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Economie

INDH: Les tournées de sensibilisation s’intensifient

Par L'Economiste | Edition N°:2106 Le 12/09/2005 | Partager

. Après le coup d’envoi Royal, l’Intérieur prend le relais. Analphabétisme, pauvreté, exode rural,... là où il faudra intervenir. 13,7% des Marocains vivent avec moins de 8,5 DH par jourL’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) entame sa phase cruciale. Le coup d’envoi a été officiellement donné par le Souverain la semaine dernière avec des projets dans le Nord. Parallèlement à ces inaugurations, la communication et la vulgarisation des principes de l’Initiative s’accélèrent. Une rencontre d’information dédiée aux médias a été organisée, vendredi 9 septembre à Rabat, par le comité de pilotage de l’INDH. Elle n’est pas la première du genre. Une récente rencontre avec le ministre de l’Intérieur Mostapha Sahel (cf.www.leconomiste.com) avait permis de lever le voile sur plusieurs thèmes, jusque-là ambigus. En effet, le chantier de l’INDH est tellement vaste et imbriqué qu’il nécessite une veille permanente et beaucoup d’efforts de compréhension. Il faut, par exemple, cerner les apports de tous les intervenants et les faire converger vers l’objectif majeur de l’Initiative, à savoir la réduction de la pauvreté et l’exclusion. Lors de la réunion du 9 septembre, Lahcen El Omrani, conseiller au cabinet du ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, a évoqué les obstacles structuraux qui se mettent au travers du développement social. Même si 55% du budget de l’Etat en 2005 a été alloué aux secteurs sociaux, le déficit dans le domaine est toujours criant. Aujourd’hui, 13,7% des Marocains vivent avec moins de 8,5 DH par jour et 25% avec moins de 4.500 DH par personne et par an. Le Maroc a été classé 124e en matière de développement humain. Selon El Omrani, la pauvreté est maintenue par le taux d’analphabétisme, qui, selon une estimation de 2004, est tombé à 40%. En effet, il est un vecteur d’exclusion sociale puisqu’il limite l’accès à un meilleur rang social à travers l’acquisition du savoir. L’exode rural est aussi présenté comme un facteur d’échec social. Mohamed Mohattane, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, chargé du Développement rural, a rappelé à ce sujet les grands axes de la stratégie 2020 pour le développement de son secteur. Le principal objectif de cette vision est de créer des activités génératrices de revenus pour maintenir les populations sur place. Ce concept a pris de l’importance avec l’Initiative. Il a aussi suscité plusieurs questions quant à la manière dont il doit être appliqué et les mécanismes d’octroi des microcrédits. Le secrétariat d’Etat avait organisé, en août dernier et dans la perspective d’accumuler les expertises, un Forum national auquel ont pris part près de 500 ONG. Au-delà du monde rural, la pauvreté et la précarité sont aussi concentrées dans les périmètres urbains. L’Initiative vise particulièrement ces lignes de prolongement entre deux mondes. Plusieurs grandes villes du Maroc souffrent de cette ruralité qui crée des poches de précarité extrême. Le recensement de novembre 2004 fait par la wilaya du Grand Casablanca a dénombré 71.000 personnes qui se trouvent dans une extrême précarité. L’estimation pour la population urbaine globale est de 200.000 personnes. La deuxième cause du déficit social après l’analphabétisme est souvent reléguée à l’arrière plan. Il s’agit du taux du handicap au Maroc qui atteint 5,12% de la population, soit 1,5 million de Marocains dont 39% sont inaptes au travail. A un moment où les pouvoirs publics insistent sur le capital humain pour la réussite du développement économique et social.


Indicateurs

Plusieurs indicateurs sont aujourd’hui utilisés pour pouvoir évaluer l’INDH. Le comité de pilotage, qui est constitué d’experts de plusieurs ministères, devra les utiliser comme un tableau de bord de l’évolution de l’Initiative. Il s’agit, entre autres, de l’Indicateur de développement humain (IDH) qui complète le PIB. Ce dernier ne renseigne pas sur la répartition réelle des revenus ni sur les variables liées à la santé et l’éducation par exemple. L’Indice sexospécifique de développement humain (ISDH) mesure l’IDH en prenant en compte la distinction entre la population masculine et féminine. Enfin, l’Indicateur de pauvreté humaine pour pays en développement (IPH-1) mesure le taux d’alphabétisation des adultes, l’accès aux services sociaux de base et le pourcentage d’individus risquant de décéder avant 40 ans.Mostafa BENTAK

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