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Affaires

Kafka toujours à l’oeuvre
Usine de boîtes de conserves à Agadir: 6 ans pour rien!

Par L'Economiste | Edition N°:1764 Le 10/05/2004 | Partager

. Un projet maroco-américain toujours sans réponse. Une convention signée avec Oualalou, il y a 2 ans. Des soucis de financement et surtout de comportement…Il y a deux ans, les journaux marocains (cf. L’Economiste du 3 mai 2002; (www.leconomiste.com) titraient sur une convention signée par le ministre des Finances, pour la construction d’une fabrique de conserves à Agadir. Le communiqué officiel était sûr de lui: il mettait déjà en relief la construction, davantage que la convention. Les investisseurs prévoyaient alors de lancer la production à fin 2003. Il n’en est toujours rien aujourd’hui. Même la relance très officielle avec la signature d’une convention par un ministre et par l’ambassadrice Tutwiller, n’a pas réussi à débloquer le projet.Il s’agit d’une initiative maroco-américaine, pour un montant de 35 millions de dollars et qui remonte en fait à 1998. Elle ambitionnait la création d’une usine de production de boîtes de conserves destinées au conditionnement de fruits, légumes et poissons sur une surface de 38.000 m2 à Aït Melloul, importante région agricole. Selon les entrepreneurs, la conserverie permettrait de créer près de 200 emplois directs et 2.500 indirects. Mais le projet bute toujours, au jour d’aujourd’hui, sur “des tracas de financement”, explique Jamal Belcaïd, l’un des principaux partenaires de ce projet, et qui représente au Maroc les intérêts américains (Yasmine Enterprises Inc, société d’études et Service Tool International, société d’engineering). En 1998, ce projet avait eu l’aval du gouvernement américain. L’étude de faisabilité a été réalisée avec l’aide de l’Agence américaine pour le commerce et le développement (US-TDA). Le 3 mai 2002, les investisseurs, représentés par Jamal Belcaïd, PDG de “Yasmine Entreprises Inc”, signent une convention avec l’Etat marocain en présence de Margaret Tutwiller, alors ambassadrice des Etats-Unis, et Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation. Le financement du projet nécessite la contribution de plusieurs banques. Si l’on en croit les déclarations de Jamal Belcaïd, ce projet aurait reçu le soutien de la BAD et autres banques internationales. “Mais nous préférons les banques marocaines pour limiter le risque de change”. Mais toujours selon Jamal Belcaïd, les partenaires sur ce projet ont trouvé d’énormes difficultés avec une banque de la place: “Elle n’a pas été très claire dans son comportement”. C’est en fait l’absence de réponse nette, oui ou non, qui a bloqué le travail. En 2002, premier contact avec ce banquier. Aujourd’hui, personne ne veut citer nommément cette banque, de peur d’envenimer les relations. Selon notre entrepreneur, ce banquier s’est proposé d’être chef de file et a promis donc de faire le tour des autres banques pour monter le financement de près de 23 millions de dollars, les 12 millions restants étant l’apport des associés. Les investisseurs, venus au Maroc uniquement pour ce projet, rentrent donc aux Etats-Unis et attendent la réponse de leur banquier.“Jusqu’à mai 2003, nous échangeons des courriers électroniques et répondons à toutes ses exigences. Nous avons fini par avoir un accord verbal du financement du projet”, se rappelle Belcaïd. Les hommes d’affaires américains décident donc de revenir au Maroc vers fin mai 2003. “Nous avons contacté nos banquiers. L’un d’eux nous donne enfin un rendez-vous. Puis…nous sommes restés cinq jours dans l’hôtel à l’attendre…à essayer de le relancer. On nous a promis qu’on aurait l’accord de financement, et finalement nous sommes retournés aux Etats-Unis sans réponse claire de la part de cette banque”, relate, non sans dépit, Jamal Belcaïd.Et rebelote en novembre 2003: ce natif de Kénitra ne démord pas de son projet et décide de retourner au Maroc pour avoir une réponse claire et nette. “Combien même cela serait un refus, nous estimons avoir le droit à des explications, ou au moins un refus formel. Tout cela n’est pas très clair…”. Mais la démarche s’avérera encore une fois vaine. Cinq mois plus tard, Jamal Belcaïd revient au Maroc pour cette fois lancer des tractations avec d’autres banques nationales. Selon le programme, une fois le financement débloqué, il faudra à peu près 14 mois pour mettre en route la production. Donc si ce problème était réglé maintenant, l’usine ne serait opérationnelle qu’en septembre 2005. Le terrain, situé à Aït Melloul, est “réservé” depuis juin 2001.


Grande visibilité, forte concurrence

Le projet de fabrication de boîtes de conserves a intéressé la presse marocaine mais aussi américaine, par son montant comme par sa zone d’influence sur l’Afrique.C’est ainsi qu’est présenté le projet de la conserverie d’Agadir, dont le terrain “réservé” est situé à 15 km du port. “L’une des plus grandes contraintes à laquelle se heurte la compétitivité des exportations marocaines de conserves alimentaires, est le manque d’emballage métallique de bonne qualité et à des prix raisonnables”, explique l’homme d’affaires. Il est vrai que les importations de boîtes d’emballage métallique ont connu une augmentation soutenue ces trois dernières années, et que cela grève la compétitivité du secteur agroalimentaire. “Ce projet devrait permettre de réduire les coûts et également exporter ces boîtes vers d’autres pays africains au lieu que ces derniers importent d’Europe ou d’ailleurs”. Jamal Belcaïd, très jaloux de son projet, a été invité en mai 2003 en Egypte dans le cadre d’une mission pour le développement de commerce entre le Maroc et l’Egypte pour le présenter. Un mois plus tard, c’est l’Afrique du Sud qui le sollicite. Jamal Belcaïd avait représenté le Maroc via ce projet au congrès mondial “Financing Africa’s Futuring”. Mouna KADIRI

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