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Masse monétaire en avril : Hausse contenue

Par L'Economiste | Edition N°:87 Le 08/07/1993 | Partager

Pour rester compatible avec les objectif de croissance du PIB et de les on, La masse monétaire ne devrait progresser que dans de très faibles proportions. En avril dernier, elle a augmenté de 7 %.

EN avril 1993, la masse monétaire s'est établie à 146 milliards de DH contre 136,4 au titre de la même période de 1992, en progression de 7%, sous l'effet d'une nette amélioration des dépôts à terme (+21,8% à 31,1 milliards) et des disponibilités monétaires (+2,7% à 105,2 milliards). Comparée à mars 1993, elle a reculé de 649 millions de DH, soit une légère baisse de 0,44%.

Compte tenu de l'importance des liquidité sac cumulées en 1991 et 1992 et de la croissance du PIB prévue pour cette année (3% en termes réels), la progression de la masse monétaire devrait rester "très modérée", estime M. Seqat, Gouverneur de Bank Al Maghrib(1).

La monnaie fiduciaire, qui a atteint 35,3 milliards de DH, a connu un accroissement de 2,1% d'une année à I ' autre. En retrait de 1,22% comparativement à mars 1993, la monnaie scripturale a augmenté de 3% à70,6mi1liardsdeDHparrapporrt au même mois de 1992. Cette augmentation découle d'une hausse de 2,2% à 64,4 milliards de DH des dépôts à vue dans les banques commerciales. Les dépôts à vue à la Banque Centrale se sont pratiquement stabilisés d'une année à l'autre, passant de 1,65 milliard en avril 1992 à 1,63 en 1993.

En baisse de 1,16% par rapport à mars 1993,1es avoirs extérieurs nets (première composante des contreparties de la masse monétaire) ont grimpé de 8,7% environ à 30,8 milliards de DH par rapport à avril 1992. Cette progression est surtout le fait de la Banque Centrale, dont les avoirs extérieurs, qui représentent 95% du total, se sont accrus de 1 6,3% comparativement à avril l992. A l'inverse, les avoirs extérieurs des banques de dépôts ont diminué de 52%. Les réserves internationales, qui constituent un peu plus de la moitié (52%) des avoirs extérieurs nets, se sont élevés à 29,9 milliards de DH, en hausse de 12,4% par rapport à avril 1992. Leur montant avait baissé en janvier - février sous l'effet conjugué du paiement des échéances de la dette et de la faiblesse des rentrées de devises, les flux de RME et de touristes n'étant pas encore significatifs.

Les créances sur le Trésor (deuxième volet des contreparties de la masse monétaire) sont passées de 53,9 milliards de DH en avril 1992 à 57,6 milliards l'année suivante, soit un accroissement de 6,9%. Par rapport à mars 1992, elles n'ont augmenté que de 1,1%. L'analyse détaillée de ce poste fait ressortir une baisse des créances nettes de I'Institut d'Emission. D'une année à l'autre, elles ont fléchi de 6,6% à 11,1 milliards, selon des chiffres provisoires.

Le Trésor s'est principalement financé auprès des banques de dépôts. En effet, l'accroissement de ses créances provient principalement du portefeuille d'effets publics du système bancaire (63,8% du total) qui s'est élevé à 39,7 milliards contre 36 un an plus tôt, soit une hausse de 10,5%. Rapporté à mars, ce porte feuille s'est également amélioré de 1,l6%. En contrepartie, le Trésor a réduit ses dettes auprès de I'Institut d'Emission de 96,7% par rapport à avril 1992.

Les crédits à l'économie, dernier poste des contreparties de la masse monétaire, se sont établis à 67,1 milliards de DH, en hausse de 10,9% par rapport à avril 1992. L'année dernière, et selon le gouverneur de Bank

Masse monétaire en avril Hausse contenue

Crédits à l'économie: +11%

Al Maghrib, ces crédits ont contribué pour plus de 40% à la création monétaire. En baisse de8,4%parrapportàavri11992 suite à une chute de 34,2% de l'escompte qu'une hausse de 4,2% des avances n'a pas pu compenser, les crédits distribués par la Banque Centrale se sont élevés à 9 milliards. Ce chiffre reste inférieur de 3,6% à celui affiché un mois plus tôt. Tirés par les crédits à court terme(+l3,3%),à moyen terme (+17,2%) et à long terme (+23,9%), les crédits octroyés par les banques de dépôts (86,5% du total des crédits distribués) ont, quant à eux, augmenté de 14,6% à 58 milliards de DH. Comparés à mars 1993, ils ont connu un faible accroissement de 0,83%.

Les crédits de trésorerie, qui ont représenté 55,8% du montant global des crédits octroyés par les banques commerciales, ont atteint 35,4 milliards de DH, en hausse de 13,8% relativement à avril 1992. Sur ces 35,4 milliards, 65,5% concernent les facilités de caisse qui sont en augmentation de 17,5%. Les crédits à l'exportation ont baissé de 15,8% à 5 milliards de DH après avoir reculé de 16,1 % en mars. Ces. mêmes crédits avaient déjà connu une baisse de 13%surl'ensembledel'année 1992. "Cette tendance, commente M. Seqat, reflète essentiellement la dés a action de plus en plus prononcée des banques à I 'égard de cette catégorie de concours à taux privilégié". Pour encourager ces crédits, les autorités monétaires ont décidé d'autoriser les banques à mobiliser auprès de l'Institut d'Emission "tout accroissement des créances nées par rapport au niveau qu'elles ont atteint à fin 1992".

Les créances nées sur l'étranger, qui incluront dorénavant les crédits à moyen terme réescomptables "Exportation" et "Acheteur>, se sont chiffrés à 3,2 milliards en avril dernier contre 3,7 un an au par avant. Concernant le préfinancement à l'exportation, le quantum par rapport au chiffre d'affaires a été relevé à 15% pour les activités saisonnières durant la période d'approvisionnement. Il sera toutefois ramené au taux en vigueur (10%) en basse saison.

Pour ce qui est des crédits à l'habitat, à l'équipement et à la consommation, enfin, les montants atteints en avril 1993 se sont améliorés de 15,4.18.4 et 6,3%. Pour éviter tout dérapage, M. Seqat invite les banques à faire preuve de plus de prudence dans la distribution de leur concours, prudence d'autant plus nécessaire que les crédits bancaires ont augmenté de 3Nc sur les cinq premiers mois de 1993 par rapport à la même période de 1992.

Autrement dit, elles ne devront répondre qu'aux "demandes économiquement saines" et proportionner leurs concours aux efforts d 'autofinancement consentis par leurs clients" pour les amener à assainir leur situation financière.

Hakima EL MARIKY

(1) Communication de M . Seqat lors de la réunion du Comité du Crédit et du Marché Financier du 24 juin 1993

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