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Economie

«Escale du Maroc» annulé pour... une affaire de sous

Par L'Economiste | Edition N°:1479 Le 19/03/2003 | Partager

. Les exposants ont porté plainte et exigent le remboursement de tous leurs frais. Media Networks, l'organisateur, parle d'exigences illégalesLe Salon «Escale du Maroc» n'a pas eu lieu le week-end dernier à Paris. Prévu les 15, 16 et 17 mars, à Paris Expo-Porte de Versailles, le Salon pour la promotion du commerce et de l'artisanat du Maroc à l'étranger a été annulé. Par conséquent, plusieurs exposants marocains qui se sont déplacés à Paris ont exigé des dédommagements. D'aucuns sont même allés jusqu'à revendiquer les frais de déplacement et de séjour à la société organisatrice. Des exposants signalent avoir proposé des modalités de remboursement avec facilités de paiement de la part de l'organisateur, Media Networks qui a refusé.Contactés par L'Economiste, les plaignants crient à l'arnaque. Ils ont même saisi l'Hôtel de Police du 15e arrondissement et déposé plainte contre l'organisateur. Selon eux, «ce dernier a été arrêté et relâché le jour même». Pour un exposant spécialisé dans l'immobilier, l'organisateur aurait même été présenté lundi devant le procureur de la République. Motif invoqué: «escroquerie et abus de confiance». D'autres sont allés se plaindre auprès de l'ambassade du Maroc à Paris et pointent du doigt l'amateurisme des promoteurs du projet. A présent, les exposants exigent le remboursement de la totalité des frais engagés. Autrement dit, les frais de location des stands, ceux de voyage et de séjour ainsi que des dommages et intérêts.. Déposition pour abus de confianceA titre d'exemple, la société Marsol immobilière, basée à Casablanca, parle de plus de 300.000 DH de frais dépensés jusque-là.Pour une juriste qui devait exposer à Escale du Maroc, elle parle plutôt de «mauvaise gestion et abus de confiance pur et simple». Selon elle, une solution a été trouvée samedi dernier avec une formule de rechange, notamment une nouvelle société d'agencement. Ce qui devait, estime-t-elle, «rattraper l'événement avec un décalage d'une matinée». Mais là encore, l'organisateur a refusé de payer «prétextant la guerre en Irak, alors que plusieurs salons ont eu lieu sans le moindre problème», ajoute-t-elle. Pour la juriste, l'organisateur manque d'expérience et n'a pas assez de fonds, sans compter les allégations mensongères. Au nom de tous les exposants, elle déclare avoir fait une déposition pour abus de confiance. L'instruction est en cours, poursuit-elle. Une autre exposante, styliste cette fois-ci de Tanger, Ihssane Ghailane, a déboursé plus de 510.000 DH tous frais compris, avec un défilé de mode au programme. Et d'ajouter: «Mes clients sont venus d'Allemagne, d'Espagne et de Hollande et sont retournés bredouilles». La liste des critiques ne s'arrête pas là. Des exposants vont plus loin et estiment que cet événement a terni l'image du pays. La chaîne de télévision française FR3 a même diffusé un reportage intitulé «l'image ternie du Maroc».Contacté par L'Economiste, Mohamed Abbadi, promoteur de l'événement et président du Comité d'organisation, explique l'annulation du salon pour cause «d'exigences illégales des deux sociétés prestataires de services au niveau du montage des stands et de la décoration des halles». Selon Abbadi, «la veille de l'ouverture du salon, les sociétés International Moduling et Coup d'Eclats ont exigé de nous une somme de 70.000 euros en espèces pour effectuer leur travail et ce, devant témoins». Et d'ajouter que toutes les garanties financières et bancaires leur ont été présentées, mais en vain. Pour sa part, International Moduling, société spécialisée dans l'organisation des salons, avance une autre explication. «Nous sommes en négociation avec Media Networks depuis un mois et demi. En principe, nous demandons toujours un acompte de 20%, et le solde à la livraison des stands par chèque certifié», a tenu à préciser Bruno Hamard, directeur à International Moduling. Selon lui, 48 heures avant la tenue du salon, le promoteur ne disposait pas de l'argent. «Or, il savait qu'il devait régler un mois et demi à l'avance».Quant à la société d'agencement Coup d'Eclats, son directeur Frédéric Laboria est resté injoignable.


Effet boomerang

Organisé par la société Media Networks, le salon devait se tenir à Paris Expo-Porte de Versailles sur une superficie de 10.000 mètres carrés. En amont du salon, les organisateurs tablaient sur une exposition multisectorielle sur 10.000 m2. Les prévisions parlaient de plus de 80.000 visiteurs et plus de 150 exposants. Les promoteurs comptaient «promouvoir le Maroc à l'étranger», a-t-il été mentionné lors de la promotion du salon. Mais c'est plutôt l'effet boomerang qui a eu lieu.Amin RBOUB

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