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Economie Internationale

Brésil: Samba endiablée à la banque centrale

Par L'Economiste | Edition N°:518 Le 31/05/1999 | Partager

· La femme de l'ex-nouveau gouverneur faisait des prévisions très réussies sur les taux de changes!
· Une banque privée avait misé 20 fois son patrimoine...

La banque centrale brésilienne (BC) est au coeur du premier grand scandale politico-financier. Pour le gouverneur Francisco Lopes, économiste de renom, les ennuis commencent le 13 janvier dernier, lorsqu'il prend la tête de la BC, après en avoir été le directeur de politique monétaire pendant quatre ans. Il inaugure son mandat en dévaluant la monnaie de 9%.
La dévaluation catastrophe Salvatore Cacciola, propriétaire de la banque privée Makra, à Rio. Il avait misé 20 fois le patrimoine de sa banque dans des contrats de change à terme, comptant que la monnaie resterait stable. La dévaluation signifie la ruine. Cacciola fonce à la BC, où il demande à voir le nouveau gouverneur Lopes, qui ne le reçoit pas et ne donne pas suite non plus aux interventions indirectes d'amis communs. Mais la banque centrale intervient pour liquider les opérations périlleuses de Marka pour éviter que la faillite de la banque de Cacciola n'en entraîne d'autres.
Sur le principe, l'opération peut se justifier, mais de nombreux doutes planent. Si l'intention de la BC était d'aider une banque à sortir du marché, pourquoi lui permettre le même jour d'envoyer 17 millions de Dollars à l'étranger, alors que cette somme aurait dû entrer dans les actifs de la faillite? Pourquoi, ensuite, la BC lui vend-t-elle des contrats en Dollars à un taux inférieur à celui du marché? En plus de l'aide
nécessaire pour liquider ses opérations, Cacciola reçoit curieusement 130 millions de Dollars supplémentaires. Le 14, le banquier paye ses Dollars à 1,275 (en dessous du cours) et le 18, il les revend à 1,58 Reale en empochant ainsi un bénéfice de 30 millions de Reales en quatre jours! Le 2 février, autre mystère: Lopes est viré de la BC avant même d'avoir été officiellement intronisé gouverneur, sans explication.
Pourquoi Cacciola, un financier qui a trente ans de carrière, a pu prendre un tel risque avec sa banque? Parce que Cacciola faisait confiance à un réseau d'informateurs au coeur de la BC, estime la police. Pour obtenir des informations privilégiées sur la politique monétaire, quatre banques auraient versé chacune une quote-part de 125.000 Dollars par mois. Ces banques ont en commun d'avoir toutes misé de manière insensée sur le maintien de la parité en janvier et ont perdu énormément d'argent lors de la dévaluation, après avoir engrangé des profits exceptionnels au cours des mois précédents.
Encore un autre mystère: Lopes avait fondé Macrométrica, un bureau de consultants spécialisés dans la prévision économique. Lorsqu'il est nommé directeur de la BC, en 1995, Lopes vend ses actions dans Macrométrica, déontologie oblige. Mais c'est... sa femme "Ciça", diplômée en théâtre, qui en devient propriétaire! Sans que personne ne s'en inquiète, cette société a réussi pendant quatre ans à vendre à ses clients des projections de taux de change absolument identiques à ceux adoptés ensuite par la banque centrale! Pour comble, la BC s'était abonnée au bulletin de Macrométrica, vendu 16.000 DH le numéro mensuel...

Christian DUTILLEUX
Syndication L'Economiste/Libération (France)

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