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    Politique

    L'Istiqlal, le RNI et FC invités du CJD
    La transparence, le vrai défi

    Par L'Economiste | Edition N°:2425 Le 19/12/2006 | Partager

    . Mezouar: «Les Marocains commencent à se libérer après des années de soumission totale». Lahjouji: «Les poursuites pour achat de voix, un bon point pour le gouvernement». Baraka: «Il faut réduire le pouvoir discrétionnaire des fonctionnaires»LE public était au rendez-vous à la deuxième rencontre du CJD (Centre des jeunes dirigeants) avec les partis politiques. Dans la salle, Lahcen Daoudi ne passait pas inaperçu. Il faut dire que le membre du bureau politique du PJD accompagnait de commentaires entendus les interventions des invités au débat. C’était au tour de Abderrahim Lahjouji, président des Forces citoyennes, Salah Eddine Mezouar, pour le compte du RNI et Nizar Baraka, représentant le Parti de l’Istiqlal, de répondre aux questionnements autour des programmes économiques des partis pour les législatives 2007. Mezouar était sans conteste la vedette de la rencontre rbatie. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, délégué par son parti le RNI et chaperonné par le cacique Taïeb Benchikh, a fait bonne impression. L’accueil appuyé que lui feront les organisateurs est accompagné par les ovations de la salle. Faut-il y voir un signal politique? D’aucuns n’ont pas hésité à franchir le pas, désignant par là une sortie pour un parti jusque-là en mal de représentation. Le RNI aurait, en tous les cas, misé sur le bon numéro. Mezouar a réussi son test politique. Il renvoie la balle, d’entrée de jeu, à son parti et tente une opération image. «Le RNI n’a pas uniquement des idées, il partage des actions au sein du gouvernement». Comme pour le précédent débat à Casablanca, les invités devaient réagir aux interpellations de leur hôte au sujet de la mondialisation, de l’éthique et de la transparence. Le débat s’est quelque peu focalisé sur ce dernier volet. «Nous avons vécu pendant longtemps dans une situation de soumission totale. Les Marocains commencent à se libérer», a souligné Mezouar. L’éthique et la transparence requièrent ainsi, à ses yeux, un apprentissage incluant à la fois les acteurs de la justice (administration) que ceux à qui elle s’applique (citoyens). «La transparence est une question de volonté politique, mais aussi de pratique quotidienne», insiste le ministre, qui évoque le cas français où la simplification des procédures, l’allégement de la masse de travail chez les magistrats et la mise à leur disposition d’un matériel informatique ont eu un effet bénéfique sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire. Abderrahim Lahjouji estime qu’il reste encore beaucoup à faire. Le patron de Forces citoyennes dit être triste «qu’après 50 ans d’indépendance, le Maroc n’ait pas une justice transparente». Lahjouji, qui plaide pour un arsenal juridique qui ne laisse pas place à l’interprétation, dit sa satisfaction devant les mesures prises par les pouvoirs publics en matière de contrôle des fraudes électorales. Il estime que les poursuites pour achat de voix constituent «un bon point pour le gouvernement» et regrette que ce dernier ne l’ait pas fait en 2002. Nizar Baraka s’est, pour sa part, «réjoui que le gouvernement ait enfin pris en considération la revendication de son parti d’instaurer une loi pour la déclaration du patrimoine». Il décline quatre conditions à la transparence, à savoir «la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la réduction des pouvoirs discrétionnaires des fonctionnaires, la simplification des procédures et la promotion des conditions de la concurrence loyale». Le jeune cadre du PI appelle enfin à «mettre fin à l’inflation législative». Trop de lois tuent la loi. Au sujet de la mondialisation, les violons sont pratiquement accordés. «La mondialisation équivaut à plus de concurrence». La définition liminaire est de Mezaour. Le ministre RNI appelle à identifier les atouts du Maroc pour en tirer un meilleur profit. Un premier pari est relevé, celui de cesser «la gestion dans l’incertitude». Son plaidoyer: «Développer la flexibilité pour plus de réactivité et libérer les sociétés pour impliquer de meilleures initiatives entrepreneuriales». Mais le ministre, qui se dit conscient des résistances qui sont le fait des conservatismes, souligne que le «monde appartient à ceux qui osent». Mezouar plaide enfin pour un «système de régulation mondiale» de l’économie. «L’OMC n’arrive pas à jouer ce rôle», tranche-t-il.Nizar Baraka le rejoint pour dire que «le Maroc a pris le bon cap». Il désigne ainsi les grands chantiers devant accélérer la croissance, la promotion des salaires à même de favoriser la consommation et la visibilité donnée au niveau sectoriel (tourisme, habitat, offshoring). Mais un effort soutenu est à entreprendre, selon lui, pour faire du Maroc «une plate-forme de l’investissement extérieur et de l’exploitation». Des secteurs nouveaux sont ainsi à cibler pour combler un déficit. «Le Maroc est présent dans 25% seulement des domaines des échanges mondiaux», souligne Baraka. Le plaidoyer de Lahjouji est plus circonscrit. Il concerne le monde entrepreneurial. Il appelle à «une politique de complicité entre le gouvernement et les entreprises».


    Lahjouji, la justice et les radars

    Abderrahim Lahjouji a osé une boutade au sujet de la lutte contre la corruption. Saisissant la perche tendue par l’animatrice du débat, Farida Moha, sur le dispositif des radars devant limiter les pots de vin sur nos routes, Lahjouji a déclaré que «si les 50 radars étaient mis dans nos tribunaux cela fera changer les choses». Abderrahim Lahjouji, Nizar Baraka et Salah Eddine Mezouar ont dit leur conviction de la nécessité de réformer la justice et de lui assurer les moyens de son indépendance. Khadija RIDOUANE

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