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Economie Internationale

Politique

Agenda 2000: L'UE décidée à en finir à Berlin
Par L'Economiste | Edition N°:469 Le 23/03/1999 | Partager

· Les négociations devraient être closes les 24 et 25 mars au Sommet de Berlin

· La démission de l'exécutif européen ne devrait pas entraver la conclusion d'un accord


Le marathon de l'Agenda 2000 n'ayant que trop duré, l'Union Européenne est décidée à en finir. Les Quinze ont convenu d'achever à Berlin, les 24 et 25 mars, les négociations sur l'Agenda 2000 qui doit fixer le budget de l'Union pour la période 2000-2006.
Le contexte bien difficile marqué par la démission collective de l'exécutif européen ne devra pas entraver la conclusion d'un accord, parole du chancelier allemand Gerhard Schroeder, président en exercice de l'UE.
"Il conviendra à Berlin d'apporter la preuve que la l'UE est capable d'agir", a estimé vendredi M. Schroeder à l'issue d'un entretien de deux heures avec le Président français Jacques Chirac. Pour lui, il est nécessaire d'arriver à un compromis raisonnable qui sauvegarde les intérêts de tous et de chacun. Beaucoup plus vital que la course à la présidence de la Commission Européenne, l'accord global autour des trois volets de cette négociation est la première priorité. Les trois volets sont la réforme de la politique agricole commune, des fonds structurels pour l'aide aux régions européennes les plus défavorisées et une répartition plus équitable des charges budgétaires. La président français a, quant à lui, insisté sur les problèmes qui se posaient encore à l'Hexagone en ce qui concerne le paquet agricole.

Si la France est d'accord avec l'Allemagne sur l'importance qu'il y avait à maintenir la stabilisation des dépenses, il n'en est pas moins que "des réserves, notamment financières doivent être émises", a-t-il indiqué. Certes, des progrès considérables ont eu lieu sous la présidence allemande, mais ils ne sont pas suffisants ou satisfaisants encore pour la partie française, a-t-il ajouté en faisant allusion au compromis présenté le 11 mars par Berlin. Une position que partagent les Pays-Bas, la Suède, le Royaume-Uni et le Portugal.
L'accord prévoit des réductions de 20% pour la viande bovine en trois fois et pour les grandes cultures (céréales, oléagineuses, protéagineuses...) en deux fois. Pour le lait, les baisses devront avoisiner les 15% à partir de 2003, assorties d'une augmentation des quotas, plus importante surtout pour l'Italie et l'Espagne. Les baisses de prix seraient compensées partiellement par une hausse des aides directes de 50% pour les céréales, de 80% pour la viande bovine et de 60% pour les produits laitiers.

Ghassan KHABER (AFP)

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