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Economie

Financement de la santé: Encore un débat faute de concret

Par L'Economiste | Edition N°:532 Le 18/06/1999 | Partager

· Le gouvernement tient à ne pas dissocier la couverture médicale des salariés de celle des indigents
· Assurance-maladie: Khalid Alioua réfute l'option libérale " non conformes aux spécifités marocaines "


LE séminaire national sur le financement de la santé organisé les 18 et 19 juin derniers à Rabat, par le Ministère de la Santé Publique (MSP) en collaboration avec la Banque Mondiale, avait un air de déjà vu. Le thème avait déjà fait l'objet d'un premier séminaire national en 1989, puis d'un deuxième en 1990. De nombreuses réformes et de projets de réformes ont été annoncés depuis. A commencer par la couverture médicale généralisée. En réalité, aucune des mesures annoncées ne s'est traduite dans les faits. Il fallait donc bien que le gouvernement ressuscite le débat. La tâche avait été dévolue jusque-là à M. Khalid Alioua (du moins sur un dossier qui constitue en partie une source de financement de la santé, à savoir la généralisation de la couverture médicale). Alors qu'une grande partie des professionnels de la santé, déplorait l'abscence du MSP du débat, voilà maintenant que le département du Dr Abdelouahed El Fassi effectue un retour en force.
D'ailleurs, la manifestation avait un objectif à peine voilé: lui permettre de se repositionner sur le dossier de l'assurance-maladie obligatoire (AMO). Certains indices traduisent une rupture dans le discours qui était jusque-là affiché par le gouvernement. A commencer par l'ancrage du régime pour les salariés (l'AMO en l'occurrence) à celui du régime pour l'assistance médicale des économiquement faibles (RAMEF).
"Les projets AMO et RAMEF sont indissociables dans leur traitement et dans leur progression. Nous ne pouvons à aucun moment envisager de privilégier un projet sur l'autre et ce d'autant plus que le règlement d'une partie du financement de la santé passe par l'adoption de ces deux projets et leur mise en oeuvre", a déclaré le ministre de la Santé. Le Dr El Fassi a promis de tout mettre en oeuvre pour faire aboutir ces deux projets. Reste que le volet financement demeure en partie la grande inconnue.
S'agissant de l'AMO et du choix des organismes gestionnaires, il est aujourd'hui établi que le ou les assureurs (publics ou privés) doivent répondre à un cahier des charges qui sera proposé par le gouvernement. Les assureurs privés peuvent toutefois craindre que la barre ne soit placée très haut, c'est-à-dire qu'ils soient exclus d'office de la gestion de l'AMO. Des craintes qu'il faudra sans doute prendre au sérieux si l'on juge d'après les propos de M. Khalid Alioua: «il n'y aura pas de régime libéral dans ce domaine, étant donné qu'il n'est pas conforme aux spécifités marocaines» a déclaré, lors de l'inauguration du séminaire, le ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
Concernant le RAMEF, l'on précisera qu'une enquête a été diligentée par le Ministère de l'Intérieur de manière à mieux identifier les personnes indigentes. Une chose est sûre, le financement de l'assistance aux personnes économiquement faibles "sera séparé du budget de fonctionnement des hôpitaux publics". Le projet de M. El Fassi compte intégrer également les étudiants qui ne seront éligibles ni au système de l'AMO ni au RAMEF.


Préserver les acquis


La Banque Mondiale n'a pas affiché de position sur la question de l'assurance-maladie obligatoire. Mais il est des messages qu'il faut savoir lire entre les lignes. Dans la note d'information sur le financement de la santé au Maroc, élaborée conjointement avec le MSP, la Banque Mondiale considère que le régime à mettre en place pour les salariés, doit préserver l'existant, autrement dit les avantages dont bénéficie actuellement la population couverte. L'information va sans doute réjouir les compagnies d'assurances. Elles craignent, dans l'éventualité du scénario CNSS, de perdre leurs 300.000 assurés au profit du régime à mettre en place.

Khadija MASMOUDI

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