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Politique

Autonomie du Sahara: Remise des copies au 30 mars

Par L'Economiste | Edition N°:2227 Le 06/03/2006 | Partager

. Consultations avec la majorité et l’opposition. Un grand séminaire du PJD le week-end prochain à Rabat L’idée de l’autonomie dans le Sahara sous souveraineté marocaine est relancée. Cette fois-ci avec l’implication de toute la classe politique, qui a jusqu’au 30 mars pour formuler ses propositions. Délai court. Celles-ci serviront à «enrichir l’offre marocaine» qui sera présentée en avril aux Nations unies. Enrichir et aussi, vis-à-vis de l’extérieur, manifester l’axe sur lequel se fait le consensus politique du Maroc et donc rendre plus fort cet axe. C’est du moins ce qui est ressorti des consultations avec les partis politiques, menées par le duo Mohamed Moatassime, conseiller du Souverain, et Driss Jettou, Premier ministre, vendredi dernier. Cela a démarré par une réunion avec les partis de la majorité. L’Istiqlal, l’USFP, le RNI, le MP, le MNP, le PPS et Al Ahd de Najib El Ouazzani. Le duo s’est ensuite entretenu avec les partis de l’opposition notamment l’UC, le PND et le PJD. Tout cela a été rapide.Le Parlement a été également associé à cette opération puisque Abdelouhad Radi, président de la Chambre des représentants, et Mustapha Oukacha, président de la Chambre des conseillers, ont assisté aux réunions. Visiblement, il s’agit d’impliquer toutes les forces et toutes les institutions. En fait, la gestion du dossier du Sahara marocain a quelque peu évolué. Au lieu de se limiter à une «approche sécuritaire», Rabat, dès l’arrivée de SM Mohammed VI sur le Trône, a évolué vers une méthode participative, plus en rapport avec la démocratisation du pays. Ce qui n’est pas allé sans chocs pénibles, puisque, c’est une règle dans les démocraties, les minoritaires activistes sont toujours plus visibles que la majorité silencieuse. Cet effet-loupe produit des moments délicats, quand des doutes, pourtant opposés, convergent tous vers un même point: «le Maroc -le Trône- tiendra-t-il son Sahara?».Malgré les chaos de la route, Rabat et surtout le Souverain ont tenu le cap, dont les premiers jalons (la régionalisation) avaient déjà été posés du temps de Hassan II. Le 6 novembre dernier, pour le 30e anniversaire de la Marche verte, le discours royal a réaffirmé l’axe, puis ajouté une dose de méthodes: les consultations avec les forces vives de la nation. «Nous avons décidé de consulter les partis politiques, eu égard à leur rôle fondamental dans les grandes questions nationales, pour voir comment ils conçoivent concrètement l’exercice de l’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume et ce, en vue d’affiner la proposition que le Maroc compte présenter à ce sujet». Certains sont avancés dans la préparation de leur copie, en particulier l’USFP qui avait déjà constitué un groupe de travail consacré à cette question. Le PJD et Forces citoyennes (Lahjouji) montent pour le 10 mars un grand séminaire sur la régionalisation. La participation d’ambassades à ce séminaire, fortement soulignée par le PJD, en fait un double événement politique.D’autres formations, comme le RNI, sont paralysées par des luttes internes pour le leadership et auront peut-être du mal à se lancer dans ce travail, à moins que cette tâche justement ne les aide à surmonter leurs crises internes. La gestion du dossier du Sahara marocain continue donc son évolution. En impliquant la classe politique dans sa totalité puis la population locale, le Maroc reconstruit un fondement politique supplémentaire à l’option de l’autonomie. Reste à savoir si cette offre de solution politique sera capable de débloquer le dossier dans la région.


Autres consultations

IL est incontestable que SM le Roi ne compte pas s’arrêter là. Dans le même discours, le Souverain avait en effet annoncé d’autres consultations, mais cette fois-ci avec la population. «Au même titre que les partis politiques, les populations et les élus de la région, notamment les chefs de tribus, connus pour leur expérience et leur sagesse, seront consultés à leur tour pour recueillir leur point de vue sur le projet de mise en œuvre d’une régionalisation avancée et adaptée aux spécificités de cette région», avait dit le Souverain.M. C.

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