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L'OTAN compte ses alliésDe notre envoyé spécial à Bruxelles, Mohamed CHAOUI

Par L'Economiste | Edition N°:1161 Le 10/12/2001 | Partager

. L'Organisation mise sur le dialogue méditerranéen avec les 7 pays membresLe rideau est tombé sur la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'organisation de l'Alliance de l'Atlantique Nord (OTAN), tenue à Bruxelles les 6 et 7 décembre. L'ordre du jour, chargé, était très attendu: le terrorisme. Un document, publié à l'issue de cette rencontre, a un titre révélateur “La réponse de l'OTAN au terrorisme”. Sur ce registre, l'unanimité est sans faille. Les pays membres ont applaudi la position de l'OTAN prise le lendemain des attentats du 11 septembre. Le recours à l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord pour la première fois dans l'histoire de l'Alliance a été jugé positif. Colin Powel, chef de la diplomatie américaine, présent à Bruxelles, l'a réitéré lors d'une conférence de presse donnée au siège de l'OTAN. L'Alliance a été la première à soutenir les Etats-Unis au lendemain de l'attaque. Lors d'un point de presse, Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères, l'avait également abordé trois heures avant: “Nous avons immédiatement marqué notre solidarité à l'égard de notre allié et ami américain, cruellement frappé”. Ainsi, les attaques dirigées de l'extérieur sur le territoire d'un pays membre étaient une attaque contre chaque pays. C'est le contenu de l'article 5. Lord George Robertson, secrétaire général de l'OTAN, est également revenu sur cette question au cours de la conférence de presse donnée à l'issue de la réunion ministérielle. Pour lui, la réaction rapide de l'OTAN a galvanisé les autres pays. Il a d'ailleurs annoncé des mesures qui seront préparées pour le prochain sommet de l'Alliance prévu en 2002 à Prague.La détermination de l'OTAN à lutter contre le terrorisme se dégage également du communiqué final. Il s'agit de “traduire en justice les responsables des crimes du 11 septembre et pour les empêcher de tuer encore des innocents”. Cependant, le même document souligne que les seuls moyens militaires ne suffisent pas pour combattre efficacement le terrorisme. La réponse doit être multiforme et globale. Le deuxième point inscrit à l'ordre du jour a trait à la Russie. Ainsi, l'Alliance s'est engagée à forger une nouvelle relation avec ce pays et renforcer l'aptitude à oeuvrer ensemble dans les domaines d'intérêt commun. “Nous avons décidé de donner une impulsion et une substance à notre partenariat en visant à créer avec la Russie un nouveau conseil OTAN-Russie qui identifiera des possibilités d'action conjointe à 20”, note Lord Robertson. Des mécanismes de coopération seront mis en place pour la prochaine réunion en mai prochain. Lord Robertson précise que les objectifs fondamentaux de l'OTAN restent ceux qu'énonce le Traité de Washington qui conservera ses prérogatives de décision et d'action indépendantes à 19. En d'autres termes, la structure à créer sera 19+1 qui n'a rien à voir avec le groupe 19. C'est la réaction de Poutine au lendemain des attentats qui a permis cette avancée dans la coopération. Dans le communiqué final comme dans la réaction contre le terrorisme, l'OTAN salue la position sans ambiguïté prise par les partenaires du dialogue méditerranéen ayant condamné sans réserve les attentats. Ainsi, l'élargissement de cette coopération est souhaité. D'ailleurs, une réunion de l'OTAN avec les sept pays de ce dialogue prévue pour la semaine prochaine a été reportée à janvier 2002. Les fêtes religieuses sont pour quelque chose. Ramadan et Noël ont été la cause du report de la réunion du 19+7. Les sept pays du dialogue méditerranéen sont la Mauritanie, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte, la Jordanie, Israël et l'Algérie qui a rejoint le groupe en 2000. “Ce dialogue est avec chaque pays, selon la formule de 19+1”, rappelle Nicolas de Santis, attaché d'information et de presse pour les pays du Dialogue méditerranéen à l'OTAN. Selon lui, les objectifs sont multiples. Il s'agit de construire une confiance mutuelle entre l'OTAN et les pays du dialogue méditerranéen et de favoriser une meilleure compréhension de la transformation de l'OTAN après la guerre froide. Autre objectif, établir la coopération avec ces pays dans différents volets. Le premier concerne l'information via l'organisation de séminaires, conférences internationales et visites au siège de l'OTAN au profit des académiciens, des journalistes et des parlementaires des pays du dialogue méditerranéen. Le deuxième volet porte sur la coopération scientifique et environnementale entre les membres de la communauté scientifique de l'OTAN et ces pays. Le troisième a trait à la participation à des séminaires organisés par les commandements militaires sur la gestion des crises et le maintien de la paix. Pour l'aspect pratique de ce dialogue, le colonel Ralli a indiqué que le programme offert pour les 7 pays porte sur la formation et l'enseignement. Ainsi, le volet militaire perd de plus en plus de place. En 1997, à peine 3 cours ont été dispensés à l'Ecole allemande. Cette année, pas moins d'une centaine d'activités sont programmées à différents officiers.


Principes de base

Pour Lord Robertson, la dialogue méditerranéen fait partie de la stratégie de partenariat et de coopération avec les voisins. Ses principes de base sont au nombre de cinq. L'initiative du dialogue est complémentaire à d'autres. Elle est progressive dans le temps, les partenaires étaient 5, puis 6 et 7 (l'Algérie ayant intégré la dernière le groupe). Le dialogue est bilatéral. L'OTAN s'entretient avec chaque pays. Normal, la sécurité est un sujet sensible et la situation régionale rend difficile les activités multinationales. Mais cela n'a pas empêché les 19+7 de se retrouver pour discuter l'après 11 septembre. Autre principe, l'OTAN ne discrimine aucun pays. «Le menu est offert pour tout le monde», a tenu à rappeler Alberto Bin, membre de la section des affaires multilatérales. Dernier principe de base, le dialogue est auto-financé. Mais depuis un an et demi, l'OTAN prend en charge au cas par cas le volet militaire et la société civile. M. C.

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