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Culture

Maryvonne Arnaud: «Les médias actuels sont trop éphémères»

Par L'Economiste | Edition N°:2225 Le 02/03/2006 | Partager

Maryvonne Arnaud est l’un des photoreporters vedette présent au salon du livre. Elle est célèbre notamment pour ses reportages en Tchétchénie et à Sarajevo. Entretien. - L’Economiste: La pratique de la photographie émane chez vous d’une vocation qui vous pousse à traquer la douleur?- Maryvonne Arnaud: J’ai travaillé beaucoup dans les grandes villes du monde, dans les vieux quartiers malmenés et mis à mal, et dans les villes et les banlieues de France où l’on peut visionner le racisme au quotidien. En observant ces quartiers, je m’interrogeais sur l’évolution de la violence et je me disais comment on peut en arriver à l’épuration ethnique. Mon travail est donc un questionnement de la violence et non une traque de l’image de la douleur. Face aux images de la guerre et de l’inhumanité, je me demande comment représenter cela et pourquoi la photographie est attirée par la douleur qui semble si photogénique.- Vous essayez donc d’apporter une réponse à cette douleur, une explication?- La douleur n’explique rien. C’est pourquoi je demande à des écrivains d’écrire à partir de mes photographies, parce que j’ai besoin de textes qui expliquent mes images. J’ai travaillé de la sorte dans un recueil d’images sur Sarajevo où j’ai demandé à des écrivains de divers coins du monde de commenter tous les mêmes portraits que j’avais filmés dans la capitale bosniaque. - Vous faites donc un travail à mi-chemin entre celui de l’historien et celui du reporter de guerre?- Je ne me sens pas comme un reporter de guerre. Moi, je vais à la rencontre non pas de l’événement et de l’actualité mais de l’humain. J’essaie de comprendre les choses et le monde, mais pas sous les bombes.- C’est une riposte aux images et à la manière de travailler des médias?- Oui, c’est une réponse à l’aspect superficiel des médias trop court et trop éphémère dans le traitement des événements qui semblent défiler devant nous dans la télé, et face auxquels on se sent vraiment impuissants. C’est pourquoi j’ai envie d’aller sur les lieux des événements pour présenter un autre regard sur ce qui se passe.- Vous avez déjà travaillé dans le monde arabe?- En fait j’ai travaillé sur les images et les mémoires de l’exil en Algérie en 2002, dans des conditions très difficiles à Alger et à Constantine. J’ai photographié des portraits et des détails d’architecture. C’est un travail sur la nostalgie des Algériens de France pour leur pays d’origine. J’ai aussi fait un travail de prise de son avec les femmes algériennes qui racontent le bain public, les mariages, les fêtes et les odeurs de leurs petites histoires.Propos recueillis par Rachid MARROUN

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