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Nouvelle ville de Zenata: Des habitants refusent l’expropriation

Par L'Economiste | Edition N°:2860 Le 15/09/2008 | Partager

. Rejet catégorique des 200 DH/m2 de dédommagement. Un sit-in de plus de 5.000 personnes a été organiséLES procédures d’expropriation n’en finissent pas de soulever de vives polémiques. La dernière en date aura été un sit-in organisé par plus de 5.000 personnes devant la municipalité de Zenata (entre Casablanca et Mohammédia). Ces derniers s’opposent à une vaste opération d’expropriation menée par une filiale de la CDG. Le projet en question porte sur l’aménagement de la ville nouvelle de Zenata sur une superficie globale de quelque 2.000 hectares. L’expropriation portera sur quelque 839 titres fonciers.Toutefois, ce n’est pas tant le projet qui dérange les propriétaires, mais plutôt le montant de l’indemnisation. «La décision d’exproprier des propriétaires porte atteinte à un droit inaliénable. Le comble, c’est le montant de la compensation offert en contrepartie». Selon la CDG, les terrains de la zone en question ont fait l’objet d’une évaluation par une commission administrative qui a accordé une «grande importance à la juste indemnisation des propriétaires». En guise de dédommagement, l’Etat propose 200 DH le m2. Montant jugé «dérisoire» par la plupart des propriétaires sortis manifester leur «rejet de la proposition de l’Etat». Ils se sont d’ailleurs organisés en 4 associations pour faire valoir leurs droits. Mais ils ne sont pas les seuls. Des industriels sont aussi logés à la même enseigne. Ils expriment à leur tour leur refus des dédommagements proposés par l’Etat.«C’est illogique, plus de 200 entreprises entre PME et usines seront contraintes de fermer. Ce qui annonce la perte d’au moins un millier d’emplois», tient à rappeler sur place un propriétaire terrien de Aïn Harrouda. En même temps, des sources proches du dossier soutiennent que de nombreux terrains et entrepôts de la zone en question sont entre les mains de spéculateurs qui seraient à l’origine de la mobilisation des manifestants. «La valeur réelle du terrain est de 1.200 le m2 à quelques encablures d’ici», n’hésite-t-on pas de rappeler. Pour la CDG, il n’est pas question de faire marche arrière. «Le projet de Zenata constitue l’un des principaux leviers de développement urbain de deux agglomérations, Casablanca et Mohammédia. Il représente un défi et un enjeu majeur pour le développement territorial». Les propriétaires, eux, ne le voient pas sous cet angle. Ils redoutent surtout que l’intérêt public ne se transforme en un marché de spéculations immobilières de privés et autres promoteurs immobiliers. Et à un plaignant d’aller plus loin, «la notion même d’utilité publique prête ici à confusion». Selon ce dernier, «l’utilité publique laisse le champ libre à la manipulation des textes. La vocation commerciale du projet est occultée par la notion d’utilité». Par ailleurs, de nombreux plaignants, surtout des bidonvillois, s’inquiètent beaucoup plus pour leur recasement. A les en croire, l’Etat ne prévoit pas de recasement pour la plupart d’entre eux. Chose que réfute la CDG. «Pour les habitants des bidonvilles, il est prévu de les reloger dans les mêmes conditions de toutes les opérations de relogement et de projets similaires».


500.000 habitants à horizon 2030

LA zone d’urbanisation nouvelle de Zenata est située à 17 km de Casablanca, dans la municipalité d’Aïn Harrouda, préfecture de Mohammédia. Le projet en question porte sur une réserve foncière pour le développement urbain intégré des villes de Casablanca et Mohammédia. Il vise à développer un plan économique intégré sur les métiers de services et de la logistique (port sec), réhabiliter et préserver l’environnement et enfin accueillir 500.000 habitants à l’horizon 2030. In fine, l’un des principaux objectifs de cette opération est d’alléger la pression démographique et le trafic à Casablanca et Mohammédia.J. R.

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