Mouhafidi et Abderrahim Boualam ont été collés côte à côte sur les murs de la wilaya de Casablanca et des panneaux d’affichage. Beaucoup d’émotion sur les visages des familles de ces deux Marocains enlevés le 20 octobre sur leur chemin de retour d’Amman vers Bagdad. Celles-ci sont venues de Rabat et d’El Jadida pour prendre part à la marche de solidarité.Des milliers de personnes (difficile d’avancer un chiffre tant les estimations diffèrent) de tout âge et tout bord se sont données rendez-vous dimanche 6 novembre à la place Mohammed V à Casablanca. Sur fond de chansons de la Marche verte, les participants ont scandé des slogans comme «oui à la liberté, non au terrorisme et à la barbarie», «L’islam, religion d’amour et non de haine». Les militants des associations, des syndicats et partis politiques ont remonté à partir de 11 heures le boulevard Hassan II brandissant des banderoles de soutien aux victimes du rapt. C’est sans doute la deuxième fois après le 16 mai que la colère contre Ben Laden est aussi forte. Mais, c’est la première fois que les criminels d’Al Qaïda enlèvent des personnes «du peuple», qui n’ont pas d’appartenance politique ni d’opinions déclarées contre la junte extrémiste. Les motifs de l’acte ignoble sont restés obscurs ravivant encore plus le sentiment d’aversion contre les auteurs de l’enlèvement qui ont gratuitement condamné à mort les deux Marocains. Al Qaïda gardera-t-elle encore le petit peu de sympathie auprès de certains «égarés»?Tout le peuple marocain réclame la libération de leurs compatriotes. Noureddine Ayouch, membre du comité d’organisation de la marche, est catégorique: «Pas moyen de dialoguer avec les auteurs du rapt. Les Marocains exigent la libération immédiate des deux otages». Pour lui, la marche a montré que quand il s’agit de la vie d’innocents, toutes les forces vives du pays se mobilisent. Quant au gouvernement, «il a travaillé en discrétion mais cela n’a pas donné de fruit», précise-t-il. Aujourd’hui, les organisateurs de la marche table sur la mobilisation des médias, prenant pour exemple la France qui a réussi à libérer les siens tout de même après moult tractations. Driss Lachgar, président du groupe parlementaire de l’USFP, refuse de reconnaître aux auteurs du rapt le statut d’interlocuteur. «Nous nous adressons à l’opinion publique mondiale pour qu’elle nous aide à amener les scélérats d’Al Qaïda à revenir sur leur décision». Mais si les politiques prônent la fermeté contre les extrémistes d’Abou Moussab Al Zarqaoui, les familles des victimes sollicitent la conscience des ravisseurs. Accablé, Samira Chadmi, ancienne épouse marocaine de Mouhafidi, a lancé un appel poignant à ces derniers mais sans grand espoir. Pour sa part, Abbas El Fassi, secrétaire général du parti de l’Istiqlal, a qualifié les kidnappeurs de scélérats tout en gardant l’espoir qu’Al Qaïda se rappelle les valeurs et principes de l’islam et libère les deux compatriotes. Bien avant la marche, hommes politiques, ONG et oulémas ont exprimé leur consternation face à l’acte abject. En effet, le Conseil supérieur des oulémas et les Conseils des oulémas du Royaume du Maroc avaient déclaré que «la Nation marocaine tout entière prendra une position d’hostilité face aux ravisseurs des deux Marocains enlevés en Irak au cas où ces derniers seraient exécutés». Ils ont qualifié les ravisseurs d’«apostats agresseurs, disciples des groupes égarés, qui ont légitimé, à maintes reprises dans l’histoire de la Oumma, l’effusion du sang des musulmans en avançant des justifications similaires dont le sort a été la perte». Dans un communiqué rendu public samedi dernier, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a annoncé que «le Maroc exige la libération immédiate et sans conditions», de ses deux ressortissants enlevés en Irak. Et d’ajouter qu’Al Qaïda «n’a pas de leçon à donner au Maroc qui est souverain dans ses options politiques et ses choix extérieurs».Rappelons que le groupe d’Al Qaïda en Irak a annoncé qu’il exécuterait les deux Marocains qui ont été enlevés en Irak “pour servir d’exemple aux autres qui pensent encore défier les moujahidines et qui osent venir à la terre des deux rivières’’. Mostafa BENTAK

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