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    Edition: L’ancien fait peau neuve

    Par L'Economiste | Edition N°:1961 Le 18/02/2005 | Partager

    . Frontispice réédite des œuvres rares ou épuisées. Tirages limités à moins de 300 exemplaires. Forum «Méditerranée dans l’Histoire» du 10 au 13 mars à RabatLe Salon international de l’édition et du livre (SIEL), qui se tient à Casablanca jusqu’au 20 février est l’occasion pour les amoureux du livre de découvrir les nouveautés littéraires. D’autant plus que cette onzième édition déroule le tapis rouge aux écrivains et éditeurs espagnols. Le public, ravi, a pu découvrir la richesse de la littérature espagnole, notamment par la présentation de la traduction de dix poètes ibériques. Il y a eu aussi des «rencontres jeunes chercheurs» animées par des historiens tels que Daniel Rivet, Abdelmajid Kaddouri, Mohamed Kenbib, Mohamed Ayyadi et Mustapha Bouaziz. Très appréciées, ces conférences ont rassemblé de nombreux étudiants et passionnés d’Histoire. Seulement, l’un d’eux regrettait que l’Histoire ne soit pas plus présente dans le salon, notamment à travers les livres anciens. «Pourtant, il existe au Maroc des maisons d’édition spécialisées dans la réédition des œuvres et collections épuisées», ajoute le jeune étudiant. Effectivement, mais elles ne sont pas nombreuses car apparemment, très de peu de monde se bouscule au portillon. La société Frontispice s’est lancée, elle, dans l’aventure en 2001 grâce à la passion pour le livre ancien de son fondateur, Gérard Falandry. Et de fait, la maison d’édition Frontispice, sise à Casablanca, s’intéresse particulièrement aux ouvrages sur le Maroc dont les éditions originales sont antérieures à 1950. Aujourd’hui, son but consiste, en priorité, à rééditer des œuvres et des collections rares ou épuisées, traitant de thèmes divers -Histoire, ethnologie, sociologie, art traditionnel etc.-et qui font partie du patrimoine marocain. «La bibliographie du Maroc» constitue la seule édition originale de Frontispice. Cette petite société composée de 4 personnes réalise un chiffre d’affaires annuel de 100.000 DH. «Nos livres s’adressent à un public particulier: chercheurs, historiens et collectionneurs. D’ailleurs, nos tirages sont très limités -parfois numérotés- et excèdent rarement 200 à 300 exemplaires», souligne Christine de Fourcaud, gérante de la maison d’édition. A l’actif de Frontispice, un grand nombre d’ouvrages ayant pour point commun l’histoire du Maroc et de la civilisation marocaine. La découverte de ces ouvrages se fait par le réseau des bouquinistes, collectionneurs et Internet. On peut citer «Bijoux arabes et berbères du Maroc» de Jean Besancenot, «Marrakech, des origines à 1912» de Gaston Deverdun et «les archives marocaines», une collection en 34 volumes et publiés par la Mission scientifique. Soulignons que la réédition d’un livre coûte entre 400 et 2.500 DH, selon son ancienneté et son état. Un travail réalisé en France pour des raisons financières. Le papier, notamment, y est moins cher. Ces livres sont distribués et disponibles dans les librairies des principales villes du Royaume. Par ailleurs, les éditions Frontispice participeront au forum «La Méditerranée dans l’Histoire», qui sera organisé à Rabat du 10 au 13 mars prochain. Ce premier rendez-vous de l’Histoire, organisé par l’Association marocaine de promotion de l’Histoire» sera placé sous le signe de «l’Histoire pour tous». Expositions, espaces livres, rencontres avec des spécialistes, cafés littéraires et projections de films composent un programme riche et inédit.


    Petit lecteur deviendra grand

    Les Marocains ne lisent pas beaucoup. C’est le constat qui prévaut alors que se tient, à Casablanca, la onzième édition du Siel.Pourtant, on le sait, la lecture est une question d’éducation et d’habitude. Et plus on apprend à aimer lire jeune, plus on «consommera» de livres adulte. Développer et séduire le lectorat est une question de survie pour tous les professionnels de l’édition. L’Organisation mondiale des journaux (WAN), consciente des enjeux, a mis en place dans une soixantaine de pays, un programme «jeunes lecteurs» ayant pour objectif d’assurer aux journaux leur lectorat de demain. Au Maroc, la Fédération marocaine des éditeurs de journaux est en train d’étudier la mise en place d’un programme, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, pour l’utilisation de la presse écrite comme outil pédagogique d’apprentissage de la lecture. Fatima EL OUAFI

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