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    CHU de Rabat-Salé: Un budget qui couvre à peine 50% des besoins

    Par L'Economiste | Edition N°:664 Le 21/12/1999 | Partager

    · Dix hôpitaux et 700.000 consultations par an

    · Mais des ressources financières de plus en plus faibles

    · Bug 2000: Les professionnels de la santé en congrès du 27 décembre au 5 janvier


    Le Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Rabat-Salé est ''un centre de référence''. C'est ce qu'a affirmé son directeur, M. Omar Cherkaoui, en présentant jeudi dernier le rapport d'activité 1998-1999. Il est fréquenté par 80% de la population de la région du Nord et par 20% de celle de la région du Sud.
    Cet établissement public doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière comprend dix hôpitaux répartis entre 5 communes urbaines de Rabat et Salé et comportant 3.250 lits. Il emploie 6.000 agents (toutes catégories confondues) et assure annuellement plus de 700.000 consultations de malades provenant de toutes les provinces. Plus de 70.000 personnes y sont hospitalisées par an. Le centre constitue également un cadre pour la formation pratique de plus de 5.000 étudiants et stagiaires (dont plus de 150 étrangers) en médecine, pharmacie, médecine dentaire et soins infirmiers.

    Par ailleurs, M. Cherkaoui a déploré le fait que son établissement connaisse une réduction progressive de ses ressources humaines et financières en termes courants et constants et ce, malgré des efforts soutenus de rationalisation de sa gestion. Il a précisé que le budget de fonctionnement accordé annuellement au CHU représente à peine 50% des besoins annuels, alors que les dettes cumulées de la Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale (CNOPS) augmentent progressivement.
    Concernant l'admission des patients au Centre, M. Cherkaoui a précisé que l'établissement ne refuse pas d'admettre les malades mais la pression importante que connaît celui-ci pèse sur la qualité des prestations offertes. Il a proposé la mise en oeuvre de la politique de décentralisation comme solution à ce problème, préconisant le traitement des cas simples au niveau de la région.
    Quant à la prévision du bug 2000, il a annoncé la tenue d'un congrès de tous les professionnels de la santé du 27 décembre au 5 janvier.
    Pour sa part, M. Tahar Alaoui, recteur de l'Université Mohammed V et médecin-chef du Centre National de Santé Reproductrice, a évoqué la faiblesse des moyens financiers destinés à l'équipement et au fonctionnement du Centre, mettant l'accent sur la nécessité du financement du secteur de la santé par un tiers payant.

    Wissal SEGRAOUI (MAP)

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