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Société

Les nouvelles frontières des Marocains
Amine Mamou: «L’expatriation, une formidable ouverture sur le monde»

Par L'Economiste | Edition N°:2402 Le 16/11/2006 | Partager

. Mesures de sécurité entreprises pour les expatriés de Procter & Gamble. Un «jeune aventurier» vit l’expatriation comme une expérience privilégiée. Les profils les plus talentueux en pole position pour l’aventureAmine Mamou, 31 ans, est responsable marketing pour la région CEEMEA (Europe centrale, Europe de l’Est, Moyen-Orient et Afrique) à Procter & Gamble (P&G). Cette région, dont le siège social est basé à Genève (Suisse), compte pas moins de 105 pays, ce qui équivaut à 1,7 milliard de personnes, à 166 langues et à 3 religions majeures (christianisme, islam, judaïsme). Son rôle se divise en deux composantes majeures. Concevoir et implémenter un programme régional d’initiatives pour atteindre les objectifs commerciaux et fournir au pays un support stratégique ainsi que les moyens et les connaissances nécessaires à la gestion. Il se rend dans chaque pays au moins deux fois par an, ce qui lui permet de dire «que je change de passeport régulièrement car la fréquence des voyages ajoutée aux innombrables visas m’oblige à solliciter les services administratifs très souvent. Inutile de vous dire qu’ils me connaissent parfaitement!», indique-t-il. Autant dire qu’il doit gérer un planning de travail très chargé, tant au niveau des objectifs que des missions. Au niveau de la zone Afrique, Amine Mamou s’intéresse de près au marché des pays comme le Nigeria, l’Egypte et l’Afrique du Sud. S’il avoue être surpris à sa descente d’avion à l’aéroport de Lagos (Nigeria) avec un cordon sécuritaire très dense afin de sécuriser les lieux. Chez P&G, le volet sécuritaire est pris en compte par la direction pour l’expatriation de ses collaborateurs. «Des mesures hyperstrictes sont mises en place pour prévenir toute forme de risque. A mon arrivée aux aéroports inernationaux, je bénéficie de mesures sécuritaires. Puis, un correspondant local m’accompagne tout au long de mon séjour pour éviter d’avoir à gérer des situations délicates», dit-il. Ainsi, le règlement intérieur stipule que si un collaborateur n’est pas pris en charge à son arrivée (à l’aéroport) par la personne ressource, il doit reprendre l’avion. Hors de question de courir des risques.Surveillance, encadrement, accompagnement, ne constituent-ils pas un rempart à une communication avec le monde extérieur? Le directeur marketing répond par la négative arguant «que nos missions exigent que nous soyons en mesure de nous adapter à tout type d’environnement. Si les premiers déplacements n’ont pas été facile à gérer, aujourd’hui la multiplication des voyages renforcent les connaissances culturelles propres à chaque pays». Des pays qui possèdent des spécificités que l’on se doit de maîtriser parfaitement. Au niveau sécuritaire, le Nigeria est le territoire où l’on est animé d’un sentiment de peur. L’insécurité est ambiante, elle est plus élevée qu’en Afrique du Sud y compris dans les quartiers les plus défavorisés. Il est fortement conseillé de circuler en voiture avec les vitres fermées, de ne pas se promener seul dans les rues notamment au sein des axes les plus fréquentés. Du côté de la terre des Pharaons, si l’environnement reste plus sûr, il n’en reste pas moins qu’il est pauvre. La circulation y est difficile et dangereuse. Au volant, les Egyptiens s’énervent moins que les Marocains. Lors d’embouteillages importants, ils adoptent la «zen attitude», malgré la situation. . Joindre l’utile à l’agréablePour ce qui est de la vie sociale, elle est riche. Les gens sont joyeux, chaleureux et agréables, et ce malgré les difficultés socioéconomiques. «Les gens vivent dans des conditions très difficiles. Ce qui m’a toujours surpris, c’est la considération accordée aux profils pointus qui perçoivent les deux sous qui font office de salaire à la fin du mois. Ma théorie, c’est qu’il y a une stratégie qui consiste à maintenir le seuil des salaires à un niveau faible pour favoriser l’attractivité économique du pays», insiste-t-il. Le «jeune aventurier», comme il aime à se définir, vit l’expatriation comme une expérience privilégiée. «C’est une chance extraordinaire de sillonner le monde à 30 ans. On développe d’un point de vue personnel, on élargit ses connaissances culturelles, on aiguise son regard par rapport à sa culture. Quand on fait le tour du monde, on se rend compte qu’il n’y a pas que du mauvais dans notre culture», souligne Mamou. Etre expat’, c’est son choix. «L’expatriation est nécessaire pour booster une carrière professionnelle, c’est une formidable ouverture sur le monde. C’est un peu joindre l’utile à l’agréable. J’ai un métier où je me dépense sans compter, il faut bien qu’il y est du plaisir», lâche-t-il.Son activité professionnelle, il l’a combine avec sa vie familiale. Marié et père d’un enfant, Amine Mamou s’est fixé une règle: «Je ne voyage jamais plus de 4 jours et j’évite de me déplacer le week-end. En outre, nous essayons de revenir au Maroc en moyenne une fois tous les 4 mois. C’est vital pour notre équilibre!» annonce-t-il. De là à envisager un retour au pays? «Si je trouve un emploi en adéquation avec mes attentes, je dis banco».Rachid HALLAOUY

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