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Medi 1 Sat, les challenges du service public

Par L'Economiste | Edition N°:3132 Le 20/10/2009 | Partager

. Nouveau cahier des charges, nouvelle fréquence . Diffusion 24h/24 à partir de janvier 2010. La chaîne imposera-t-elle sa griffe… audiovisuelle?«LE meilleur pour la fin!», ont coutume de dire les chefs cuisiniers. Le nouveau cahier des charges de Medi 1 Sat a été approuvé le 4 septembre dernier par les conseillers du régulateur audiovisuel (Haca), et qui a été récemment mis en ligne sur son site. Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle l’a d’ailleurs formalisé dans la décision n°34-09. Soulignons par ailleurs que c’est la direction des études du ministère de la Communication qui s’est chargée de l’élaboration du nouveau cahier des charges. Installée dans la zone franche, la chaîne tangéroise devait absolument changer de statut pour être sauvée de la faillite. De plus, une chaîne en zone franche n’a droit qu’à une diffusion numérique. Et passer donc d’un opérateur privé à un opérateur public pour pouvoir prétendre à une fréquence analogique terrestre. Car la loi 77-03 donne effectivement la priorité aux chaînes assurant une «mission de service public». C’est d’ailleurs l’argument qui a été brandi par la Haca: Medi 1 Sat en a fait la demande avant même de changer de statut. Sauf que cette demande a coïncidé à l’époque «avec l’examen des candidatures à la 2e licence audiovisuelle», indique une source. Certains évoquent à ce titre la problématique de la répartition équitable des fréquences. Dorénavant la nouvelle chaîne publique a droit à un mode de diffusion ouvert à l’analogique, le numérique ou les deux simultanément. Il est fort probable que Medi 1 Sat opte, pour un premier temps, pour la diffusion analogique dans les grands sites (Casablanca, Rabat…). Captation d’audimat et de publicité oblige. Sachant qu’elle n’est pas soumise, à l’instar d’Al Oula et 2M, à la mesure d’audience. La diffusion numérique de Medi 1 Sat pourrait cibler les zones blanches, c’est-à-dire ces zones reculées, plus de 9.200 localités en 2007, à ne disposer d’aucun service de télécommunication… N’empêche que le cahier des charges a une partie spécialement réservée au service de Medi 1 Sat Maroc «diffusé par voie terrestre» sur le Royaume. Avec aussi un volume horaire de 300 heures en 2010, de 400 h en 2011 et 500 h en 2012. Elle a un délai de douze mois et qui court à partir de la date de signature et l’entrée en vigueur du cahier des charges. Des émissions sportives, religieuses, de vie pratique… composent la programmation. Evidemment le cahier des charges prévoit «coordination et complémentarité» avec les autres chaînes publiques. Dix en tout, généraliste et thématique, terrestre et satellitaire. Reste à savoir comment le pôle public audiovisuel va réaliser cette fameuse «complémentarité». Existe-t-elle d’abord? La médiocrité du contenu et de la qualité des programmes est évidemment en arrière-fond. L’arrivée de Medi 1 Sat ne traduit-elle pas justement une politique audiovisuelle où l’improvisation prime? Sauf si, comme nous l’avions signalé auparavant, une privatisation est dans les bacs. C’est dans ce contexte que les appétits féroces de la maghrébine Nessma TV et des moyen-orientales MBC et Rotana dans le marché pub risquent de réduire les marges de manœuvres des pouvoirs publics. Sachant que la mesure d’audience est ce qu’elle est et que des marques ont déjà signé pour faire passer des pubs, en darija en plus, chez les concurrentes de nos chaînes publiques. Medi 1 Sat, dont Maroc Telecom est l’un des actionnaires, est liée par le principe d’égalité d’accès des annonceurs. Primo, pas d’exclusivité publicitaire pour un produit, un service, une entreprise ou une marque. Secundo, un annonceur ne doit pas dépasser 15% du chiffre d’affaires pub net annuel… Le directeur de la chaîne, Mustapha Mellouk et son équipe sont ainsi tenus par une obligation de résultat: capter des téléspectateurs aigris par 2M et Al Oula et des annonceurs de plus en plus volatils.


Marché audiovisuel

EN tant que chaîne de service public, Medi 1 Sat assure «un besoin d’information et de culture du public», selon le préambule du cahier des charges. Il y aura donc un journal télévisé, des émissions débats au moins 4 fois/semaine, des documentaires et docu-fictions. Et deux incontournables: les discours et les activités royaux. La durée d’émission de la chaîne est fixée à 24h/24 à partir de janvier 2010. Le cahier des charges prévoit également «le développement progressif» de l’accès des personnes malentendantes à ces programmes. La chaîne tangéroise diffusera essentiellement en langue arabe. L’usage des langues étrangères est possible. Mais le cahier des charges n’en fixe ni le taux ni la nature (français, espagnol, anglais…). Vu ses origines, il est certain que Medi 1 Sat favorisera la langue de Molière. Pour la production nationale, l’article 23 du cahier des charges lui réserve 15% de son budget dès la première année. Un pourcentage fixé hors information. Il s’agit donc de 55 h de programme qui seront revues à la hausse. Il y a donc des marchés à prendre.Faiçal FAQUIHI

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