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L'ONA poursuit le développement des métiers stratégiques

Par | Edition N°:1611 Le 29/09/2003 | Partager

. Plusieurs projets ont été lancés durant ce premier semestre 2003. Distribution, agroalimentaire, pêche hauturière, mines et BTPLe premier groupe privé du Royaume, l'ONA, continue de miser sur le développement de ses métiers traditionnels. Dans la distribution, Acima, l'enseigne de supermarchés développée en partenariat avec Auchan (49%), a ouvert deux nouveaux points de ventes à Fès et Rabat. Comme il a inauguré un centre commercial à Khouribga comprenant des boutiques, une station d'essence et une gamme de produits électroménagers. Son plan de développement prévoit la création de 25 unités de vente en 5 ans. Le groupe compte dix enseignes à fin juin 2003, dont huit à Casablanca. Ce pôle qui regroupe, outre Acima, Cofarma (enseigne Marjane) et Optorg (activités africaines) ainsi que Sopriam (distribution Automobile), affiche un chiffre d'affaires en hausse de 6,3% à 3,76 milliards de DH par rapport au premier semestre 2002. Le résultat net part groupe (RNPG) a, quant à lui, reculé de 33% à 90 millions.Pour les activités de l'agroalimentaire, Centrale Laitière a implanté une unité de production de l'UHT dans son usine d'El Jadida après la fermeture du site de Casablanca. L'investissement, qui s'est élevé à quelque 50 millions de DH, offre une capacité de production et de stockage de 200.000 litres/jour. Ce pôle, qui comprend Central Laitière, Lesieur Cristal, Cosumar, Pêche et Froid, la Monégasque Maroc et Bimo, a réalisé sur la période un chiffre d'affaires et un RNPG en hausse respectivement de 9,4% à 5,34 milliards de DH et 15,2% à 287,6 millions. Pour sa part, Marona, qui représente le pôle Pêche hauturière, a acquis neuf chalutiers et en a construit trois autres. Son RNPG est ressorti en bas de ligne de 37,6 millions de DH contre 54,4 millions en juin 2002. Une contre-performance qui s'explique d'une part, par le poids des investissements opérés et une forte baisse de la consommation du poulpe marocain au Japon et en Europe et d'autre part, par le recul du niveau des captures et une parité $/DH défavorable. Le groupe Managem a, quant à lui, lancé au mois de juin les travaux de construction de la mine aurifère de Samira Hill Biri. Ce gisement à ciel ouvert est exploité dans la région de Tiawa, au sud-ouest du Niger, conjointement par Semafo (40%), la filiale canadienne de Managem, et sa consoeur Etruscan (40%) aux côtés du gouvernement nigérien (20%). L'investissement global est estimé à 27 millions de dollars. La BAD a octroyé 12,5 millions de dollars à Managem pour la construction de l'usine de transformation du minerai d'or et de la lixiviation du charbon. Le reliquat a été financé par un prêt contracté auprès de Proparco et BMCI ainsi qu'une partie assurée en autofinancement. La production, qui sera destinée à l'export, est attendue dès le mois d'octobre 2004. Elle est estimée en moyenne à 3,2 tonnes d'or avec toutefois un extrême haut de 4,4 tonnes pour la première année. En attendant, le pôle Mines affiche à fin juin 2003 un chiffre d'affaires et un résultat de 731,9 et 10,9 millions de DH respectivement, en repli de 12,1 et 79,6% par rapport au premier semestre 2002. B.E.Y.

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