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Culture

Charles Trenet, “le fou chantant”, n'est plus

Par L'Economiste | Edition N°:961 Le 20/02/2001 | Partager

. Ce poète fantaisiste, reconnu dans le monde entier pour son talent, chantait la vie, les amourettes, le bonheur et la tendresse Charles Trenet, «le fou chantant», est mort dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 87 ans. Il incarnait depuis 60 ans la chanson populaire française faite de fraîcheur et de poésie. Auteur, compositeur et interprète d'environ un millier de chansons, il a contribué dès les années 30 à introduire la chanson française dans l'âge moderne, grâce à la qualité de ses textes et à son talent ouvert à la musique américaine et au jazz. Les générations de chateurs qui lui ont succédé comme Bécaud, Aznavour, Brassens et Higelin reconnaissent en lui un maître. Parmi ses célèbres chansons, l'une de ses plus belles, «la mer», est aujourd'hui encore l'un des grands succès mondiaux de la chanson. En outre, «Douce France» écrite dans les années 40, fut reprise en 1986 par le groupe de rock beur «Carte de Séjour». Né à Narbonne, au Sud de la France le 18 mai 1913, fils de notaire, Charles Trenet manifeste dès son plus jeune âge un goût pour la poésie et le spectacle. Adolescent, il se produit sur la scène du nouveau théâtre de Perpignan grâce au poète catalan Albert Bauzil, qui l'aide à démarrer sa carrière. A Paris où il s'installe en 1933, celui qu'on a surnommé le «fou chantant» rencontre un autre fou de musique, le pianiste Johnny Hess. Ensemble, ils montent un tour de chant en duo. Son service militaire effectué, Charles Trenet revient à Paris les poches pleines de nouvelles chansons. Encouragé par le succès de Maurice Chevalier qui crée «Y'a d'la joie», il se lance en solo. Son talent est rapidement reconnu et ses premiers succès, «La route enchantée», «Boum», «Fleur bleue», «Je chante», «Mam'zelle Clio», rythment, sous le Front Populaire, les premiers congés payés. Après la Seconde Guerre mondiale, «le Fou chantant» se produit sur les scènes du monde entier. Chapeau mou rejeté en arrière, cheveux blonds, un éternel sourire et des yeux bleus pleins de malice: la silhouette de Trenet colle à merveille à ce personnage de poète fantaisiste chantant sans mièvrerie la vie, les amourettes, le bonheur et la tendresse. «L'âme des poètes», «Une noix», «Nationale 7», «Le jardin extraordinaire», «La Java du diable», «Moi j'aime le music-hall», autant de titres parmi bien d'autres qui peignent l'univers coloré et joyeusement surréaliste de celui qui tenta, par deux fois en 1983, d'entrer à l'Académie française. En 1987, Charles Trenet «l'enchanteur» revient sur scène au festival de «Printemps de Bourges», avant de se produire à Paris au Châtelet (1988), puis au Palais des Congrès (1989 et 1993). Il publie deux nouveaux disques: «Mon coeur s'envole» (1992) et «Fais ta vie» (1995). Puis en novembre 1999, alors âgé de 86 ans, il remonte sur scène pour trois concerts à Paris, à la Salle Pleyel. Commandeur de la Légion d'Honneur, Grand prix français des Arts et des Lettres, membre de l'Académie des Beaux-Arts, Charles Trenet est l'auteur de plusieurs romans et d'un volume de mémoires, «Mes jeunes années» (1978). N.B. (AFP)

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