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Affaires

Gestion déléguée: Lydec y croit dur comme fer

Par L'Economiste | Edition N°:2693 Le 16/01/2008 | Partager

. Deux réunions marathon au ministère de l’Intérieur. Le processus de révision toujours en cours. La ville et Lydec d’accord sur toute la ligneLE processus de conciliation entre Lydec et Casablanca, ouvert tambour battant, parviendra-t-il à lever le voile sur toutes les questions de divergences? C’est peu probable, car il n’est pas particulièrement sûr que certains élus influents souhaitent voir la ville renouveler sa confiance au gestionnaire délégué avec les mêmes termes. Les deux réunions marathon tenues hier au ministère de l’Intérieur, et celle prévue ce mercredi au même endroit, devraient néanmoins permettre de lever certains équivoques. Du moins, c’est la mission assignée à la commission de conciliation, présidée par Mohamed Dinia, directeur de l’eau et de l’assainissement au ministère de l’Intérieur, assisté d’experts d’un cabinet international. Car, comme le reconnaît Jean-Pierre Ermenault, directeur général de Lydec, un accord a été trouvé sur de nombreux points, particulièrement sur le programme d’investissements pour les vingt prochaines années. D’ailleurs, dans une interview accordée à Atlantic radio, le 10 décembre dernier, le maire de Casablanca, Mohamed Sajid, revient sur les écarts dans les engagements contractuels notamment le plan d’investissement, dénoncés ici et là par certains élus. Selon des engagements pris au moment de la signature de la convention en 1997, les deux parties avaient reconnu qu’il s’agissait d’«un programme prévisionnel», par conséquent, «il doit être adapté et réadapté en fonction des changements opérés par la ville». Il n’empêche que le bilan rendu public par les autorités de la ville fait état d’écarts par rapport aux prévisions. Faut-il y voir un détournement de deniers? Non, déclame Sajid sur les ondes de Atlantic, en précisant qu’il n’a jamais été question de détournement de fonds». A noter que le financement du programme d’investissement en question, de 30 milliards de DH, devait être assuré par le délégataire, les participations au fonds de travaux et le tarif en partie. Des interprétations de certaines clauses du contrat liant Lydec à Casablanca font qu’il y a encore aujourd’hui divergence sur plusieurs points. Des points de divergence persistent notamment en ce qui concerne les investissements, les recettes, la valorisation du transfert de savoir-faire et la distribution des dividendes. Toutefois, «conformément aux dispositions du contrat, il a été décidé, tout en poursuivant les discussions, de faire appel à une commission de conciliation dont les membres ont été désignés par le ministre de l’Intérieur», rappelle Ermenault. Mais que faire entre le dilemme du devoir de respect des règles de confidentialité sur des questions soumises à l’arbitrage du ministère et l’obligation de défendre les intérêts de son entreprise? Le délégataire a du mal à contenir ses frustrations. Allusion faite aux propos tenus le 29 novembre 2007, lors de la session du Conseil de ville faisant état de destruction de documents importants par Lydec. En appelant au «sens de la responsabilité de ceux qui ont proféré des accusations aussi graves et injustifiées», occultant par la même «tout le travail entrepris depuis 1997». Un des auditeurs contacté par L’Economiste affirme avoir disposé au moment voulu de tous les documents et informations stockés depuis 1997.Sur les 4 points de divergence ressassés à tout-va, les responsables de Lydec disent s’être amplement expliqués devant le wali, le président du Conseil de la ville et les membres de la Commission de conciliation. Par rapport à la question des dividendes, les chiffres fournis par Lydec parlent d’eux-mêmes: «apport en capital, 800 millions de DH de 1997 à 2003; versement de dividendes, 66 millions de DH par an en moyenne» pour l’ensemble des actionnaires dont la moitié est marocaine (Suez 51%, CDG 20%, RMA Watanya 15%, flottant en Bourse 14%). Sur la question du savoir-faire et de l’assistance technique, le staff de Lydec «les considère tels que facturé, en moyenne 2,1% du chiffre d’affaires pour les premières années et 1,8% depuis 2003, correspondant au niveau des prestations fournies tant techniques que managériales». Là-dessus, l’argument du gestionnaire délégué tient de la satisfaction de sa clientèle et l’efficacité dans le service rendu. En ce qui concerne la divergence sur les investissements, Lydec rappelle que les engagements contractuels visent les investissements et les tarifs. Les deux sont intimement liés. Le gel des tarifs impacte de facto le rythme des investissements. «A la demande de l’autorité délégante, Lydec a accepté de geler les augmentations tarifaires prévus au contrat et qui devait lui permettre de réaliser l’ensemble des investissements», explique la direction de Lydec. Même sur la délicate question de rémunération et de redevance, les deux parties semblent aller dans le même sens. Sajid reconnaît que cette redevance, qui devrait s’échelonner entre 0,5% et 1% à l’échéance du contrat, a été réactualisée depuis fin 2005. Chercher la faille.Bachir THIAM

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