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Culture

Festival du film de Marrakech
Quand le cinéma marocain est à l’honneur

Par L'Economiste | Edition N°:2905 Le 20/11/2008 | Partager

. 200 films en moins de 50 ans de cinéma. «Kandisha» fait salle combleC’EST la première fois que le Festival international du film de Marrakech (FIFM) rend un véritable hommage au cinéma marocain. Le FIFM, désormais tourné vers les jeunes talents des pays du Sud au niveau des compétitions et des coups de cœur qui ont donné énormément au cinéma, a auparavant mis en avant les productions italienne, égyptienne, espagnole et cette année l’industrie cinématographique britannique et marocaine. Le cinéma marocain demeure somme toute encore jeune. Il y a seulement 50 ans que le premier film marocain, «Le fils maudit», voyait le jour, réalisé par Mohamed Ousfour avec peu de moyens mais beaucoup de volonté, tient à rappeler le vice-président du FIFM, Nourredine Sail et qui est aussi le directeur du Centre cinématographique marocain (CCM). Mais ce n’est que dans les années 1980 qu’il prendra son envol avec la création d’un fonds d’aide.

Nouvelle vague de réalisateurs
Aujourd’hui, la filmographie marocaine comprend 200 films. «Un pas énorme franchi en moins de 50 ans. La dynamique de l’industrie marocaine du film est une réalité aujourd’hui», insiste Sail. L’hommage rendu au cinéma marocain comprend cette année des films réalisés par la nouvelle vague, soutenue par le CCM. D’abord, «Amours voilés» de Aziz Salmy, projeté juste après la cérémonie d’hommage, et qui a réussi à intéresser les spectateurs malgré de petits problèmes techniques lors de la projection. C’est un portrait de femmes en détresse, déchirées entre modernité et tradition.L’autre film marocain inscrit dans la catégorie coups de cœur du FIFM est celui de Mohamed Zineddine, tourné en partie à Bologne. «Te souviens-tu d’Adil?» raconte le rêve d’un jeune Marocain de s’installer de l’autre côté de la Méditerranée. Il le réalise certes, mais sa tentation de se mettre au service d’un trafiquant pour soutenir son frère handicapé lui coûtera cher. Un film qui fatalement aborde le sujet de l’émigration.Mais, c’est certainement le film marocain, «Kandisha», mis en compétition cette année au FIFM, qui a attiré le plus d’attention. Produit par Albert Levy, le film approche la légende de Kandisha (qui date de 14 siècles), patrimoine de la culture orale. A son avant-première, mardi dernier, il a fait salle comble (1.200 places). Kandisha est un conte qui parle d’une femme fantôme errant le soir dans des endroits isolés, les forêts, les mers…Tantôt séduisante, parfois effrayante, on lui prête une beauté incroyable, d’autres des pieds de chèvre. Le réalisateur de Kandisha, Jérôme Cohen-Olivar, s’est inspiré fortement de cette légende pour en faire un film de femme justicière. Une avocate étrangère, installée au Maroc, se saisit d’une affaire d’homicide pour défendre l’accusée, séquestrée et torturée par son défunt mari et qui clame son innocence. Kandisha l’aurait vengée. L’avocate, qui se dit pragmatique, ira sur les traces de la légendaire Aïcha Kandisha pour s’apercevoir que, finalement, c’est elle ce personnage mythique qui incarne la justicière. A la fin du film, le mythe de Kandisha demeure un mystère et on ne saura pas non plus si l’accusée sera acquittée ou non.Le film dont le casting réunit Amira Casar (nominée au César du meilleur espoir féminin en 2001), la Palestinienne Hiam Abbas, Assad Bouab… est de bonne facture, loin du film d’horreur mais comportant quelques scènes de frayeur et un bon jeu de personnages. Un tantinet moralisateur avec des messages déjà utilisés au passage, sur les femmes battues, la condition féminine au Maroc…, le film se place bien et pourrait, selon les critiques, décrocher un prix. Dans la distribution du film, on retrouve aussi l’Américain David Carradine, et les Marocains Amal Ayouch, Khalid Benchegra et feu Hassan Skalli.Badra BERRISSOULE
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