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Economie

Gros dérapage inflationniste

Par L'Economiste | Edition N°:2870 Le 29/09/2008 | Partager

. Hausse du Smig: effet significatif et durable sur l’inflation. Inflation 2008: révision à 3,9% au lieu de 2,7%. La cherté de la vie va se poursuivre en 2009En accordant la hausse du Smig, le gouvernement contribue à la création de l’inflation. C’est l’une des conclusions que l’on peut retenir à la lecture du dernier rapport de Bank Al-Maghrib (BAM) sur la politique monétaire. «L’augmentation du Smig en juillet 2008 et 2009 aura un effet significatif et durable sur l’inflation», affirme BAM.Or, c’est justement pour faire face à l’érosion du pouvoir d’achat entraînée par la cherté de la vie que l’exécutif avait accordé cette augmentation, entrée en vigueur juillet dernier. Une augmentation jugée, malgré tout, insuffisante par les syndicats vu l’ampleur des dégâts causés au pouvoir d’achat suite aux multiples hausses des produits de base notamment.Dans ce rapport, la banque centrale justifie sa récente hausse du taux directeur, qui est passé de 3,25 à 3,50%. A cela, il y a trois grandes raisons. D’abord, l’écart enregistré entre la prévision de l’inflation et sa réalisation effective. Pour l’ensemble de l’année 2008, BAM tablait sur un taux d’inflation de 2,7% avec une borne supérieure à près de 4% et une borne inférieure à près de 1,5%. Or, la moyenne de l’inflation pendant le premier semestre ressort à un taux nettement supérieur à ce chiffre. Sur les quatre derniers mois notamment elle a, en deux reprises, dépassé la barre des 5% en mai et juillet et en a été très proche en août et juin. Ainsi, en glissement annuel, le taux d’inflation s’est établi à 4,8% à fin août, à 5,1% en juillet, à 4,7% en juin et à 5,4% pour le mois de mai. En conséquence, BAM s’est vue obligée de revoir ses prévisions à la hausse. Elle table désormais sur un taux de 4,6% pour le troisième trimestre 2008 et de 4,2% pour le quatrième. Pour l’ensemble de l’année, la prévision est désormais de 3,9% en moyenne. «Un niveau sensiblement supérieur au rythme prévu lors du précédent rapport de politique monétaire», souligne BAM qui a été visiblement prise de court par les récents développements de l’économie nationale et mondiale. Pour l’exercice 2009, l’on s’attend au même niveau d’inflation à un taux de 3,5% en moyenne. La cherté a donc de beaux jours devant elle. Ce dérapage inflationniste se produit alors que le budget engage une trentaine de milliards de DH pour subventionner les produits pétroliers!Selon BAM, «les prochains trimestres, les risques et l’incertitude entourant la prévision centrale de l’inflation restent toujours orientés à la hausse».La deuxième raison à la révision du taux directeur est, explique BAM, «la matérialisation de certains risques». BAM ne dit pas quels sont ces risques. Il s’agit, en vrac, du déficit budgétaire, de la hausse du déficit commercial, du ralentissement touristique… et de la crise mondiale. BAM reste également discrète sur la troisième raison motivant sa décision, à savoir «une meilleure visibilité sur l’évolution future de certains indicateurs».Par ailleurs, la banque centrale est plus explicite sur les éléments à surveiller et qui conditionnent sa politique en matière d’inflation. Il s’agit, sur le plan externe, de «l’évolution future des prix des hydrocarbures et des matières premières agricoles». Au niveau interne, «la veille va porter sur les changements qui seront apportés à la gamme des produits pétroliers subventionnés». A ce niveau, l’année prochaine connaîtra la suppression des gasoil 350 et 10.000 PPM dont les prix sont respectivement de 10 et 7 DH environ. Ces carburants seront remplacés par le gasoil 50 PPM. Son prix n’est pas encore défini, mais devrait se situer entre 7 et 10 DH. La progression des crédits est un autre paramètre entrant en ligne de compte. «Elle demeure élevée», note BAM. Cela ne l’empêche pas de préciser, par ailleurs, que «son rythme s’est légèrement atténué». Il a ainsi crû de 25,4% en juillet 2008 au lieu de 28,7% en juin.Le rapport de BAM fait ressortir un écart de 0,4 point de pourcentage entre l’inflation globale et l’inflation sous-jacente «en raison notamment de l’augmentation de 6,5% des produits frais au lieu de 4,9% un mois auparavant», explique la banque centrale.Si la hausse des prix des produits et matières tangibles est incontestable, ce rapport met la lumière sur la hausse des services cette fois-ci. «La décomposition de l’inflation par nature de produits révèle une poursuite de l’effet de diffusion des prix échangeables (biens) vers ceux non-échangeables, en particulier les services». Cela s’effectue «à un rythme relativement stable pendant les quatre derniers mois».Par ailleurs, la pression sur les prix est également perceptible au niveau de la production industrielle. Ainsi, «l’indice des prix manufacturiers a augmenté de 28,2% à fin juillet après une hausse de 26,5% enregistrée en juin». Cette hausse est essentiellement due à l’augmentation des biens d’équipements importés.Nabil TAOUFIK

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