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    Dawajine 2000: Une troisième édition sur fond de crise

    Par L'Economiste | Edition N°:738 Le 03/04/2000 | Partager

    . Les pertes de la filière avicole s'élèvent à près de 400 millions de DH
    . Le Salon se déroulera à Casablanca du 21 au 23 juin prochains


    Après deux éditions réussies, les organisateurs du salon de l'aviculture récidivent. Dawajine 2000 se tiendra du 21 au 23 juin prochains à Casablanca. Cette manifestation intervient cette année alors que l'activité de la filière est en chute libre. En effet, la crise patente depuis 1997 due à l'effondrement des prix s'est considérablement aggravée en 1999, selon les opérateurs. L'année dernière, les pertes directes totales, à la production, subies par les éleveurs et les accouveurs auraient atteint près de 400 millions de DH. Et les professionnels mécontents de la situation ne voient pas le bout du tunnel. Le président de la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA), Youssef Alaoui, a d'ailleurs déclaré la filière "sinistrée" lors d'une conférence de presse tenue la semaine dernière. Les raisons de cette débâcle: une conjoncture internationale défavorable et un statut hybride que les professionnels n'arrivent pas à assimiler(1). En effet, l'aviculteur revendique son appartenance au secteur primaire et demande de ce fait l'exonération de son activité des impôts directs (impôt des patentes et impôt sur les sociétés). Les opérateurs sont même arrivés au point de se demander si l'Etat entend mettre un terme à leur activité. D'ailleurs, le thème choisi pour l'édition Dawajine 2000 ne trompe pas: "Pour la sauvegarde d'une aviculture nationale". Pour cette troisième édition, plus de 90 stands ont été aménagés sur une superficie de 2.400 m2. Des éleveurs aux laboratoires d'analyse en passant par les fournisseurs de souches et d'additifs, toutes les spécialités seront représentées. Côté conférences, plusieurs tables rondes sont prévues durant les trois jours de la manifestation. Il s'agira sans aucun doute de débattre des modalités à mettre en oeuvre pour redynamiser le secteur. Celui-ci a réussi à maintenir le cap en dépit d'une conjoncture défavorable. La production nationale de viandes de volaille en 1999 est restée stable à 180.000 tonnes. Actuellement, le secteur arrive à couvrir 100% des besoins nationaux.
    Les investissements consentis dans la filière qui génère 50.000 emplois directs et près de 150.000 autres indirects dans les circuits de la commercialisation et de la distribution, sont évalués à 5 milliards de DH.
    Le chiffre d'affaires est estimé à 9 milliards de DH. Par branche, l'industrie provendière produit 1,2 million de tonnes par an et les accouveurs arrivent à près de 3,5 millions de poussins type chair par semaine et 350.000 de type ponte. Pour ce qui est de l'élevage des poules pondeuses, la production d'oeufs de consommation est estimée à 2,4 milliards unités par an.

    Abdelaziz MEFTAH


    (1) L'aviculteur relève du monde agricole de par son activité d'éleveur d'animaux comme il ressort dans la nouvelle nomenclature des activités économiques. Cependant, sur le plan, fiscal, il est considéré comme un industriel.

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