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Le Maroc doit revoir son image à l’international

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
Trop de clichés et d’idées reçues non rectifiés
L’urgence est de lancer des études sur l’opinion publique espagnole
Les événements de Laâyoune ont réveillé les démons

«DANS la couverture espagnole des évènements de Laâyoune, l’idéologie a tué le professionnalisme. Les médias ibériques ont usé de moyens agressifs et mensongers dans le traitement des affaires marocaines». L’affirmation est de Larbi Messari, ancien ministre de la Communication, faite lors d’une table ronde sur «la propagande politique et les médias», organisée par le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) vendredi dernier.
Pour convaincre, il s’est appuyé sur les chiffres de sondages réalisés auprès de l’opinion publique espagnole. Ainsi, 80% des sondés considèrent que le Maroc ferme les yeux sur le trafic de drogue. 83% pensent que notre pays encourage l’émigration clandestine. Un autre sondage réalisé en décembre par l’institut royal El Cano confirme cette image négative dans l’opinion publique espagnole. Les Espagnols pensent que le Maroc est un pays autocratique où les libertés publiques et les droits de l’Homme font défaut. En somme, la campagne véhiculée par les médias espagnols dégageait un consensus contre le Maroc.
L’intervention du professeur Abdelmounaïm Dilami a permis de relativiser cette tendance. Pour lui, cette hostilité espagnole au sein de l’opinion publique n’est pas fondée sur des données objectives mais sur des éléments subjectifs. La preuve, la coopération économique est au top: les investissements espagnols au Maroc sont importants et le nombre des touristes espagnols augmente. Si demain le Parti Popular (PP) accède au gouvernement, il adoptera la même tactique que la formation socialiste actuelle, à cause des intérêts. Dans cette affaire, le Maroc n’est pas réellement en conflit avec l’Espagne, mais plutôt avec l’Algérie qui a actionné des éléments négatifs pour perturber le couple Maroc-Espagne.
Pour le Pr Dilami, notre pays devrait raisonner comme une entreprise qui a un problème d’image. La première chose à faire, selon lui, est de lancer des études sur l’opinion publique espagnole et marocaine. C’est à partir des résultats obtenus qu’une stratégie d’image sera élaborée, a-t-il souligné. Car, si rien n’est fait, les dégâts seront énormes. Sous la pression de l’opinion publique, le gouvernement peut adopter une politique contre ses intérêts.
Le problème d’image au sein de l’opinion publique espagnole n’a pas surgi naturellement. Il a été travaillé par les services algériens. Pour Abdelmounaïm Dilami, les médias ne sont qu’un vecteur porteur d’informations. Ils ne pourront jamais aller à l’encontre de ce que pensent les citoyens. Le président de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) est arrivé à la conclusion que le Maroc n’a pas de politique d’image à l’international, encore moins vis-à-vis de l’Espagne. Il est grand temps de s’y atteler. Car, dans certains pays, le Royaume traîne une image négative comme s’il vivait au Moyen-Age. Il a d’ailleurs donné l’exemple de deux journalistes professionnels (Hongrie et Bulgarie) qui ne voulaient pas d’un marocain à la présidence de l’UPF. Motifs invoqués: absence de démocratie, élections de pure forme, Moyen Âge… Pis: ces journalistes n’étaient pas de mauvaise foi, ils le pensaient réellement, a noté le Pr Dilami.
Quant à Abdellah Saâf, il s’est interrogé sur une particularité bien espagnole: unité pour identifier et désigner un ennemi unique. «Ce consensus surprenant ne correspond pas à l’expérience démocratique», a ajouté l’ancien ministre. Pour lui, le Maroc doit concevoir une stratégie globale à long terme, basée sur l’analyse et le dialogue pour contrecarrer cette position négative.
Le président du SNPM, Younes Moujahid, n’est pas allé de main morte. «Les médias espagnols ne respectent pas l’éthique professionnelle dès qu’il s’agit du Maroc et ce, contrairement à l’Algérie ou à d’autres pays». La couverture des évènements de Laâyoune a généré une attitude hostile et raciste des Espagnols à l’égard des Marocains. Ainsi, une campagne de désinformation intense a été menée par les médias espagnols contre le Maroc. L’agence de presse officielle espagnole (EFE), et certains quotidiens tels que El Mundo, El Pais, orientés par les centres de pouvoir espagnols, ont publié de fausses photos en prétendant qu’elles étaient prises lors de ces incidents.

SBe avec MC

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