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Dossiers

Emploi et Carrière
«La perte de confiance difficilement mesurable»
Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle

Par L'Economiste | Edition N°:3036 Le 01/06/2009 | Partager

. Le taux de syndicalisation des délégués est en nette évolution par rapport à 2003. Une convention collective en préparation dans l’agricultureMême si les sans appartenance syndicale ont largement dominé lors des élections professionnelles, le taux de syndicalisation s’est amélioré. Chiffres à l’appui, Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi, explique les évolutions relatives constatées. Néanmoins, il soutient le rôle essentiel de l’appartenance syndicale dans la pratique démocratique au sein de l’entreprise- L’Economiste: Pourquoi cette passivité gouvernementale alors que les producteurs agricoles sont pris en otage à Agadir?- Jamal Rhmani: Préserver l’outil de production, c’est préserver la continuité et la reprise du travail. C’est autant pour l’intérêt des salariés que pour l’intérêt de l’employeur. Les grèves déclenchées dans quelques exploitations agricoles dans la région du Souss-Massa-Drâa ont suscité un intérêt particulier de notre part. Mais il est un peu fort de juger la réaction du gouvernement vis-à-vis de ce conflit comme étant passive. Depuis plus de 6 mois, des réunions ont été menées pour la première fois avec les associations des exploitants agricoles et les représentants des syndicats.Au cours de ces rencontres, les partenaires sociaux sont parvenus à un accord sur certains points: assurer les meilleures conditions d’une conformité sociale dans l’ensemble des exploitations agricoles et négocier une convention collective. Celle-ci est un instrument qui permet de rapprocher, dans un cadre contractuel, les points de vue des parties concernées. Une première mouture a été préparée par mon département et soumise aux partenaires. Une commission tripartite est créé pour étudier ce dossier. Elle a tenu plusieurs réunions dont deux que j’ai présidées à Agadir et à Rabat. Ces grèves ont coïncidé avec les élections professionnelles et sont dues en partie à l’interprétation des dispositions de la loi réglementant ces élections. A Agadir, l’intervention des inspecteurs du travail et des autorités locales a permis de lever le blocage sur l’outil de production. Certains salariés ont repris le travail, d’autres sont toujours en grève. - Comment se présente la nouvelle carte syndicale? Quels sont les principaux changements intervenus?- Tout d’abord, je félicite nos acteurs sociaux pour l’engagement dont ils ont fait preuve en encadrant les salariés du privé et en les incitant à participer aux élections professionnelles. Celles-ci ont réussi sur plusieurs plans, en particulier celui de l’élargissement du taux de participation qui a franchi le seuil de 62,5% (en attendant les résultats inhérents au secteur des mines). D’après les données préliminaires, arrêtées au 28 mai 2009 à 13 heures, nous enregistrons une variation positive de 29,1% pour tous les syndicats par rapport à l’année 2003. A titre d’exemple, l’UMT, la CDT, la FDT, l’UGTM et l’UNTM ont connu une nette évolution du nombre des délégués des salariés élus par rapport à l’année 2003, soit des variations respectives de 6,3, 15,3, 61,8, 41 et 77,3%.- Le taux de syndicalisation s’est-il amélioré? - C’est une problématique qui mériterait une recherche scientifique approfondie. Mais cela ne nous empêche guère de faire l’assertion sur une relative amélioration du taux de syndicalisation lors de ces dernières élections professionnelles. Le nombre de délégués titulaires élus syndiqués au 28 mai 2009 est passé à 6.678 contre 4.735 en 2003, soit une augmentation de 29,1%. Ce qui démontre que le taux de syndicalisation s’est nettement amélioré.- La faible légitimité des représentants des salariés est souvent citée comme une des causes de la fragilité du dialogue social. Que faut-il faire pour y remédier?- L’évolution du taux de participation des entreprises, l’augmentation du nombre de salariés participants aux élections, l’amélioration du taux de syndicalisation des délégués du personnel en 2009… tous ces éléments témoignent de la légitimité des délégués des salariés dont le statut est réglementé et protégé par les dispositions du Code du travail.D’autres institutions représentatives doivent être renforcées au sein de l’entreprise, à savoir le représentant syndical, le comité d’entreprise, le comité d’hygiène et de sécurité. Ce qui aurait certainement un impact significatif sur la promotion du dialogue social.Nous envisageons d’élaborer un plan d’action en concertation avec les partenaires sociaux, afin de mettre en place les institutions représentatives du personnel et de prendre les mesures nécessaires pour développer leur fonctionnement.- Quel est le calendrier du projet de loi sur les syndicats et quel est l’apport de ce texte?Le projet de loi sur les syndicats vise à harmoniser la législation régissant l’organisation et le fonctionnement des syndicats, et ce à l’instar de la loi sur les partis politiques. L’objectif est de renforcer l’exercice des libertés syndicales en tant que droit fondamental, reconnu par la Constitution. Ce projet est à l’ordre du jour du dialogue social. - Et si ce projet n’aboutit pas, irez-vous jusqu’à reprendre directement ce dossier en main?- Personnellement, je suis optimiste quant au gain de consensus sur ce projet de loi. Surtout que ses dispositions viennent renforcer le rôle des syndicats et non le contraire. Je suis confiant en la volonté de nos partenaires sociaux, exprimée lors de discussions préliminaires, de lancer de sérieuses réformes de la pratique syndicale au Maroc. Une pratique qui a besoin d’une réglementation consensuelle et organisatrice du secteur.


Le syndicalisme, essentiel pour la paix sociale

IL reconnaît le rôle joué par les entreprises dans la réussite des élections. Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi, parle «d’une étape de notre histoire où l’entreprise a développé la compréhension des enjeux des élections professionnelles comme relais de l’amélioration de la productivité».D’après les données préliminaires, le taux de participation des entreprises à cette opération dépasse les 66% alors qu’il n’était que de 55,7% en 2003. Le nombre d’établissements soumis aux élections des délégués des salariés est passé à 13.551 contre 8.483 établissements recensés en 2003, soit un accroissement de 39%.Tout en reconnaissant le droit aux salariés de présenter leur candidature aux mandats des délégués des salariés avec ou sans appartenance syndicale, Rhmani met l’accent sur le rôle des syndicats. «Nous sommes conscients du rôle essentiel de l’appartenance syndicale dans la pratique démocratique au sein de l’entreprise», soutient le ministre. Et d’ajouter que: «nous considérons le syndicalisme comme élément essentiel pour l’amélioration de l’environnement de travail, de la paix sociale avec la suprématie de la loi».


200 PV en cours de vérification

«L’authenticité de 200 procès-verbaux est en cours de vérification dont 99 concernent des entreprises de moins de 10 salariés. La loi prévoit le recours à la justice en cas de transgressions des dispositions réglementaires». Pour le ministre de l’Emploi, toutes les précautions ont été prises pour assurer le bon déroulement des élections professionnelles. Le ministère en concertation avec les partenaires sociaux a élaboré un plan d’action. En plus de la mission de contrôle, les inspecteurs du travail ont accompagné et conseillé les entreprises et les salariés dans l’organisation de cette opération. Leur rôle ne se limite pas à l’assistance mais aussi à soulever tout dépassement et toute transgression des dispositions législatives relatives aux élections professionnelles.Propos recueillispar Khadija MASMOUDI

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