×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique

Loi sur les partis: Vive le consensus!

Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

. Adoption ce jeudi à la Chambre des Représentants. L’argent, l’argent… et l’argentAvec la loi sur les partis politiques, le Parlement s’adjuge encore une fois l’appellation de «boîte d’enregistrement». Voilà un autre texte qui passe sans grand changement devant les députés après avoir fait l’objet d’un consensus entre le gouvernement et les partis de la majorité et ce, bien avant qu’il n’entre dans l’hémicycle. Cette pratique ne plaît pas trop aux élus de la Nation qui accusent leurs directions et le gouvernement de leur avoir fait un enfant dans le dos, vidant le travail législatif de son sens. Après tout, le bébé est là! Et il sera adopté en séance plénière aujourd’hui jeudi après le f’tour. Ce qui n’empêche pas le président de la Commission des secteurs sociaux, qui a examiné et validé le projet, de s’en féliciter. «Le projet a fait l’objet d’un compromis avant qu’il n’atterrisse au Parlement. Donc, nous l’avons adopté dans une version pas très loin du consensus», déclare solennellement le haraki Mohamed Moubdiî. Voilà encore un exemple de cet usage bien marocain qui veut que tout marche par consensus. Mais comment croire qu’un consensus puisse intervenir dans un texte qui touche directement la vie des partis? Entre les grands et les petits, les forces ne sont pas les mêmes. A plus forte raison quand il s’agit de la répartition de la subvention publique annuelle. A ce niveau, chacun a voulu avoir le maximum. Les harakistes ont cherché à faire valoir leur union (Union de la Mouvance populaire, à distinguer de l’UMP française! (sic)) pour obtenir un gros financement. La gauche socialiste unifiée (GSU), qui vient de fusionner avec les dissidents de l’USFP regroupés au sein de l’Association Fidélité à la Démocratie, a fait du forcing pour faire admettre à la commission le droit au financement des partis qui ont fusionné. L’USFP s’y est opposée bien évidemment, soutenant que cette fusion doit intervenir avant les élections pour éviter tout calcul d’ordre pécunier. Adjugé. On voit bien que l’USFP est ennuyée par ces nombreux groupuscules de gauche qui prennent de l’importance et commencent même à fixer «les bonnes règles pour tous les socialistes». Avec l’Istiqlal, l’USFP a conclu un accord qui a l’allure «d’un pacte de guerre», pour faire face à un paysage prolifique et où il est dangereux de rester seul dans son coin. Particulièrement intéressées, les deux formations ont proposé 10% des voix exprimées aux législatives comme seuil d’éligibilité à la subvention annuelle. Le PJD, faisant valoir sa modération, a proposé 7% dans le but d’associer les petits partis au gâteau. L’Etat a dit mieux: 5%. Et donc c’est lui qui a remporté les enchères. Le député istiqlalien Ahmed Khalil Boucetta affirme que l’USFP et l’Istiqlal feront cause commune dans la Chambre des Conseillers et puis aussi lors de l’examen de la loi électorale. Les changements introduits sur le projet de loi sur les partis restent minimes et n’ont pas altéré son esprit. Alors, imaginons qu’il n’y ait pas eu de consensus avant son dépôt au Parlement! De toutes les façons, le projet ne sera ni le premier ni le dernier texte à être adopté dans le consensus. Bien des projets suivront le même cheminement, au grand dam des parlementaires. Il en sera ainsi de la loi électorale qui fixera les règles d’un jeu politique en pleine mutation. Au vu des débats actuels, une belle bataille se prépare sur le mode de scrutin et le seuil d’éligibilité au Parlement.


L’AMDH pas contente

L’AMDH devait observer un sit-in hier soir à Rabat devant le siège du Parlement pour protester contre le projet de loi sur les partis politiques. L’association considère que la version présentée au Parlement n’est pas démocratique, car elle bloque l’initiative et la liberté des partis politiques dans la gestion des affaires publiques, le rôle de ces derniers se limitant à la représentation et à l’encadrement des citoyens. L’association estime également que le rôle du ministère de l’Intérieur est toujours déterminant dans la vie politique, car il intervient directement dans la création et la dissolution des partis sans parler du financement. En somme, le souci sécuritaire est toujours là, estime l’association.Nadia LAMLILI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc