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BMCE-BDM : La phase de réhabilitation de la Banque de Développement du Mali; achevée

Par L'Economiste | Edition N°:62 Le 14/01/1993 | Partager

La BDM SA a tenu son Conseil d'Administration le 7 Janvier 1993 au siège de la BMCE à Casablanca. Elle affiche un bilan positif. Trois ans après sa prise en main par des cadres marocains, l'ex Banque de Développement du Mali est définitivement réhabilitée après avoir frôlé la faillite.

La BDM SA (Banque de Développement du Mali) vient de tenir son Conseil d'Administration à Casablanca sous le signe de la satisfaction. La phase de réhabilitation est achevée. Désormais, la banque est entrée dans une période de développement. A la fin du premier trimestre du présent exercice, entamé le 30 Octobre 1992, les dépôts ont connu une croissance de 15% par rapport à l'égale période du précédent exercice. Pourtant, en Juillet 1989, au moment de la prise en main de la BDM par des banquiers marocains, l'institution se trouvait au bord de la cession des paiements. Trois ans, c'est cette échéance qui avait été fixée pour redresser l'ex-BDM alors première banque du Mali (50% des dépôts), victime d'une gestion laxiste à l'image de la plupart des Institutions Financières Africaines. Aujourd'hui, les responsables de la banque affichent fièrement leurs résultats. M. Mohamed Bennani, appelé à prendre en charge la nouvelle filiale de la BMCE à Madrid, a passé le témoin à M. Mohamed Slaoui, précédemment Directeur du Bureau de représentation de la BMCE dans la même ville. A son départ, l'ex-Directeur laisse à son actif autant d'exercices bénéficiaires que d'années passées à la tête de l'institution. Le dernier exercice a été clos sur un résultat net après impôts de 193 millions de F. CFA, ou un peu plus de 6 millions de Dirhams.

BDM SA revient ainsi de loin. Les études portant sur l'éventuel redressement de la banque tablaient sur des pertes "acceptables" de l'ordre de 550 millions (18 millions de Dirhams) à 600 millions de F. CFA (19 millions de Dirhams) pour les trois exercices prévus dans le programme de redressement. Maintenant, "BDM SA recommence à retrouver sa place au sein du système bancaire malien", indique M. Mahamar Oumar Maïga, Ministre de l'Economie, des Finances et du Plan de la République du Mali et Président du Conseil d'Administration de la banque.

"La coopération Sud-Sud étant le plus grand défi, on nous attendait au tournant", souligne M. Abdellatif Jouahri, Président Directeur Général de la BMCE. Et de continuer, "l'expérience malienne a fait que nous avons retrouvé la confiance. Mais, notre plus grande réussite, l'épilogue la plus heureuse, sera de laisser la banque définitivement relancée entre les mains de cadres maliens en Septembre 1994". En fait, prévue pour trois années, la mission des cadres marocains a été reconduite pour deux ans sur la demande des autorités maliennes. Le nouveau Directeur, M. Slaoui, va continuer dans le sens de la rigueur et de l'agressivité pour ce qui est de la collecte de l'épargne. Parallèlement, seront poursuivies la réorganisation et la formation des cadres maliens appelés à prendre la relève. Cette opération de restructuration, menée de bout en bout par des banquiers africains, est peut-être un début pour une réelle coopération financière intercontinentale. En effet, la restructuration des banques de l'Afrique de l'Ouest, notamment celles des pays de la Zone Franc, a été l'occasion pour certaines institutions françaises de reprendre le contrôle de leurs anciennes filiales. La BDM constitue l'un des rares cas de cette sous-région où le capital a été entièrement repris par des associés africains.

L'Etat malien qui détenait 100% du capital n'en a conservé que 20. Une partie a été cédée à des privés maliens (23%). La BCEAO (Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et la BAD (Banque Africaine de Développement) ont pris chacune 20%. Des institutionnels marocaines, en particulier la BMCE (moitié des participations marocaines), la BCP, la BNDE et la CNCA, contrôlent 17%. Pour l'heure, "le problème de l'augmentation du capital n'est pas encore posé, précise le Ministre malien des Finances. Mais il est certain que le jour où il sera nécessaire, les participations seront davantage ouvertes aux partenaires marocains", continue-t-il. Pour l'instant, d'autres projets de coopération sont en gestation, a révélé M. Jouahri. La création de la banque de l'Habitat du Mali est à l'étude. Par ailleurs, les deux parties sont en train de réfléchir sur la mise en place de structures d'aide aux jeunes promoteurs et aux PME du Mali. Le succès de cette opération de sauvetage a suscité des demandes d'assistance. L'expertise marocaine est sollicitée en République Centrafricaine et en République de Guinée. D'autres pays africains sont aussi sur la liste. Cependant, "il ne s'agira pas de brûler les étapes. Il faut rester modeste et attendre de consolider les acquis", estime le président de la BMCE. La coopération doit maintenant se poursuivre dans le sens de l'intensification des relations commerciales. Cependant, MM. Jouahri et Maïga sont d'accord sur le fait que les échanges se heurtent encore à des obstacles physiques, notamment les transports. "Le travail doit d'abord être mené par sous-région", estiment-ils. Le développement des échanges ne peut cependant avoir lieu sans l'appui d'un système financier sain, sûr et performant.

Alié DIOR NDOUR

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