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Economie

Grippe aviaire
Que vaut notre plan d’urgence?

Par L'Economiste | Edition N°:2196 Le 19/01/2006 | Partager

. Les premières livraisons de Tamiflu arrivées lundi dernier. 5,5 millions de «personnes vulnérables». Pas assez de médicaments pour tous?Que vaut réellement la stratégie marocaine de prévention dans la lutte contre la grippe aviaire? Nos réseaux de surveillance sont-ils suffisamment préparés? Tous ceux qui ont suivi l’affaire, révélée par L’Economiste en novembre dernier, des cadavres de poulet jetés, sans la moindre précaution, dans une décharge de Bouznika, peuvent s’inquiéter. Les discours officiels se veulent pour l’heure rassurants. Les premières livraisons marocaines du Tamiflu sont arrivées lundi 16 janvier. Rappelons que ce médicament, produit par le Laboratoire Roche, est le seul aujourd’hui dont l’efficacité contre la grippe aviaire est avérée. Aucune information ne filtre en revanche sur les quantités disponibles ni sur la manière avec laquelle le médicament sera financé ou distribué. Selon nos informations, l’Amip, association marocaine de l’industrie pharmaceutique, n’est pas associée à l’opérationEn tout cas, le dossier de la grippe aviaire était à l’ordre du jour du Conseil de gouvernement d’hier, avec un exposé commun de Biadillah et Mohand Laenser, respectivement ministres de la Santé et de l’Agriculture et des Pêches maritimes. Un jour auparavant, les deux ministres s’étaient réunis avec Driss Jettou pour réactualiser le plan d’action contre la grippe aviaire à la lumière des derniers développements de ce fléau dans le monde et surtout en Turquie. A l’issue de cette rencontre, Biadillah a annoncé que «le contrôle des volailles et des oiseaux migrateurs ne suscite aucune inquiétude». Quant à Laenser, il a affirmé que la vigilance reste de mise et qu’en situation de doute, certaines zones à risque pourraient être isolées jusqu’à 3 kilomètres à la ronde. Tout compte fait, le Maroc est aujourd’hui à la phase de surveillance et de signalement des cas suspects. Contacté par L’Economiste, Abderrahmane Abrak, responsable de la Division de la santé animale au ministère de l’Agriculture et membre du Comité national de vigilance, mis en place en 2004 spécialement pour faire face à la grippe aviaire, affirme que le contrôle s’est accru au niveau des frontières. Aujourd’hui, l’importation de volailles vivantes (les poussins d’un jour) ou des produits émanant des pays infectés est interdite. Mieux, l’interdiction est totale sur l’importation des oiseaux sauvages, exotiques ou de compagnie. Selon Abrak, l’inspection vétérinaire est plus serrée dans 25 sites d’oiseaux migrateurs, reconnus à l’échelle internationale. Notons qu’à fin de janvier, la majorité de ces oiseaux doivent entamer le voyage inverse vers les pays du Nord. Ce qui n’empêche pas que les mesures de contrôle vont continuer, est-il souligné. «Fait important, l’infection d’un élevage avicole ne passera jamais inaperçue», souligne Abrak. Selon lui, le taux de mortalité dépasse 70% au lieu de 2 ou 3% relevés en situation normale. Il ajoute aussi que l’éleveur est un acteur principal dans la mesure où son vétérinaire privé est le premier à détecter les cas suspects. Dans ce cas, il doit en aviser le vétérinaire public agissant au niveau de chaque province pour effectuer les prélèvements nécessaires.


Pas assez?

Au mois de novembre 2005, le ministère de la Santé a annoncé avoir passé une commande de Tamiflu au Laboratoire Roche pour 50 millions de DH (voir L’Economiste du 7/11/05). A noter que le gouvernement avait annoncé avoir doté sa stratégie de lutte contre la grippe aviaire de 900 millions de DH. Selon les premières estimation, le ministère de la Santé avait évalué la «population vulnérable» à 5,5 millions alors que les quantités de Tamiflu qui seraient disponibles ne satisferaient, dans le meilleur des cas, que 3% de la population. Mostafa BENTAK

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