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    L’ histoire d’un SDF devenu milliardaire

    Par L'Economiste | Edition N°:854 Le 18/09/2000 | Partager

    . Il a commencé par vendre des bouteilles de cola vides et des journaux... Aujourd’hui, il est actionnaire à Lone Star Energy entre autres. Sa devise: L’effort quelles que soient les circonstances!«J’ai commencé pauvre, très pauvre!» L’auteur de cette phrase (et de tout un livre) a réalisé une ascension fulgurante dans la jungle de Los Angeles-Est. Sa vie est une nouvelle version du rêve américain.Grâce au dur labeur et à la persévérance, il a réussi à devenir le cofondateur de John Paul Mitchell Systems, actionnaire de Skidmore et... Lone Star Energy. Il s’appelle John Paul Dejoria. C’est une histoire qui donne de l’espoir.«Mes parents ont divorcé avant que je n’aie mes 2 ans. A neuf ans, j’ai commencé à vendre des cartes de voeux et des journaux. Avec mon frère, je me réveillais à 3 heures du matin. Petit, mon rêve était de décrocher un job qui me permette de gagner 150 Dollars la semaine. Je voulais avoir une petite maison et conduire une belle voiture», confie le milliardaire.Il a été chômeur deux fois dans sa vie. Il était trop timide pour demander à quiconque de l’aide. A l’approche de ses vingt ans, il a divorcé de sa première femme. «J’ai eu un fils. Je n’avais nulle part où vivre. Je sortais pour collecter les bouteilles de cola vides. Je les vendais pour deux ou trois cents», raconte Dejoria. Son fils et lui vivaient de riz, patate, céréales, macaroni et fromage... «mais nous vivions», assure-t-il.En 1964, il aspire à suivre des études de médecine dentaire, mais les frais d’inscription n’étaient pas à sa portée. Il décide alors de devenir commercial et commence à vendre des encyclopédies. Il passe ensuite aux photocopieurs et aux polices d’assurances... En 1971, il travaille chez Redken, célèbre laboratoire de fabrication de soins pour cheveux aux Etats-Unis.En 1980, Dejoria s’associe à l’un des plus grands fabricants de produits capillaires aux USA et à son ami depuis 8 ans Paul Mitchel. Celui-ci se charge de la production, alors que Dejoria assure les ventes, le marketing et l’administration. Ils ont commencé avec 700 Dollars dont une partie avait été empruntée. Ils n’ont pas été obligés d’emprunter plus tard.Dejoria dit: «L’un des tournants pour moi fut de ne pas être capable de payer une facture. C’était au début de mon association avec Mitchel. Après je me suis rattrapé». Quel est le secret de ce succès fulgurant? «J’ai toujours dit que la différence entre les gens qui réussissent et ceux qui ne réussissent pas, c’est que les premiers font des choses alors que les seconds restent inactifs. Quand dix portes vous sont claquées au nez, vous devez frapper à la onzième avec le même enthousiasme», c’est la règle pour réussir. . Voler aussi haut qu’un cerf-volantSon personnel est mieux payé que dans d’autres entreprises du même secteur, mais ils font aussi beaucoup mieux que les autres. Sa philosophie du management: c’est le moins de hiérarchie possible. Il n’a pas de cadres moyens. «Nous devrions probablement avoir 500 ou 600 employés, mais nous en avons juste 87 au niveau mondial», affirme-t-il. Pour lui, peu de gens mais motivés valent mieux qu’une pléthore de salariés. Et qu’en est-il des projets du nouveau millénaire? Il voit l’entreprise John Paul Mitchell Systems au moins 2 ou 3 fois plus grande. Le gaz naturel sera de plus en plus utilisé, «je suis un grand partisan de l’utilisation du gaz naturel car il est bénéfique pour l’environnement», déclare-t-il. Le monde sera de plus en plus ouvert en raison de cette fabuleuse révolution des télécommunications. Et «je vois de plus en plus d’individus qui réussissent et qui veulent partager leur réussite pour une vie meilleure».L’adage préféré de Dejoria dit que si chacun de nous quitte cette planète en sachant qu’il a bien accompli son devoir envers elle et qu’il a fait quelque chose pour améliorer le sort des générations futures, alors il pourra voler aussi haut qu’un cerf-volant. Puisse le succès être le lot de ceux qui choisissent de voler si haut.Enfin, il lance un message à qui de droit: «“L’American Dream” est là (A Talsinnt?) Vous devez juste mettre un peu plus d’effort et d’énergie. Quoi que vous fassiez, si vous le faites mieux que les autres, vous vous rendrez compte que vous irez très loin. Il faut aussi assurer un juste équilibre, c’est-à-dire qu’il faut faire aux autres ce que vous avez envie que les autres vous fassent».Anouar ZYNE

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