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    Economie Internationale

    Israël: Le Likoud à égalité avec les Travaillistes pour le second tour

    Par L'Economiste | Edition N°:421 Le 13/01/1999 | Partager

    Selon un sondage publié par le quotidien Maariv, le Premier ministre sortant, M. Benjamin Netanyahu, serait en ce moment à égalité pour les élections du second tour avec son rival M. Ehud Barak, représentant de la formation travailliste. Pourtant, la partie est loin d'être gagnée.

    Quel sera le prochain Premier ministre israélien? Même si les observateurs estiment que les chances ne sont pas du côté de M. Netanyahu pour le premier tour, la question est loin d'être définitivement jouée.
    En revanche, ce qui est certain, c'est que les analystes politiques s'attendent à l'organisation d'un second tour. Ce dernier favorisera les deux candidats ayant les meilleurs résultats dans le premier qui sera tenu le 17 mai prochain.
    A en juger par les conclusions d'un sondage d'opinion publié par le journal Marriv, les deux chefs de file du Likoud et des Travaillistes obtiendront au second tour prévu le 1er juin, 45% des suffrages des Israéliens avec 10% d'indécis.
    Les auteurs du sondage précisent par contre que si l'ancien chef d'état-major, M. Amnon Lipkin Shahak parvient au second tour, il dépasserait largement M. Netanyahu en totalisant 48% des suffrages. Si M. Dan Meridor, ex-ministre des Finances et candidat d'un nouveau parti centriste, arrive également au second tour, il sera battu par M. Netanyahu qui recueillera 42% des suffrages.
    Les résultats de ce sondage ne reflètent pas peut-être la réalité sur le terrain. Ainsi, le journal Marriv n'a pas précisé ni sur quel échantillon s'est basé le sondage, ni sa marge d'erreur.
    Les élections en Israël viennent à un moment critique dans l'histoire de la société israélienne. Crise interne, blocage du processus de paix...
    Plusieurs éléments qui vont influencer le vote des électeurs.

    Netanyahu «électoraliste»


    Les mesures engagées par le Premier ministre ont été qualifiées d'électoralistes par ses adversaires. En effet, à quatre mois des élections, Netanyahu a donné son accord pour la mise en place des projets sociaux essentiellement d'aide au logement.
    Lors d'un entretien à la radio, M. Netanyahu a déclaré que «son gouvernement a serré la ceinture et qu'il est temps de la relâcher un peu et notre premier devoir est de songer aux vieillards et aux enfants».
    Pour consolider sa politique électoraliste, le chef de la droite israélienne a accepté une loi sur l'enseignement gratuit des enfants en bas âge élaborée par le Parti Travailliste il y une quinzaine d'années. A noter au passage que Netanyahu s'opposait jusqu'à présent à la mise en application de cette loi.
    Mise à part cette action, Netanyahu a renoncé à la réduction des avantages fiscaux attribués aux personnes âgées. Il ne s'oppose plus au projet d'aide à l'obtention de la propriété pour des locataires des appartements d'Etat. Une mesure réclamée depuis fort longtemps par l'opposition.
    Dans le même ordre d'idée, le chef du gouvernement a l'intention de prolonger d'une année la non-imposition des loyers perçus par les propriétaires de logements locatifs. Cette mesure devait en principe prendre fin cette année.
    A travers leur représentant, M. Ehud Barak, l'opposition travailliste a dénoncé les actions de Netanyahu. Les travaillistes l'accusent en effet de «chercher uniquement à se maintenir au pouvoir».
    M. Barak a affirmé que «l'Etat en Israël n'a pas les moyens de s'offrir ce luxe».
    Pour sa part, la réaction de candidat du centre a été la plus remarquée. «On ne peut pas se moquer des électeurs et porter atteinte à leur intelligence», déplore M. Meridor. Pour ce dernier, la politique du prochain gouvernement devra mettre l'accent sur l'investissement dans les infrastructures et mettre un terme à la politique monétaire actuelle des taux d'intérêt élevés qui étrangle le marché.

    Mohamed DOUYEB

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