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Politique

Le DG de l’ONCF convoqué au Parlement

Par L'Economiste | Edition N°:2692 Le 15/01/2008 | Partager

. Au menu, l’opportunité du projet TGV. L’initiative vient du groupe parlementaire de l’USFPAPRÈS l’ONE, l’ONCF. Mohamed Rabie Lakhlie est convoqué par la commission des Finances et du Développement économique de la Chambre des Représentants à venir devant les députés s’expliquer sur les investissements de l’Office. Un courrier du président de la commission, Amar Cheikh, lui a été adressé dans ce sens. Le DG de l’ONCF devra ainsi faire le déplacement au Parlement en compagnie de Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport. C’est le groupe parlementaire de l’USFP qui est à l’origine de cette initiative, conformément à l’article 41 du règlement intérieur de la Chambre des Représentants, qui permet aux députés de convoquer tout directeur d’un établissement public. Cette fois-ci, aux députés de la commission des Finances se joignent ceux de la commission de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Infrastructures de base. En fait, les députés s’intéressent au projet du train à grande vitesse (TGV) annoncé il y a quelques mois, à l’occasion de la visite du président français Nicolas Sarkozy. Ils justifient leur intérêt par l’importance des montants en jeu (100 milliards de DH) et leur impact sur les finances publiques. Déjà, dans son courrier, le président de la commission des Finances soulève une série d’interrogations relatives notamment au planning de réalisation, aux résultats de l’étude de faisabilité et aux scénarios alternatifs étudiés. A cela s’ajoutent d’autres questions sur le nombre de voyageurs, le prix des billets, les mécanismes de financement et l’impact du projet sur les autres investissements de l’Office. D’autres points seront soulevés tels que l’opportunité d’accorder la priorité au transport au lieu d’un autre secteur pour lui consacrer 100 milliards de DH à l’horizon 2035, s’interroge un parlementaire. Un autre député suggère de développer l’aérien, en subventionnant les vols. Un dernier propose d’améliorer les tronçons existants et d’en créer d’autres pour atteindre l’objectif de vitesse de 160 km/heure. Face à cette profusion d’interrogations, Mohamed Rabie Lakhlie reste serein. Pour lui, il est «tout à fait normal que les représentants de la Nation s’intéressent à ce projet pour qu’ils puissent le porter au même titre que ses initiateurs». Est-ce l’histoire des Rafale qui a précipité les choses? Non, répond Lakhlie. En fait, le projet remonte à 2003 lorsque l’Office avait décidé de réactualiser les études pour le tronçon Marrakech-Agadir, rappelle le DG de l’Office. Celles-ci ont abouti à la conclusion suivante: pour tout développement ferroviaire, la meilleure réponse économique pour lier villes moyennes et longues distances reste la grande vitesse. D’ailleurs, pour le DG de l’Office, il n’y a pas une différence importante en termes de coût entre une ligne à grande vitesse et une ligne classique, avec une rentabilité socioéconomique beaucoup plus intéressante pour le TGV. Rappelons que le protocole annoncé avec les Français concerne une première phase du projet: la ligne Tanger-Kénitra (construction de 200 km de lignes et acquisition de 18 trains à 320 km/heure). Les trains vont ensuite reprendre la ligne existante pour continuer leur parcours jusqu’à Casablanca.L’investissement prévu est de 20 milliards de DH dont 10 milliards d’infrastructures. Sur ce dernier chapitre, les appels d’offres seront à l’international avec une forte présence des entreprises marocaines en génie civil comme c’est le cas notamment pour les autoroutes et l’extension en cours de voies ferrées. Pour le DG, ces montants sont à relativiser. Ils s’inscrivent dans la continuité du programme d’investissement de 17,2 milliards de DH engagés par l’ONCF pour la période 2005-2009.Le montage financier est en cours de bouclage. Une chose est sûre, plus de 50% proviendra d’un prêt concessionnel français. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle l’Office a choisi la France pour cette première phase de 200 km. Ce pays est leader mondial dans le domaine et le Maroc cherche un transfert de savoir-faire dans ce secteur de pointe avant de passer aux autres étapes du projet, note-t-il. Il est à rappeler que le schéma directeur prévoit la construction d’un réseau de 1.500 km de lignes à grande vitesse à réaliser à l’horizon 2035. Il s’agit de la ligne atlantique Tanger-Agadir via Marrakech et une ligne maghrébine Casablanca-Oujda et qui s’étendra, à terme, vers Alger, Tunis et Tripoli.Mohamed CHAOUI

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