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    Politique

    Elections 2002: Visibilité zéro

    Par L'Economiste | Edition N°:1167 Le 19/12/2001 | Partager

    . Hormis l'inaptitude de la classe politique à intervenir de manière pédagogique dans le débat électoral, le manque de visibilité par rapport aux prochaines échéances est patent. Les interrogations sont nombreuses, les réponses rares. L'association Alternatives s'est penchée sur ces délicates questionsLE faible intérêt des Marocains pour la politique tient-il a leur indifférence à l'égard des partis et à la méconnaissance de leurs rôles? Ou bien les partis politiques, essoufflés par les tiraillements internes, n'ont-ils plus rien à dire aux électeurs si ce n'est de se prévaloir de la politique gouvernementale ou de s'y opposer? Voilà des interrogations récurrentes dans la plupart des débats actuels (élections obligent) et qui illustrent le manque de visibilité qui prévaut sur le champ politique. La rencontre à caractère politique, organisée le 13 décembre par l'association Alternatives, autour du thème “où va le Maroc? quelle position par rapport aux échéances 2002” a permis de prendre la température. Le débat qui à l'occasion a enregistré quelques empoignades à distance a vu la participation de représentants de partis politiques et de médias.L'idée phare: comment faire des prochaines élections un point de départ “sérieux et irréversible” du processus démocratique et de développement. Hormis l'inaptitude de la classe politique à intervenir de manière pédagogique dans un tel débat électoral, Il y a la sempiternelle question du bilan du gouvernement. Un gouvernement qui compte tout de même à son actif, selon Abdelali Benamour, président d'Alternatives, plusieurs réformes : droits de l'homme et libertés, situation macro-économique “plus correcte que les législatures précédentes”, transition politique douce... Même si des insatisfactions demeurent, beaucoup d'observateurs s'accordent à reconnaître que l'atmosphère politico-économique s'est radicalement transformée. Ce bilan n'a pas mis fin aux critiques pour autant. Pour expliquer ce paradoxe, Abdelali Benamour juge que “Le gouvernement fait peut-être de l'assez bonne technocratie mais n'a pas pu affronter les grands chantiers de réformes pour lesquelles il est venu aux affaires, sauf peut-être en ce qui concerne le dossier de l'éducation”. Nabil Benabdellah (PPS) dénonce aussi “une attaque en règle contre le gouvernement et contre les partis” qui, selon lui, dénote d'une volonté de fausser le débat. “D'abord nous ne pensons pas que le problème se rapporte aux prérogatives du Premier ministre”. L'ex-directeur de publication d'Al-Bayane ne s'arrête pas là. “Le comble: lorsque nous essayons d'argumenter, on nous accuse de tenir des discours préélectoraux!«, a-t-il grincé. Il reconnaît néanmoins que Youssoufi a très mal géré le volet communication depuis qu'il est au pouvoir. Faut-il alors croire que les critiques seraient infondées et que l'équipe au pouvoir serait un gouvernement souffre-douleur?Pour le professeur Driss Benali, le bilan n'est pas si reluisant que cela.A l'arrivée du gouvernement d'alternance, on s'attendait à voir une équipe qui gouverne, «le problème c'est qu'on a eu un gouvernement qui gère!”, a-t-il soulignéSur un autre registre, Driss Benali n'a pas manqué de relever le déphasage qui existe entre les attentes d'une élite “plus concernée par le jeu démocratique” et une population “plus préoc- cupée par une justice sociale”. Et à Naïm Kamal (du journal L'Opinion, proche de l'Istiqlal) d'enfoncer le clou. “Le problème c'est que ni les riches ni les pauvres n'ont confiance dans leur pays”. Pour Abdelali Benamour, le problème c'est qu'il n y pas d'alternatives fortes “les anciens partis de droite manquent de crédibilité, d'indépendance, de vision de cohérence”, a-t-il affirmé avant de souligner que les nouveaux partis ne sont pas mieux lotis puisqu'ils “sont trop éparpillés avec peut être beaucoup plus de slogans et des velléités d'accès aux affaires que de visions mobilisatrices”. Le comportement “anachronique” des élites n'est pas pour arranger les choses: elles remettent en cause toutes les forces politique. “Nous voulons rajeunir les partis, mais nous nous heurtons à des résistances. Comment mener à bien de tels objectifs sachant que nos seuls soutiens se trouvent à l'extérieur (ndlr: des partis) refusent de venir vers nous et, de plus, nous critiquent”, soutient Nabil BenabdellahLes questions ont également porté sur l'article 19 de la Constitution (celui-ci traite des prérogatives de la Monarchie) notamment pour ce qui est de sa portée quant aux attributions royales dans le domaine religieux. L'article en question avait focalisé depuis plusieurs mois l'attention des milieux politiques, en particulier après que des partis de gauche aient proposé son annulation. Là aussi plusieurs intervenants ont estimé qu'il s'agissait d'un faux débat.Nabil Benabdellah mais aussi des membres d'Alternatives ont jugé que l'article en question reste le meilleur rempart contre d'éventuelles menaces de pouvoir islamiste que les prochaines élections pourraient faire surgir.


    El les technocrates?

    La technocratie sans vision ne fonctionne pas. “La technocratie avec une couverture politique factice à l'ancienne, non plus”.Pour Abdelali Benamour, les technocrates peuvent incontestablement contribuer au développement des pays, à condition d'éviter les erreurs qui ont été commises jusqu'à présent. La tendance est à la technocratisation des politiques ou la politisation des technocrates avec l'émergence de visions alternatives cohérentes, “ce qui n'est pas encore le cas au Maroc”. Jusque-là les technocrates fuient le politique ou y recourent comme façade d'accès ou d'exercice du pouvoir. “La nouvelle technocratie reposant sur des positions politiques éclatées ne semble pas non plus fonctionner correctement puisqu'il n y a pas possibilité de mener une action dans le cadre d'une vision cohérente”. Mohamed BENABID

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