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Société

Hizb Attahrir Al Islami
Un autre risque terroriste neutralisé

Par L'Economiste | Edition N°:2373 Le 02/10/2006 | Partager

. La Jamaâ existerait au Maroc depuis 1987. Mais elle n’est devenue menaçante que récemment . 13 personnes arrêtées et 5 autres recherchées LA multiplication des arrestations d’intégristes (et présumés terroristes) laisse perplexe plus d’un et montre que la menace terroriste plane toujours sur le Royaume. Après l’affaire Ansar Al Mahdi, un groupuscule qui préparait des actes terroristes dans plusieurs villes marocaines (Cf.www.leconomiste.com), les services de sécurité ont effectué un nouveau coup de filet la semaine dernière. Treize personnes ont été arrêtées à Casablanca, Meknes et Tétouan, «pour appartenance à un mouvement islamiste interdit». Le mouvement en question se dénomme Hizb Attahrir Al Islami (le parti de libération islamique). «Cette mouvance est connue par les services de sécurité dans plusieurs pays, surtout arabo-musulmans. Elle y est interdite et beaucoup de ses cadres croupissent en prison en Tunisie, Yemen et en Jordanie», confie une source à la DST (Direction de surveillance du territoire). Selon elle, le «parti» prône l’instauration d’un Califat et le retour aux règles de la Chariaâ au Maroc. Ce mouvement a été introduit au Royaume par un certain Abdessalam M., de nationalité anglaise et originaire de la ville de Tétouan. Lors de son séjour en Grande-Bretagne, Abdessalam M. a rencontré l’un des grands chefs du mouvement. Séduit par ses principes, il commence à en parler à ses «frères» au pays lors de ses vacances d’été. Aucune information ne circule sur la date précise de création de ce «parti» au Maroc. «Nous pensons que les premières rencontres entre les membres de ce groupuscule ont eu lieu en 1987. Mais rien ne confirme une création en bonne et due forme de ce hizb en cette année», explique une source policière. Les membres de ce groupuscule (ils ne sont qu’une vingtaine entre arrêtés et recherchés pour le moment) se sont révélés aux autorités avec la publication sur Internet du «livre du Parti de Libération», version marocaine. Une publication adressée aux Oulémas du Royaume pour leur exiger «de se conformer aux préceptes d’une Oumma Islamia». Outre les 13 personnes arrêtées, cinq autres sont activement recherchées. L’enquête menée par les limiers de la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) les a conduits à un ressortissant Jordanien qui est entré sur le territoire national en février dernier. Dès son arrivée à l’aéroport Mohammed V, il s’est rendu à Meknés, où il a passé une quinzaine de jours. Sur place, il aurait rencontré plusieurs membres marocains du «parti» et leur aurait signifié la volonté de sa direction (qui se trouve au Moyen-Orient) de créer une grande antenne régionale du hizb au Maroc. Celle-ci devait chapeauter la région du Maghreb. Placées en garde à vue depuis leur arrestation, les 13 personnes doivent être présentées au procureur du Roi près la Cour d’appel de Casablanca ce lundi 2 octobre.


Des origines Jordanienne

Hizb Attahrir Al Islami a vu le jour en 1953 dans le Proche-Orient. Son fondateur est un Cheikh jordanien nommé Taqui Eddine Enabahani, juge à la Cour d’appel d’Al Qods. Son actuel chef est un Jordanien d’origine palestinienne, Ataa Bin Khalili Abou Richtah. Ce Hizb a été créé dans l’optique de rétablir le Califat, à l’exemple des quatre Califes orthodoxes. Les fondateurs de ce «parti» exigent également un retour aux règles de la Chariaâ. Cette dernière «doit être appliquée à la lettre et dans tous les pays musulmans», peut-on lire sur le site web de cette mouvance. Celle-ci définit sa stratégie en trois grandes étapes: la première est celle du recrutement et de l’endoctrinement des membres. La deuxième sera d’établir le contact avec la Oumma Islamia (tous les pays musulmans) afin de lui exiger une application stricte des préceptes de l’Islam. Lors de cette étape, les membres du Hizb devront également combattre les gouvernements impies et leurs alliés parmi les Etats musulmans. La troisième et dernière étape doit coïncider avec «la prise du pouvoir et l’application générale de la Chariaâ pour pouvoir enfin transmettre la révélation au monde entier et inviter les autres peuples à se convertir à l’Islam». A noter que si le Hizb parle, dans son site web, de combattre les gouvernements impies, il ne fait à aucun moment allusion au Jihad.Naoufal BELGHAZI

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