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    Concurrence: La France doit combattre ses préjugés

    Par L'Economiste | Edition N°:2767 Le 30/04/2008 | Partager

    . Elle est accusée de prendre des libertés avec les règles européennes. Neelie Kroes monte au créneauLa commissaire européenne à la Concurrence Neelie Kroes, souvent accusée par Paris d’appliquer une politique trop dogmatique, a appelé, mardi 29 avril, la France à «combattre (ses) préjugés sur la concurrence».«Permettez-moi de profiter de votre invitation pour vous encourager à combattre les préjugés sur la concurrence, qui existent dans ce pays», a-t-elle dit lors d’une audition devant les sénateurs à Paris, selon le texte d’un discours diffusé à Bruxelles par ses services.«Quand on parle de concurrence dans ce pays, on l’associe trop souvent à des faillites, à des délocalisations, à des pertes d’emploi. On donne l’impression que le marché ne fait que sanctionner les plus faibles et que l’Etat est le seul recours possible. Quelle mythologie éloignée de la réalité!», a-t-elle insisté.«Aujourd’hui, je vous demanderais de regarder les faits. C’est la seule façon d’éviter la naïveté ou l’idéologie aveugle», a-t-elle ajouté.Il s’agit d’une réponse implicite à un influent conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qui avait jugé en fin d’année dernière «parfaitement absurde» la façon dont est appliquée la politique de la concurrence dans l’UE. «Si on a une vision religieuse, dogmatique, on va finir par mettre l’économie européenne dans une situation d’extrême infériorité comparée à tous les autres pays», avait-il dit à l’époque.La France est également souvent accusée de prendre des libertés avec les règles de concurrence européennes pour protéger ses intérêts économiques. Elle avait notamment été rappelée à l’ordre par Bruxelles quand elle avait eu des velléités de protéger la Société Générale contre des appétits étrangers.«La France semble parfois avoir peur de la concurrence, peur de la politique de concurrence de la Commission européenne», a encore relevé Neelie Kroes. «Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, la France a besoin d’une saine concurrence pour moderniser son économie», a-t-elle ajouté.La commissaire a aussi rappelé qu’en 2007, sa politique avait fait économiser «au moins 13,8 milliards d’euros» aux consommateurs européens. «C’est plus que le coût du paquet fiscal (programme de baisse d’impôts adopté l’an dernier) du président Sarkozy», a-t-elle relevé.Synthèse L’Economiste

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