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Economie Internationale

G7: Le Japon et l'Allemagne au banc des accusés

Par L'Economiste | Edition N°:14 Le 30/01/1992 | Partager


LES ministres de l'Economie et des Finances des sept principaux pays industrialisés (Allemagne, Japon, Etats Unis, Italie, France, Grande Bretagne et Canada) se sont réunis Samedi 25 Janvier, au Garden City situé sur long Island dans la zone du grand New York.
Ce G7, initialement prévu pour débattre de la question relative à l'aide aux ex-républiques de l'URSS, a finalement été consacré , outre le menu classique concernant les politiques budgétaire et monétaire, à l'examen des conditions nécessaires à l'adoption de politiques coordonnées capables d'accélérer la reprise sans relancer l'inflation.
Pour stimuler une croissance mondiale languissante, les sept ministres estiment que les «conditions objectives» sont déjà réunies:
L'inflation est partout maîtrisée voire même en recul sauf en R.F.A, les taux d'intérêt à long terme se détendent, les effets des activités spéculatives sont plus ou moins cernés, les stocks sont à un niveau réduit et l'assainissement des finances des entreprises est déjà amorcé.
Dans l'objectif de concrétiser «la stratégie pour une croissance mondiale» mise en place le 8 Janvier dernier à Tokyo lors du voyage de George Bush, les pressions sont fortes sur l'Allemagne et le Japon qui se sont retrouvés sur le banc des accusés.

A été au centre des débats, naturellement, l'important excédent commercial dégagé par le Japon en 1991 (78,2 milliards de Dollars contre 52,4 en 1990).
Afin de favoriser une réduction de ce surplus, les japonais, qui se sont déjà engagés à jouer les «locomotives», et qui avaient depuis l'été dernier réduit à trois reprises leur taux d'escompte fixé aujourd'hui à 4,5%, proposent de revaloriser leur monnaie.
Hormis cette mesure, les autres membres du G7 ont recommandé à Tokyo d'importer davantage (les importations ayant stagné: +0,7%) et de stimuler la demande intérieure. En somme, ils demandent au Japon de mener une politique économique plus expansionniste. Tokyo, qui ne désire pas prendre de mesures de relance immédiate, est resté plus réservé sur ces recommandations.
Du côté américain, où la politique économique est exclusivement axée sur un redémarrage de l'économie, l'appel aux japonais a pris l'allure d'une ingérence. Impression ou réalité?
Les avis sont partagés, mais toujours est-il que le ton de la requête américaine exprime bien l'intention des USA de rappeler qu'ils continueront à tenir les rênes de l'économie mondiale.
Cette insistance retrace, en outre, l'inquiétude des USA face à leur propre déficit budgétaire.
Le Président Bush, confronté à une échéance électorale, est donc plus pressé de voir se concrétiser la fameuse «stratégie pour une croissance mondiale», qui, en fait, manque de chair.
En plus de la réduction des taux réels, la Maison Blanche table sur la baisse des impôts, dès le printemps prochain, en faveur des familles.

Cet allégement devrait être financé, dit-on, par des réductions de dépenses militaires.
Quant à l'Allemagne, deuxième pays moteur de l'année précédente, de vives critiques sur sa «policy mix» (équilibre entre politiques budgétaire et monétaire) lui ont été adressées.
Les responsables allemands ont en effet été accusés de laxisme budgétaire.
Pour se défendre, les allemands et notamment Theo Waigel, le ministre des finances du Chancelier Khol, a annoncé la veille du G7 que les déficits publics du pays étaient inférieurs aux prévisions de 1991.
On reproche, en fait, à l'Allemagne de ne pas être dans les normes en matière de taux. Il semblerait, d'ailleurs, que le temps ne soit pas encore venu «pour une inflexion de la politique monétaire allemande».
En définitive, et malgré la détermination du G7 à mener des politiques coordonnées capables d'aiguillonner la relance, «le rendez-vous de la croissance» aura été dominé par «les préoccupations internes de chaque pays».

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