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L'Italie révèle les dessous de l’affaire Suez

Par L'Economiste | Edition N°:2227 Le 06/03/2006 | Partager

. Thierry Breton dément avoir intervenu dans l’OPADans la version officielle, on rapporte que les Italiens préparaient, en douce, une attaque à la hussarde pour s’emparer de Suez. Et que, du coup, Paris a organisé dans l’urgence cette fusion Suez-Gaz de France. Mais la réalité est moins glorieuse pour le camp français. En fait, cette opération remonte à novembre dernier. Et cette idée d’une attaque sur Suez n’a pas été imaginée par des Italiens mais par des Français. En l’occurrence, le groupe Véolia, l’ex-Générale des eaux, dirigé par un ami personnel de Jacques Chirac, Henri Proglio. Henri Proglio qui est allé voir le président d’Enel, accompagné d’Alain Minc, pour lui proposer de lancer une OPA sur Suez et de se partager l’entreprise. Pourquoi pas, répond-on à Rome, persuadé que le gouvernement français a été mis dans la confidence. Et de fait, il le sera plus tard. Le 15 janvier, Thierry Breton est informé du projet d’OPA sur Suez. La suite, on la connaît, l’information a été révélée dans la presse. A Paris, on finit la surprise, Jacques Chirac fait part de son mécontentement. Et Véolia, du coup, se défile. “Henri Proglio a été invité à interrompre ses tractations”, explique-t-on à Rome. L’Italie demande maintenant l’arbitrage de Bruxelles, en expliquant que l’exécutif français est intervenu pour bloquer une opération car Enel avait le malheur de ne pas être français mais italien. Le groupe italien a accusé le ministre français de l’Economie, Thierry Breton, d’avoir intervenu dans l’OPA, celui-ci affirme en avoir été informé par Gérard Mestrallet. “C’est Gérard Mestrallet lui-même qui m’a fait part d’une rumeur concernant un éventuel intérêt d’Enel sur Suez auquel le groupe Véolia serait directement ou indirectement associé”, explique-t-il”. “Je lui ai dit que je n’y croyais pas. Tout cela m’est apparu totalement saugrenu”. Selon lui, dans le cadre de la prise de contrôle de l’entreprise d’électricité italienne Edison par EDF, l’électricien français et Enel “avaient conclu un accord très important qui permettait à ce dernier de progresser sur le marché français de l’énergie”. Synthèse L’Economiste

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