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Politique

Les élus de l’Istiqlal relancent l’arabisation

Par L'Economiste | Edition N°:2856 Le 09/09/2008 | Partager

. La proposition de loi débattue en octobre ELLE croupit depuis plus d’une décennie dans les tiroirs parlementaires! C’est de la proposition de loi relative à l’arabisation de l’administration et de la vie publique qu’il s’agit. Aux dernières nouvelles, les conseillers istiqlaliens l’ont déposée, lors de la session printanière, à la commission droit et législation de la 2e chambre. Parmi ses grandes lignes, l’arabisation des correspondances administratives. Légalement, l’argument se justifie: «Une notification rédigée dans la langue de Molière pose un problème de preuve. C’est le cas lorsque le destinataire ne sait pas lire le français», commente un conseiller istiqlalien, Ahmed Kadiri. Il évoque aussi des considérations politiques: l’arabe est la langue officielle, la langue du Coran... Sa négligence laisserait la porte ouverte aux extrémistes. Des boucliers se sont déjà levés contre la proposition de loi relative à l’arabisation de l’administration et la vie publique. Une pétition, accessible sur le site amazighworld.org, a été signée par près de 200 personnes. La majorité des signataires réside bien évidemment au Maroc. Quelques sympathisants et militants résidant en Europe ou en Amérique, voire même en Algérie, Israël et aux Emirats arabes unis ont apposé également leur signature. Les pétitionnaires demandent «le retrait pur et simple de ce texte qui porte atteinte au pluralisme linguistique» et à la «consécration constitutionnelle de la langue amazighe». Sur ce dernier point, tout le monde semble être d’accord. C’est le cas par exemple du conseiller Sliman Al Amrani (PJD) et du porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Khalid Naciri, qui, ne l’oublions pas, est membre du Parti progressiste socialiste (PPS). En tout cas sur cette question, tout le monde est en communion, même le Parti de l’Istiqlal Ce n’est pas la première fois que cette proposition de loi passe par le circuit parlementaire. Elle a déjà été plus ou moins débattue durant la précédente législature 2002-2007. A l’époque, c’est Abderrahim Aouad qui présidait le groupe istiqlalien. «Les parlementaires allaient débattre du texte sur l’arabisation, mais le ministère chargé des relations avec le Parlement l’a bloqué. Car le règlement exige qu’il ne peut être discuté au même moment dans les deux chambres», confie une source. Cette version des faits a été confirmée par le conseiller Al Amrani. Il précise tout de même que c’est plutôt «l’ex-président du Parlement et actuel ministre de la Justice, Abdelouahed Radi, qui a pour les mêmes raisons demandé la suspension des débats. Le gouvernement va-t-il soutenir cette proposition, sachant que «l’Exécutif peut le faire en signant un décret»? «En principe oui, surtout que le Premier ministre a rédigé une correspondance dans ce sens. Mais comme disent les Anglais, wait and see», commente une source bien informée. Rendez-vous donc à la rentrée parlementaire en octobre!F. F.

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