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Economie

Changements climatiques: Un effet domino ravageur

Par L'Economiste | Edition N°:1771 Le 19/05/2004 | Partager

. Dans 15 ans, baisse des rendements céréaliers de 50% en année sèche et 10% en année normale!Le changement climatique? Voilà un sujet à l’ordre du jour partout dans le monde. Détrompez-vous : nous sommes tout aussi concernés que les autres régions. Le Maroc fait partie de ces pays pour qui les conséquences du réchauffement de la planète se font déjà sentir et s’aggraveront dans les années qui viennent. Les projections faites à l’horizon 2020 font froid dans le dos. Il y aura une tendance nette au réchauffement de l’ordre de 1°C, une réduction moyenne du volume annuel des précipitations de 4%, une hausse de la fréquence et de l’intensité des sécheresses dans le Sud et le Sud-Est du Royaume et un dérèglement des précipitations saisonnières. L’eau, au centre des inquiétudes nationales et pour laquelle un plan va bientôt être prêt, est gravement menacée. Tant par les pratiques polluantes que par le changement climatique planétaire. Selon le ministère de l’Aménagement du territoire, il y aura une baisse moyenne des débits des écoulements des eaux de l’ordre de 10 à 15%. Des précipitations concentrées et un envasement accéléré réduiront la capacité des barrages. Le régime des fleuves et des rivières sera à terme déréglé tout comme la qualité de l’eau. L’agriculture n’est pas mieux lotie. Les experts prévoient une baisse des rendements des céréales pouvant atteindre 50% en année sèche et 10% en année normale. Il faut croire que la dégradation des ressources naturelles se chargera d’une grande partie de l’exode rural et ce, sans entrer dans les considérations des impacts du néolibéralisme. Près de 33% de la population et 70% des pauvres vivraient en zone rurale en 2020. La performance de l’agriculture sera encore plus déterminante qu’elle ne l’est aujourd’hui pour les couches sociales les plus défavorisées.L’effet domino sera ravageur: les cycles végétatifs des cultures se raccourciront. Nous ne raisonnerons plus “saisons”. L’activité agricole sur le littoral sera atténuée du fait de la salinisation des sols et des nappes côtières. La zone aride ne se limitera plus au Sud et s’étendra vers le Nord. Pouvez-vous imaginer les régions de Rabat et de Fès incluses dans la zone aride? Impensable…pourtant c’est ce qui risque d’arriver dans pas moins d’une quinzaine d’années. A noter que ces prévisions se font sur la base de la situation actuelle. Si elle venait à empirer, le tableau risque d’être encore plus chaotique. La mobilisation commence à prendre au niveau des acteurs institutionnels. Restent les opérateurs économiques empêtrés dans leur mise à niveau et le citoyen qui, pour l’instant, a la certitude d’avoir d’autres chats à fouetter. M.Kd

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