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    Enquête

    L'EFA introduit les bourses d'étude

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    Après l'obtention de l'homologation de son diplôme par l'Etat français, l'Ecole Française des Affaires va distribuer des bourses d'étude à partir de la rentrée prochaine.


    Si l'Ecole Française des Affaires (EFA) a fait le plein pour la première session(1) de son concours d'admission (150 candidatures pour 100 inscriptions au maximum), elle n'a reçu que trois demandes de bourse d'étude. Deux demandes proviennent d'élèves issus de SOS Villages. La troisième émane d'un candidat qui a dépassé l'âge requis (23 ans au plus).

    Brillants et nécessiteux


    Pourtant, ces bourses, qui seront instituées à partir de la rentrée scolaire prochaine, peuvent représenter 20 à 75% des frais de scolarité. Ceux-ci s'élèvent à 25.200 DH pour cette rentrée. La caisse des bourses a été dotée de 250.000 DH qui peuvent financier 10 scolarités. Celles-ci peuvent concerner plusieurs bénéficiaires.
    Ces bourses qualifiées d'honneur sont cofinancées par le Service Culturel Scientifique de l'Ambassade de France et la Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc à raison de 50% chacun.
    Les bourses sont accessibles aux candidats «brillants», ayant au moins 14 sur 20 de moyenne pour les résultats du bac, et nécessiteux. Ils sont ainsi appelés à remplir, en plus du dossier d'inscription, un dossier social. Celui-ci comprend des informations sur les revenus des parents ou tuteurs. Il doit rendre compte aussi des charges et dépenses supportées par la famille.
    Les dossiers sont visés par l'orienteur, le proviseur du lycée et le délégué du MEN. «Nous avons voulu associer les autorités de l'Education Nationale pour leur donner plus d'éléments de conseil et aussi pour avoir des informations fiables», signale M. Olivier Randonneix, le directeur de l'EFA. Ces bourses, rappelle-t-il, ont été instituées suite aux demandes des délégués et orienteurs. «Lors de mes tournées d'information, mon attention a été attirée par le nombre de personnes brillantes écartées faute de moyens».

    En plus des bourses, l'EFA a mis en place des crédits-études avec la Société Générale. Ceux-ci peuvent couvrir jusqu'à 75% des frais de scolarité. Ils sont remboursables sur quatre ans. Ces possibilités de prêt existaient déjà pour l'année scolaire 1996/1997.
    «Si ces différentes innovations ne sont venues qu'aujourd'hui, c'est parce que, quand j'avais repris l'école en 1992, d'autres exigences étaient plus urgentes», explique M. Randonneix. Il s'agit notamment de l'homologation du diplôme de l'école. Elle a eu lieu en septembre 1995 et a été publiée au Journal Officiel français du 18 octobre 1995. Cette homologation est rétroactive pour les diplômes précédents.
    L'objectif de toutes ces «innovations» est d'augmenter le nombre d'inscrits. 100 places en première année sont subventionnées à 40% par l'Etat français, alors que ce nombre n'a jamais été atteint. L'EFA accueille en moyenne une cinquantaine d'élèves en première année.

    (1) La deuxième session du concours est prévue pour le lundi 8 septembre.

    Carte de visite


    L'Ecole Française des Affaires a été créée conjointement par la Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc et le Service Culturel de l'Ambassade de France. L'école, «sans but lucratif», est subventionnée par l'Etat français.
    Elle a ouvert ses portes à la rentrée 1988. La majorité des élèves étaient alors issus de l'enseignement de type français. Aujourd'hui, ils représentent moins du tiers des inscrits. «Ce qui est normal. L'Ecole n'a pas été créée pour prolonger l'enseignement de type français au-delà du bac. Elle veut en fait donner à des élèves marocains, qui n'ont pas les moyens d'aller à l'étranger, des études françaises au Maroc», indique M. Randonneix.
    Cet établissement d'enseignement supérieur dispense une formation en deux années en gestion et commerce. Au cours de ces deux années, des stages sont obligatoires.
    La formation est sanctionnée par le diplôme de technicien supérieur en commerce et gestion. C'est l'équivalent d'un BTS, DUT ou DEUG français (titre de niveau III). A ce jour, 348 lauréats sont sortis de l'EFA.

    Malika EL JOUHARI

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