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L'école privée remporte le match du primaire

Par L'Economiste | Edition N°:2308 Le 29/06/2006 | Partager

. L’engouement est moindre pour le lycée et le collège . Seules quatre écoles sont accréditées pour l’enseignement type françaisL’enseignement privé continue de grignoter des parts de marché face au public, notamment dans le cycle primaire où l’écart est net. Les mauvaises performances de l’école publique et des méthodes pédagogiques archaïques (on en trouve aussi dans le privé) poussent les parents à inscrire leur progéniture dans le privé. Même ceux qui ont des moyens limités en font une priorité. Pour l’année scolaire 2004-2005, près de 265.000 élèves y étaient inscrits contre 3,75 millions dans les écoles étatiques, soit 9% du total. Même si on est encore loin de l’objectif de la Charte de l’éducation, le nombre des inscrits ne cesse d’augmenter d’année en année: de l’année scolaire 2000-01 à celle 2004-05, cet effectif a augmenté de 33%. Rien que pour le Grand Casablanca, il a augmenté de 4.130 places lors de l’année scolaire 2005-2006 s’établissant à 91.393, selon les statistiques de l’académie régionale.Cet engouement est moindre pour le collège et le lycée qui regroupent surtout les exclus de l’enseignement public. Les parents préfèrent garantir à leurs enfants une solide base au primaire et les orienter après vers le public pour l’enseignement secondaire collégial et qualifiant. Et pour cause, les ménages ne peuvent supporter l’inflation (souvent) injustifiée des frais de scolarité. Chaque année, la hausse des frais est systématique, sans que les parents s’aperçoivent de la contrepartie.Les personnes aisées optent pour les grands groupes scolaires privés à défaut de l’enseignement type mission. Ceci contribue également à l’affaiblissement de l’enseignement public en l’absence d’interlocuteurs instruits exigeants en terme de qualité et disposés à s’impliquer dans le suivi de la scolarité de leurs enfants. Ce constat a été soulevé par le rapport de la Commission spéciale éducation formation (Cosef). Il décrit parfaitement la situation actuelle. Même les associations des parents restent souvent passives.Mais la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles privées suit-elle cette demande croissante? Les programmes enseignés diffèrent d’un opérateur à un autre. En plus du programme officiel instauré par l’Education nationale, des matières sont ajoutées (anglais, musique, informatique). Attention à l’emballage. Entre ce qui figure sur le catalogue et la réalité, bien souvent les écarts sont criants. Ces écoles adoptent les manuels français surtout pour les langues (anglais et français) et les œuvres littéraires. D’autres innovent en enseignant les maths et les sciences naturelles en arabe et en français ou encore la physique. «Ce n’est pas trop dure pour nos enfants car c’est bien de profiter du système français vu, qu’avec l’arabisation, le notre est quelque part défaillant», souligne un parent d’élève. Même certaines écoles soi-disant «islamistes» s’appuient sur les manuels français et les utilisent comme argument de vente, bien sûr sans oublier leur vocation principale. Une façon de dire que l’enfant doit maîtriser la langue de Molière pour maximiser ses chances sur le marché du travail. «Le niveau de nos enfants est meilleur que celui des élèves du secteur public. Ils sont plus éveillés et communiquent mieux», souligne le parent d’un élève d’une école privée. Ce constat est appuyé par le rapport de la Cosef qui souligne que les performances du secteur privé en terme de rendement sont supérieures à celles du public. La qualité de l’encadrement agit directement sur les performances des élèves. Vu la diversité des établissements, l’offre varie d’une école à l’autre. Les enseignants sont, pour la plupart, des diplômés chômeurs qui acceptent des bas salaires démarrant à partir de 2.000 dirhams pour un bac+4 et arrondissent leur fin de mois par ces fameux cours de soutien que l’on impose quasiment à tous les élèves. Certaines écoles, plus structurées et rares, paient mieux leur personnel enseignant, ce qui agit sur leur rendement en réalisant de meilleurs résultats. En plus de la qualité de la formation, d’autres établissements plus futés font miroiter aux parents l’atout de l’enseignement français et augmentent leurs tarifs. Mais attention, seuls quelques établissements privés sont accrédités par le gouvernement français pour préparer au bac mission française. A Casablanca seules l’Ecole Al Jabr, l’Ecole Narcisse-Leven, l’Ecole hébraïque normale et le Lycée Maimonide sont autorisés. Hormis ces quatre, toutes celles qui prétendent dispenser ce type d’enseignement veulent induire les parents en erreur avec cette publicité mensongère. D’ailleurs, en 2004, une polémique a été soulevée suite à la publication par L’Economiste d’un article sur ce volet avec la liste des établissements accrédités. L’Association marocaine des établissements privées d’enseignement général (AMEPEGE) ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. (cf.www.leconomiste.com). Un conseil, pour ne pas vous laisser piéger, il vaut mieux aller sur le site Internet de l’ambassade française au Maroc (www.ambafrance.org.ma) ou sur celui de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE) (www.aefe.fr) et vérifier l’information avant de vous engager (voir tableau).«Hormis les écoles du réseau français, les écoles marocaines doivent préparer aux diplômes nationaux, notamment le certificat d’étude collégial et le baccalauréat», explique Nassereddine Lhafi, directeur de l’académie régionale d’éducation et de formation du Grand Casablanca. Cependant, il avance qu’il y a trois types d’élèves qui ont la possibilité de s’inscrire au bac type mission: les enfants des ressortissants marocains qui reviennent au pays, ceux des étrangers et ceux qui ont été exclus du système français.Par ailleurs, suite à la polémique sur «l’enseignement français», une commission a été mise en place pour contrôler les écoles et vérifier l’adéquation des programmes avec les autorisations obtenues. Mais, sur le terrain, ce n’est pas appliqué à 100% sous prétexte que le nombre des écoles privées existantes est élevée, soit 542. En attendant, certains promoteurs contournent les contrôles et persistent à utiliser cette publicité mensongère pour attirer un grand nombre d’inscrits.


Toujours plus d’établissements

LE nombre des établissements privés croît d’année en année. Rien que pour le Grand Casablanca, 22 ont été ouverts au début de l’année scolaire 2005-2006 en comparaison avec la période précédente, totalisant ainsi 542. Sur ce total, les écoles primaires représentent 68% confirmant l’emballement des ménages vers ce type d’enseignement. Le nombre des classes a augmenté de 303 lors de la même période.Le nombre des enseignants opérant dans ces écoles au Grand Casablanca suit cette même tendance. Il s’est accru de 626 entre l’année scolaire 2005-2006 et celle d’avant s’établissant à 8.010 dont 58% sont du sexe féminin, selon les statistiques de l’académie régionale d’éducation et de formation du Grand Casablanca. Nadia DREF

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