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Culture

L’art contemporain marocain à Venise

Par L'Economiste | Edition N°:3105 Le 10/09/2009 | Partager

. Deux artistes marocains exposent à l’église Santa Maria Della Pieta. L’exposition attire 2.000 à 2.500 visiteurs par jourMahi Binebine et Fathiya Tahiri exposent depuis le 7 juin dernier et jusqu’au 19 novembre prochain à l’église Santa Maria Della Pieta à Venise, à l’occasion de la 53e édition de la Biennale des Arts de Venise. Rendez-vous incontournable d’art contemporain, cette Biennale a toujours été à l’avant-garde, en favorisant de nouvelles tendances artistiques. Devenue au fil des ans de plus en plus prestigieuse, elle accueille chaque année un nombre croissant de pays participants, faisant ainsi de cette rencontre un forum où se côtoient cultures et créations du monde entier. Le Maroc y participe pour la deuxième fois. La première participation remonte à 2005, où trois artistes avaient représenté le Maroc: Moa Bennani, Fouad Bellamine et Fathyia Tahiri, à l’initiative de cette dernière, dont le travail est connu et apprécié à Venise. L’édition 2009, placée sous le thème «Faire le monde», compte la participation de plus de 110 exposants internationaux et les organisateurs estiment à 10 millions le nombre de visiteurs sur l’ensemble des six mois d’exposition. Le Maroc y participe cette année grâce à la motivation et la volonté de plusieurs personnes, désireux de présenter le Maroc comme un pays moderne, renfermant de véritables talents artistiques. Il s’agit des deux artistes exposants eux-mêmes, que l’on peut qualifier d’ambassadeurs culturels pour le Maroc à l’étranger, et qui ont travaillé sans relâche pendant plusieurs mois afin que leurs œuvres ne soient prêtes à temps. La consultante en communication et marketing Sanae Alami Afilal a également contribué à la mise sur pied du projet, à titre amical. Même chose pour Paolo De Grandis, qui fait partie du comité organisateur en Italie, et s’est déplacé à plusieurs reprises au Maroc. Plusieurs grandes entreprises marocaines ont soutenu financièrement cette participation marocaine, sachant qu’un budget de 400.000 euros a été nécessaire, notamment pour la location de l’Eglise Santa Maria Della Pieta. «Il n’est pas sûr que toutes ces entreprises acceptent de soutenir à nouveau la participation marocaine en 2011. Or, il serait vraiment dommage de ne pas reconduire tous les deux ans cette opération, qui est très bénéfique en termes d’image pour le Maroc», souligne Sanae Alami Afilal. Cette dernière affirme qu’un budget de 3 millions de DH pourrait suffire lors des prochaines éditions. «Il faudrait que le ministère de la Culture accepte de consacrer un budget, afin de pérenniser l’opération», avance-t-elle. Même remarque de la part de l’artiste Mahi Binebine qui souhaiterait que le Maroc puisse acquérir à Venise un lieu, où des artistes marocains pourraient présenter leurs dernières créations à chaque biennale. «Lors des première et deuxième éditions, le choix des artistes s’est fait en fonction de la renommée pour bien positionner le pavillon marocain. Mais si le Maroc décide une présence pérenne, alors de jeunes artistes auront leur chance», suggère Sanae Alami Afilal. Pour l’instant, Mahi Binebine et Fathyia Tahiri sont présents sur place à l’église pour accueillir les 2.500 personnes qui visitent l’église chaque jour. Leurs créations, très originales, attisent la curiosité. A eux deux, ils exposent une trentaine de tableaux et de sculptures de grand format, qui occupent toute l’église. Les tableaux de Binebine représentent des corps de personnages nus et sans sexes. L’artiste utilise des combinaisons de couleurs créées en utilisant des pigments purs appliqués directement sur les tableaux puis habilement modifiés par les mains de l’artiste ou par les coups de pinceau. Né en 1959 à Marrakech, Mahi Binebine fait ses études à Paris et y enseigne les mathématiques pendant huit ans. Parallèlement, il peint. Après quelques expositions, il publie plusieurs romans traduits dans différentes langues. En 1994, il s’installe à New York. Mahi Binebine est à la fois un peintre reconnu, le Musée Guggenheim de New York vient d’acquérir quelques-unes de ses œuvres, et un auteur prometteur de la jeune littérature marocaine. Depuis 2002, il s’est établi à Marrakech où il collabore avec le peintre espagnol Miguel Garanda. Son frère, Aziz Binebine, fait partie des 28 survivants du bagne de Tazmamart. Fathyia Tahiri, âgée de 50 ans, est diplômée de l’école spéciale d’architecture de Paris. En 1986, elle ouvre une agence d’architecture à Rabat et réalise des projets d’envergure dans plusieurs villes. Parallèlement à son travail d’architecte, elle réalise et expose au Maroc et à l’étranger des collections artistiques diverses: collections de meubles d’art, bijoux, peintures et sculptures. Nadia BELKHAYAT

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